16-05-2012 09:29 - L’éditorial de La Nouvelle Expression : L’esclavage aux cimetières soninko

L’éditorial de La Nouvelle Expression : L’esclavage aux cimetières soninko

« Cette abomination humaine se pratique jusqu’aux cimetières dans la communauté soninké ». C’est ce que nos contradicteurs utilisent contre nous depuis notre sortie concernant l’affaire Biram. Essayer de justifier une ignominie par une autre. Une farce de mauvais goût qui ne peut et ne doit nous distraire.

Toutefois, la géographie du pays soninké est connue. Alors, qu’on nous dise où, exactement, ces pratiques sont encore en cours ? C’est lâche de vouloir réduire le débat à des mystifications.

Des amis, en voulant s’en prendre à ma communauté (les Soninko) avec des mensonges grotesques, acceptent maladroitement l’existence de l’esclavage en Mauritanie, chose que le régime qu’ils défendent a toujours nié. Pourquoi ne comprennent-ils pas qu’aucune communauté et société ne doivent être pardonnées dans leur action de favoriser l’injustice ? Encore des mensonges. De la fuite en avant. Du ridicule.

Et quoi encore, quelle autre hideuse affaire pour justifier l’injustifiable dans nos sociétés ? A supposer même que la société soninké soit esclavagiste comme les autres sociétés de ce pays, en quoi cela résoudrait-il les problèmes soulevés dans notre papier concernant cette pratique ? Il aurait été plus seyant et plus sensé de nous critiquer pour avoir défendu cette société pour cette pratique ? Si pratique il y a !

Nous demandons à nos contradicteurs ou détracteurs de positiver et, comme nous, de dénoncer les tares de nos sociétés ; d’arrêter, dans ce pays, de s’abreuver à la source boueuse de l’hypocrisie et de la calomnie ; de penser réellement au malheur de ces sous-hommes. Notre souci n’est pas de défendre qui que ce soit mais de poser le débat. Dire la vérité, rien que la vérité. Et de jurer pour ça. C’est dire que la polémique alimentée par le mensonge – sport favori de certains – ne nous guide pas ; ne nous guidera pas.

Notre liberté d’appréciation se mesure dans notre acceptation de la liberté de critique des autres, surtout si cela épouse les contours de l’objectivité. Loin des justifications par l’absurde. Mais quand les détracteurs ne font que verser dans la subjectivité, dans l’à-peu-près et le flou intégral, pour débattre d’un sujet aussi important que l’esclavage en Mauritanie, nous leur disons d’emblée que cela nous déçoit. Car nous estimons que notre personne n’est pas le débat.

Le débat c’est la Mauritanie, l’avenir de ce pays comme un pays civilisé, d’égalité et de droit. Et pour ce faire, aucun autre pouvoir que celui du peuple ne peut et ne doit exercer sa mainmise ; surtout pas le pouvoir des féodaux, qui doit être combattu...

De la source à la situation du phénomène de l’esclavage dans notre pays, Biram a secoué le cocotier et le Cheikh Ahmed Elhady vient de donner l’espoir à tout un peuple. Ce cheikh, par son courage, pose la problématique de l’universalité de l’Islam. Il n’y a pas d’Islam mauritanien. Il n’y a qu’un Islam, la religion du monothéisme pur qui est contre toute inégalité entre les hommes.

L’esclavage. Le débat est plus que jamais posé. Aucune dérobade n’est possible. La source (des livres) idéologique légitimant et réglementant ce phénomène est passée au feu par Biram. Son acte a pris de court tout le monde et chacun y va de son analyse et de sa compréhension mais, incontestablement, une mise à jour de la vision des jurisconsultes des siècles passés du rite malékite sur un sujet aussi grave que l’esclavage s’impose. C’est ça le débat et pas autre chose ; et les Mauritaniens ont besoin de ça.

Il reste que, malheureusement, par des prises de position ou le silence incompréhensible de certains de nos érudits, fait que ceux-ci sont, pour tout le moins, disqualifiés ; ces ulémas étant devenus des haut-parleurs des différents régimes qui se sont succédé dans ce pays. Des régimes qui semblent plus desservir la bonne morale humaine et qui sont pourtant magnifiés et soutenus par certains de nos ulémas.

La Mauritanie, notre pays, a besoin de nous. Cette Mauritanie, qui nous a tout donné, est plus que jamais menacée dans son existence. Rien que pour cela, le bon sens recommande de ne point jeter l’huile sur le feu ; le bon sens veut que tous, nous libérions la Mauritanie des démons de la honte, de l’inégalité, de l’injustice, de l’exclusion….

Nos communautés, nos tribus doivent être « une » et indivisibles dans la justice et l’équité. En les triturant, en les instrumentalisant, en les montant les unes contre les autres, les pouvoirs publics soufflent inconsciemment sur les brindilles de ce feu qui a longtemps couvé. Que DIEU nous préserve des lendemains qui chantent mal.

Seydi Moussa Camara

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Commentaires (29)

  • Farica (H) 21/05/2012 00:24 X

    OU EST BAROUDE?

  • c.debeker (H) 20/05/2012 12:13 X

    En lisant les differents commentateurs force est de constater que decidement le peuple mauritanien par son elite commence a sortir de la longue torpeur qui la toujours caracterisee.

    En ce 21eme siecle la mauritanie ne peut en aucun cas s’en orgueillir de la place qu’elle occupes sur le plan civilisationnel dans le concert de nations. Honte a nous de se declarer moderne car les partiques avelissantes cour encore les rues dans notre pays. il est donc connu que chez nous l exploitation honteuse que fait montre une partie du peuple a l’encontre de l’autre partie est immanente a la nature meme d’une frange de la communaute nationale. l esclavagisme est entre dans les moeurs de la population negro-africaine par l’entremise de la population arabo-berbere.

    loin de moi a chercher a culpabiliser une communaute au profit d’une autre et exacerber les tentions ethniques mais vues les realites actuelle, il incombe donc a ceux qui nous dirigent aujourd hui et je n’aurai pas froid aux yeux en disant la communaute arabo berebere, de faire de leur mieux pour mettre en place des bonnes politiques abolitionnistes, les vraies et non complaisantes car il leur revient au premier degre de reparer le tort commis a l’ encontre de l’humanite. l’histoire leur en sera gre.

    Taisons donc nos querelles partisanes,regardons tous dans la meme direction enfin d’etre compatibles avec ce que nous recommande l’islam: tous les hommes sont egaux sur cette terre des hommes.

  • Elwatani70 (H) 18/05/2012 16:14 X

    ya pa d'esclave que celui qui veu l'etre, rien ne reste de tou ca, le seul fait est que nous somme toujour depandant de quelqu'un de pres ou de loin de nos jours. mai on ne peu plus forcer quelqu'un a travailler san contre partie.

  • mohamedboilil (H) 18/05/2012 15:12 X

    Bravo monsieur Camara. Nous ne sont pas dupes. Nous connaissons bien que les problèmes qui existent parmi les noirs et qui sont réels n'ont rien à avoir avec le problème de l'esclavage des hratines. Ceux qui font ça essaient de noyer le poisson.

    Par aileurs, j'aimerais vraiment savoir où on peut trouver la thèse de Abdoulaye Diagana. Vous me donnez envie de le lire vu que le monsieur il est courageux et machallah très intelligent et rigoureux. Si quelqu'un me donnait l'information je sera très content et recnnaissant.

  • bilalsahibnabi (H) 18/05/2012 07:39 X

    En conclusion de cet article interéssant et de tous les commentaires, qu'on soit maurs, halpulars, soninkés ou wolofs, soyons musulmans civilisés, liberons et oeuvrons pour la liberté de tous les esclaves en mauritanie.

    Wasalam

  • assounni (H) 17/05/2012 15:25 X

    Oui cher frère des communautés négro-africaines: peul, toucouleurs, Sarakolés et wolof, l'esclavage est un fait historique réel. Et c'est un crime. Mais l'esclavage faisait partie d'une réalité sociale chez les Maurs aussi bien que chez les AUTRES ETHNIES DU PAYS. On ne le répétera jamais assez. C'est un fait historique rien ne sert de le nier, tout comme d'ailleurs le système de caste, qui fait des forgerons, tisserands, esclaves etc des intouchables et des sous-hommes. Quand chez les Maurs le mariage est possible entre castes "inferieures" et "supérieures", chez les autres ethnies, c'est impossible.

    Je connais une histoire réelle et je ne donne pas de noms. Un émigré revient chez lui dans la vallée du Fleuve, il a amené avec lui toutes ses économies gagnées après de longues années de labeurs. Il veut construire une belle maison et profiter de la vie. Mais la réponse du chef du village est catégorique, c'est un esclave et il ne peut étaler sa richesse à l'intérieur du village. L'épilogue : il a été banni du village. Et à ce jour on aperçoit de loin sa maison à quelques kilomètres du village.

    Cher frères, les mots: matoudou, kome, et diam sont bien des mots qui signifient quelque chose en peul, sarakolé et wolof, respectivement. Ces mots signifient simplement esclaves. Chez les Maurs l’esclave qui a été affranchi : s’appelle her. Et il est strictement interdit par la religion de l’appeler esclave. Son rang social est beaucoup plus important que les lahma, homes n’ayant jamais subi l’esclavage et qui s’occupent exclusivement de l’élevage des animaux. Le rang de l’affranchi est supérieur à celui du forgeron etc.

    Dans les autres ethnies il me semble que le vocable esclaves colle à la peau et désigne tous ceux qui sont de rang social "inférieur", dans le système de castes.

  • Malouma Tokselle Diawara (F) 17/05/2012 15:07 X

    Chers commentateurs,
    Je suis particulièrement étonnée par le niveau de vos commentaires, à croire que vous avez lu en diagonal le texte de Monsieur Camara qui a pourtant le mérite d’être claire et de poser les vrais problèmes. Rien ne sert en effet, de lancer la pierre aux voisins Soninke ou Toukouleur, le problème de l’esclavage et des inégalités ethniques est une réalité en Mauritanie alors essayons tous en tant que citoyens de contribuer à un débat sincère pour éradiquer ces maux qui minent notre société.

    Que les sociétés Soninké ou le Toucouleur soient des sociétés hiérarchisées où les castes existent toujours, sur le papier j’ai envie de dire, nul ne met en doute cela. En revanche, les descendants d’esclaves qui ne sont reconnaissables que par leurs patronymes pour certains (pour d’autres cette distinction n’existant pas) jouissent de leur plein droits d’hommes libres acquis au fur à mesure des années ne fait également aucun doute, il suffit de regarder autour de vous.

    Je vous fais ici l’économie des différents facteurs socio-économiques qui ont amené à cette égalité de fait. Donc nul besoin de se référer aux écrits de M. Diagana. Mais je constate malheureusement une profonde méconnaissance de vos compatriotes, et je ne serai pas étonnée que certains d’entre vous ne connaissent de vos compatriotes soninkés ou toukouleurs que les clichés véhiculés dans une société profondément cloisonnée.< br>
    Avez-vous déjà passé une journée dans un village soninké ou toukouleur ? Avez-vous déjà assisté à un mariage ou un baptême chez un vos amis négro-mauritaniens (si par le plus grand des hasards vous en avez un) ? ce constat est vrai également chez les soninkés ou toukouleurs qui ne connaissent pas forcément les us et coutumes de leurs compatriotes arabo-berbères, mais cette méconnaissance est moindre du fait d’une plus grande visibilité de la composante maure dans les médias nationaux (télévision, radio et presse écrite).

    Quand je lis l’analyse du nom Camara/Kamara par un commentateur, je suis stupéfait par l’ignorance, savez vous Monsieur ou Madame que le Soninké n’est qu’une lange orale c’est seulement dernièrement qu’il a été écrit grâce alphabet latin, une différence d’orthographe ne peut donc avoir aucune signification !!!!

    Côtoyer vos concitoyens et vous verrez que vous apprendrez plus sur vous-même et votre pays que dans tout écrit et ainsi vous serez à même de participer à l’édification d’une nation dont nous sommes tous l’avenir.

  • assounni (H) 17/05/2012 14:33 X

    Pyranha, toujours aussi violent, aussi sectaire, mais aussi raciste que ton habitude. Continues sur cette voie et ton âme n’aura jamais le salut.

    Dans ta diatribe violente tu n’épargnes personne, pas même « tes frères de peau ». Et comme la vérité a commencé à jaillir quand certains ont brisé le silence et reconnu l’existence des inégalités au sein des autres ethnies du pays, tu n’as pas hésité à les sermonner pour qu’ils reviennent à l’ordre de l’omerta.

    Cette espace gagnerait en sérieux en l’absence de tes commentaires. Les personnes comme toi sont d’un apport très négatif pour le rapprochement des communautés de ce Pays. La violence crée la violence et l’extrémisme des membres d’une ethnie trouvera toujours sa réplique.

  • hamewarga (H) 17/05/2012 13:06 X

    J'ai l'impression que certains s'écartent de l'essentiel en rabaissant le débat et en versant encore une fois dans l'hypocrisie qui a toujours prévalu au sein de la communauté negro africaine; Reconnaître que l'esclavage existe chez les negro ne peut en aucun cas dédouaner le Beydane et vice versa ; au contraire tout celui qui a pratiqué ou continue de pratiquer l’esclavage doit se sentir coupable d'un péché abject et immoral

    A mon humble avis l'esclavage que vit les haratins aujourd'hui et en grande partie lié à leur conditions économique; la majorité d'entre eux préfèrent vivre aux côtés de leurs maîtres qui leur procurent biens et sécurité ; les maître et les nantis en profitent pour les traiter comme des esclaves. Mais qu’en est il des negros qui aujourd’hui sont en majorité économiquement indépendants grâce à une certaine administration; Pourtant ces derniers se considèrent tous victimes d'humiliations morales et psychologiques car chaque jours à chaque instant et en tout lieu la communauté vous regarde d'en haut en vous rappelant que vous êtes des sous hommes différents des autres. Imaginer la frustration existentielle qu’un enfant subi quand on lui fait subitement découvrir qu'il est inférieur à un autre enfant ?

    C’est avec cette attitude dégradante, qui se passe tous les jours, toutes les heures et toutes les secondes dans nos familles que se battent les enfants des esclaves negros. L'esclavage n’est pas seulement physique , il est surtout moral, c'est d'ailleurs à cette dimension que s'attaque la nouvelle loi criminalisant l'esclavage en Mauritanie.

    Par ailleurs à ceux qui disent que l'esclavage n'existe pas chez les negros africains , je leurs dis qu'ils ignorent la société , car quelle famille aristocratique du Fouta n’utilise au moins deux jeunes filles "Korgel" dans leurs maisons à Nouakchott. Faites un tour dans les maisons negros, jeter un regard dans les cuisines, vous y trouverez des filles qui sont là du matin au soir, sans salaires et certains au risque de ne jamais se marier.

    S'agissant de l’héritage, jusque dans un passé très récent, chez moi, quand un père disparaît, les maîtres negro venaient récupérer les ânes, les vaches et certains emportaient même les épis de mil laissant les orphelins à la charge d'une veuve dépouillée

    Nous sommes tous responsables de cette situation, mais ce qui importe à mon avis c'est que les intellectuels reconnaissent que cette pratique qui est grande partie une mentalité existe encore malheureusement chez nous negro et qu'il est temps de la combattre avec courage lucidité et surtout sincérité. Car nous constatons que certains écrits ou film au lieu de la dénoncer, continuent curieusement de présenter les sociétés esclavagistes negro comme des modèles de société qu'ils croient encore enviables alors qu'ils devaient être détestés et tus, car honteux, inhumains, dégradant et anti Islamic

  • salomon3 (H) 17/05/2012 12:20 X

    Je crois qu'il vaut mieux rester objectif et sérieux dans un débat aussi important. Je n'ai jamais parlé de l'esclavage ni comparé ce qui se passe chez les uns avec ce qui se passe ailleurs. J'ai juste apporté une précision concernant le sujet des inégalités dans certaines sociétés africaines.

    La thèse de Abdoulaye Diagana a bien étudié les inégalités dans la société soninké qui est très hiérarchisée. On ne peut pas nier ça. Mais on ne cherche ni à comparer avec autre chose ni à atténuer ce crime abominable qu'est l'esclavage.

  • moussarim (H) 17/05/2012 11:52 X

    pyranha, merci de relire ce que j'ai écris. Je n'ai pas dit que ce qui se passait dans nos sociétés c'était pareil partout, non. J'ai parlé d'une thèse qui a été reconnue comme un apport important à la connaissance du fonctionnement de certaines sociétés, c'est tout. J'ai pensé que c'était plus sérieux que des discussions qui ne sont fondées que sur des appréciations personnelles.

    Il y a des inégalités dans la société poular, soninké... mais j'ai bien dit que personne ne travaille par la force et gratuitement pour quelqu'un d'autre, personne n'est privé de sa liberté, personne n'est privé de son héritage. Donc on ne peut pas comparer ça avec ce qu'on voit chez les autres. On est d'accord sur ça au moins.

    Je crois qu'il faut que les chercheurs s'expriment sur ce sujet, c'est pour ça que j'ai parlé de la thèse de Abdoulaye Diagana. Voilà.

  • jojo10 (H) 17/05/2012 10:19 X

    Assouni, la même chose existe chez les peuls de la vallée (les jom leydi), chez les maures (allez essayer de vous installer dans les oasis ou même essayer de puiser de l'eau d'un puits, ou vous installer près d'une batha sans permission. Il y a des pratiques qui sont condamnables et qui sont dans nos socétés depuis des siècles. vouloir dire que c'est propre à une seule communauté sans les autres c'est être de mauvaise foi et mentir de façon honteuse.

    Concernant la thèse de Abdoulaye Diagana, ce monsieur est quelqu'un de rigoureux et d'hônnete. ça m'étonnerait vraiment qu'il compare les inégalités dans les sociétés peules et soninkés avec ce qui existe dans la société maure. Chez les peuls et les soninkés nous sommes d'accord pour dire qu'il y a des inégalités. Mais on ne vent pas des personnes, on ne les prive ps de leur héritage, on ne les fait pas travailler gratuitement, on ne les maltraite pas. Alors que tout ça existe chez certaines tribus en Mauritanie encore aujourd'hui.

    Il ne sert à rien de vouloir le nier. Mais il ne sert à rien aussi d'insulter tous les maures et de vouloir les condamner.
    Pour finir, je demande à ceux qui ont la thèse de Abdoulaye Diagana de bien vouloir nous la résumer si possible. Parce qu'une thèse c'est du sérieux, c'est un travail scientifique, ce n'est pas comme des discussions de salon avec des gens qui parlent de choses qu'ils ne maitrisent pas.
    Salam

  • assounni (H) 17/05/2012 09:30 X

    Ko min, je persiste. Chez nos frères des communautés Toucouleurs, Peuls, et surtout Sarakolée, le système de caste trouve son plus grand épanouissement. La féodalité y est reine : savez-vous ce qu’on dit au sujet de la propriété terrienne : les terres appartiennent à Soumaré. Exploitez la terre le temps que vous voudrez, mais vous n’en pouvez jamais en être propriétaire. Sa propriété revient toujours à la féodalité sarakolée.

  • pyranha (H) 17/05/2012 08:50 X

    moussarin et salomon3 vous semblez vous éloigner du vrai débat. Quelle que soit l'approche du soninké, du poullar ou d'une autre composante de la RIM sur l'esclavage ,vous n'allez pas comparer ce que font les maures sur les haratines à d'autres entités et s'il vous plait, je vous rappelle tjrs que c'est sur l'islam que s'est justifiée ces pratiques esclavagistes.

    où allez vous voir des negros prendre leur semblables comme des animaux de trait à vendre ,échanger ,maltraiter ou à "animaliser"? voyons soyez lucides de recentrer le débat sur l'essentiel.

  • pyranha (H) 17/05/2012 08:43 X

    Ce assounni doit être un vrai déficient mental C ou K ces lettres sont elles du vocabulaire français ,soninké ou maure?

    voilà que de jour en jour on comprend tes limites morales et intellectuelles .Mieux vaudrait te barrer des cridémistes avant que tu ne les contamines de tes idioties.

  • salomon3 (H) 16/05/2012 20:00 X

    Moussarim,
    j'ai eu la chance de lire la brillante thèse de Abdoulaye Diagana grâce à un professeur de l'université d'Hyderabad (Andhra Pradesh, Inde). Je confirme que Abdoulaye Diagana y a montré avec brio comment les notables et l'administration travaillaient ensemble pour garder le contrôle du pouvoir en excluant les classes les moins favorisées. Il y démontre que la naissance joue un rôle déterminant.

    C'est une thèse qui mérite d'être connue surtout par les temps qui courent.

  • Ko min (H) 16/05/2012 19:10 X

    assounni, arrêtes de voir le flou partout. Ta question n'a aucun sens. C ou K c'est juste une erreur administrative. Tu sais mieux que moi, l’administration a foutu pas mal d'erreurs sur les papiers de la grande majorité des mauritaniens.

  • moussarim (H) 16/05/2012 18:59 X

    C'est très sensé. Il ne sert à rien de dire des mensonges sur des gens qui ne sont pas responsables de certaines situation. S'agissant de l'inégalité, la société soninké est comme la société halpoular, comme les wolofs, comme les maures. Mais personne ne peut dire que l'esclavage existe chez les soninko, si on considère l'esclavage comme manque de liberté, de ses propres biens ou travailler gratuitement pour quelqu'un. Il y a beaucoup de soninko qui sont contre l'organisation de la société soninké.

    Ici à Montreal, un de mes profs m'a parlé de la thèse de doctorat de Abdoulaye Diagana de kassataya soutenue en France sur la société soninké. Il m'a dit que Diagana y a montré dans son travail les inégalités chez les soninko pour la gestion du territoire et du pouvoir public. Mon prof dit que Diagana a pris des positions courageuses sur une société à laquelle il appartient.

    J'avoue que je n'ai pas lu cette thèse mais j'étais heureux de savoir ça. Donc bravo aussi à Mr Camara et à tous ceux qui osent courageusement dire non à l'injustice.

  • assounni (H) 16/05/2012 18:21 X

    Monsieur Camara,
    c'est en vain d'essayer de noyer le poisson dans l'eau. Cette pratique abjecte qu'est l'esclavage a existé dans toutes les ethnies du Pays, aussi bien chez les Maures, que chez les toucouleurs, peuls et Sarakolés. Chez les negro-africains c'est pire. Là le système de clans est immuable!

    Camara, pouvez-vous me dire pourquoi votre nom s'écrit avec un C et non un K. Je vous reponds tout de suite les Kamara avec la lettre K sont DES GUERRIERS et donc plus "NOBLES", que ceux dont les noms s'écrivent avec un C.

    Jugez-en par vous-mêmes chers lecteurs.

  • abraham (H) 16/05/2012 15:39 X

    Ceux qui parlent souvent de l'esclavage chez les négros africains chechent en fait non pas à éradiquer ce probleme mais à élargir l'infamie pour affaiblir son éxistence: "vous aussi vous faites la même chose" n'est pas une solution à un probleme mais la tactique du partage de la honte afin que chacun se taise sur les forfaits des autres.

    L'esclavage en RIM éxiste et est illégal car il est le resultat des razzias maures chez les noirs et des guerres inter ethniques entre groupes et émirats noirs .

    Tous les captifs étaient generalement musulmans au moment de leurs captures. Tous ces esclavagistes ne sont que des crapules du moyen âge, maures ou négro africains.

  • ouldelhartani (H) 16/05/2012 13:47 X

    Je croix que les vrais acteurs de cet esclavage que nous subissons jusqu’à présent, sont les maures, les poulars et les soninkés. Toutes ces communautés ont eu assez du temps pour regretter cet abominable pratique envers leurs supposés frères haratines et esclaves.

    Maintenant qu’ils n’ont envoyé aucun signal de regret ou de volonté d’arrêt et que les haratines et esclaves ont prit leur destin en mains, il ne reste à ce communautés que d’essayer de sortir avec le minimums des dégâts en demandant pardon et en respectant notre intelligeance qui nous montrent que vos débats et vos accusations les uns contre les autres ne concernent en rien.

  • hamewarga (H) 16/05/2012 12:55 X

    Il est difficile de mesurer toute la portée de l'engagement de Moussa Camara si l'on ne connait pas la Société Soninké. Cette communauté à laquelle appartient Camara est l'une des communautés les plus complexes qui a calqué son mode de vie et de pensée sur la civilisation Maure pour ne pas dire "Malekite". Dans cette communauté l'esclave est un intouchable, qu'on enchaine dans ses gestes, dans sa mentalité et dans sa croyance; il n'a pas droit au culte.

    C'est à ce titre que salue le courage et l'engagement désintéressé et totalement moral de Moussa. On pouvait s'attendre à une telle lueur de tous les côtés sauf du côté des Soninkés du Guidimakha et encore moins d'un Camara.

    Je ne peux m'empêcher de vous encourager, même si je sais pertinemment que le niveau d’éveil et de lucidité que vous avez atteint n'a pas besoin de mes petits encouragements.

    Merci pour l'histoire, merci, pour l'humanité et merci pour l'Islam

  • IbriKossam (H) 16/05/2012 12:07 X

    FELICITATIONS MR Camara. Biram, Encore, Toujours Biram et nous avec lui contre les racistes, les esclavagistes, les feodaux, les complexes de tout bord et tous ces hypocrites.

    Oui merci aussi a ce maure Elhady, Elhamdoullilah que notre mauritanie n'est pas entierement faite d'hypocrites. Ce qui veut dire que c possible de se debarasser des hypocrites arabes et noirs mauritaniens. Incha allah

  • madiba1 (H) 16/05/2012 11:26 X

    Bravo et merci Camara,
    Ton papier est clair, limpide et précis. Tu mérites un bol de "fondé" avec beaucoup de lait caillé. Tu peux déjà le prendre avec Mamadou à l'IFM. La commande a été passée.

  • pyranha (H) 16/05/2012 10:32 X

    Mr Camara,
    vous êtes une véritable valeur dans tous les cas le trio BIRAM - CAMARA - CHEIH AHMED EL HADY changera inévitablement la donne absurde en RIM. Le problème de ces fous qui comparent l'esclavage maure qui opprime, aliène les biens d'autrui ,sequestrent les biens de l'orphelin , fait le zina avc la supposée esclave et le tout sur le dos de l'islam!!

    aucune communauté negro africaine ne s'adonne à ces sauvageries sous le seau de l'islam.

    Donc Mr Camara n'écoutez surtout pas ces hypocrites qui ne croient qu'aux vertus du bien matériel et l'exploitation de leurs semblales.

  • souleymane5 (H) 16/05/2012 10:13 X

    Merci Monsieur camara ,que la vérité!

  • elfihiri (H) 16/05/2012 10:11 X

    Je reprends. Dommage que tu ne sembles avoir visé ici, dans ces considérations, que les "pouvoirs publiques". Sans cela, elles auraient revêtues un un certain aspect d'universalisme. Merci.

  • bibigalle (H) 16/05/2012 09:54 X

    Visiblement on a appuyé là où ça fait mal... Qu'est ce que ça fait pour une communauté d'être la seule (à tort) indexée pour la pratique de l'esclavage? Eh bien monsieur ydi Moussa Camara, ce qui vous fait réagir si violemment, la commuanuté Maure le subit depuis très longtemps.

    L'histoire de l'esclavage dans le mileu Soninké est une réalité. Il faut au contraire lutter contre au lieu de se voiler la face. Je suis de votre avis qu'une abomination ne doit justifier une autre, mais on ne doit pas non plus être séléctif à ce point dans la dennonciation des abominations.

  • mauro (H) 16/05/2012 09:51 X

    Excellente analyse, et maintenant au boulot mes chers compatriotes.