25-05-2012 07:00 - Le temps des radios libres…
La Radio Nouakchott- FM, détenue, par notre confrère Cheikhna Ould Nenni vient de se lancer dans les ondes. Une diffusion expérimentale, pour le moment, en attendant, de peaufiner la grille des programmes sur laquelle s’attèle d’ores et déjà l’équipe de journaliste qui s’est constituée pour et y travaille d’arrache-pied.
C’est la seconde Radio après celle de Mauritanid-FM. Celle-là qui a fait son baptême de feu, en parallèle avec la série de manifestation de la Coordination de l’Opposition Démocratique.
La couverture de ces événements a été faite, il faut le dire, par beaucoup d’amateurisme et un parti-pris non feint. ‘
’ Heureusement, béni soit Allah, s’écriait un journaliste de cette radio, lorsque la police a dispersé le premier sit-in nocturne de l’opposition.’’ ‘’ Al Hamdou li Allah, personne ( aucun manifestant de l’opposition, ndlr) n’est restée dans la place, se félicitait ce journaliste qui était en charge de la couverture des péripéties de la manifestation.
Cheikhna Ould Nenni a certes une longue expérience dans la presse privée. Débarquant en 1994 dans l’univers de la jeune presse indépendante, un espace saturé ou presque par des journalistes et de plumes remarquables, l’homme a su, tout de même, s’imposer à travers son journal Nouakchott Info, Groupe de Presse MAPECI qui enfantera par les quotidiens, Nouakchott-Info et Akhbar Nouakchott en arabe.
Avec l’expérience radiophonique Cheikhna revient, lui-même, pour gérer de près cette entreprise. Il a mis le paquet, au moins sur le plan technique, avec une qualité de son distinguée, fruit de l’investissement qu’il a fait dans un équipement de pointe, commandé exclusivement du marché européen. Il est attendu, toutefois, sur l’aspect professionnel. Un professionnalisme qu’il a pu, certes, gagner à la presse écrite, dans une époque beaucoup plus difficile que le contexte actuel.
