07-02-2012 09:47 - Débats à l’Assemblée Nationale : Des ministres déchainés.
Après l’ire du ministre de la communication Hamdi Ould Mahjoub, au cours des débats parlementaires sur un projet de loi relatif à la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA), voilà que son collègue de l’intérieur et de la décentralisation sort de ses gonds et traite sans détours quelques députés de l’opposition de ''menteurs de mauvaise foi dont l’objectif est de créer la confusion et tromper l’opinion nationale''.
Des propos tenus publiquement dans l’hémicycle du Parlement sous les regards moqueurs et visiblement approbateurs des députés de la majorité que les propos peu courtois de Mohamed Ould Boilil faisaient rire au point de se taper des mains.
Avant ça, le Premier Ministre, lors de la présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement s’est aussi emporté face aux députés dont certains ne voulaient pas prendre pour argent comptant les déclarations de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.
C’est devenu habituel, les scènes où les parlementaires, surtout ceux de l’Assemblée Nationale et les ministres du gouvernement s’emploient à des dérapages verbaux qui frisent parfois l’indécence. Mais autant, les premiers doivent le faire avec respect et modération, autant les seconds doivent l’assumer avec responsabilité et sang froid. Et, en cela, aucun ministre ne semble mieux se comporter que les autres.
Pas même ceux de souveraineté dont certains (justice, intérieur et décentralisation, affaires étrangères) sont auteurs des plus mauvaises prestations devant l’Assemblée. Incompétence, mauvaise maîtrise de dossiers ou zèle ? Si pour certains, le Parlement mauritanien semble être l’un des plus bouillonnants de la sous région, ce qui est symptomatique d’une certaine liberté, il est en passe de devenir un cadre où se règlent les problèmes personnels sur la base d’indélicatesse, d’insolence et d’irrévérence. C’est connu, tout excès est nuisible.
