11-04-2012 00:02 - Des centrales syndicales appellent le gouvernement à ouvrir un dialogue social.
Selon Abdallahi Ould Mohamed, dit Nehah, secrétaire général de la Confédération générale ds travailleurs de Mauritanie les écarts entre les salaires en Mauritanie sont énormes, ce qui a engendré des déséquilibres sociaux qui necessitent un dialogue social sérieux et suivi pour être ajustés.
Le SG de la CGTM, qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse conjointe de dirigeants syndicaux a indiqué que les salaires vont de 7 millions d’ouguiyas pour le président de la république à 30 000 ouguiyas pour une certaine catégorie d’employés de la fonction publique.
Nehah a ajouté que plus de 50% de mauritaniens sont des pauvres et selon les statistiques officielles, plus du tiers des mauritaniens sont au chômage. Le secteur minier a poursuivi Nehah, qui représente 75% des ressources du pays, n’emploie que 3% des travailleurs.
Mohamed Abdellahi a, en outre déploré l’absence de tout dialogue social et de toute forme de concertation entre le gouvernement et les centrales syndicales représentatives des travailleurs.
Les écarts sociaux, a conclu, Neha, peuvent être réduits si l’on prend en compte les plateformes revendicatives des centrales syndicales.
Pour sa part, le secrétaire général de la CNTM, Mohamed Ahmed Ould Salek que le pays connait d’énormes difficultés d’ordre social et économique qui ont engendré un baisse du niveau de vie des populations aggravé par la hausse croissante des prix des denrées de consommation de base et la stagnation des salaires.
Le SG de la CNTM a exprimé son espoir de voir les pouvoirs publics prendre en considération les revendications des travailleurs soumises par les deux centrales. « Au cas où il n’y aura pas de réaction positives en ce sens, « le gouvernement doit assumer ses responsabilités pour l’avenir », a-t-il conclu.
