19-07-2012 06:39 - Boghé, la participation des femmes dans les structures de gestion des affaires communautaires. [Rep. Photos]
Cette session de formation a eu lieu à Boghé, l’initiative émane de l’UNFPA (fonds des nations unies pour la population).
C’était aussi, en présence du Hakem mouçaid de Boghé, du directeur de la coopération et du suivi évaluation au ministère des affaires sociales de l’enfance et de la famille(MASEF) et Madame Lo Khadijetou Cheikh.
Le Hakem mouçaid du département de Boghé a mis l’accent sur l’importance de cette formation ; invitant les séminaristes à mieux profiter de cette rencontre salutaire.
Lui, succédant Madame Lo Khadijetou Cheikh (chargé du programme Genre) a dit : « C’est avec un grand plaisir que je participe à nouveau, au nom de l’UNFPA à la session de
cette formation sur l’importance de la participation des femmes dans les structures de gestion des affaires communautaires ».
Comme vous le saviez, la promotion de la participation de la femme, et la promotion de leurs droits, constituent une priorité pour le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), qui opère d’avantage dans le sens d’un recentrage des ses actions vers l’atteinte de l’Agenda de la CIPD et l’atteinte de l’OMD5 relatif à la réduction de la mortalité maternelle. La promotion de l’égalité des sexes et le respect des droits des femmes en termes de participation et de concertation est un préalable à prendre en compte pour l’atteinte des ces objectifs.
Je tiens à nouveau au nom du Représentant, à vous renouveler l’engagement de l’UNFPA à apporter son appui au Gouvernement mauritanien, pour relever les défis liés à l’insertion correcte des mauritaniens rapatriés de sorte à ce qu’elles vivent dans des conditions descentes, en parfaite cohésion sociale avec les populations d’accueil..
Les mentalités et attitudes sociales ne sont pas immuables et nous devons absolument faire en sorte à renoncer aux considérations et pratiques qui constituent un frein au développement d’une culture du respect des droits de tous à participer équitablement au développement du pays. Les statistiques ont montré que les femmes représentent plus de la moitié de la société. Nous devons donc comprendre qu’on ne peut pas espérer un développement en laissant en marge plus de la moitié de la société.
Les raisons culturelles et religieuses mises en avant chez certaines communautés pour justifier le maintien de la femme dans une situation de marginalisation, tend à disparaître fort heureusement avec l’engagement des hommes leaders communautaires et des religieux qui n’hésitent plus à démontrer que ces considérations n’ont aucun fondement religieux et qu’elles sont contraires aux valeurs de l’Islam.
Mesdames, Messieurs,
Nous tenons à vous féliciter pour les efforts réalisés depuis les dernières sessions de formation sur « Genre et développement » de matière générale. Les efforts pour mettre en application les engagements pris ensemble depuis lors par les différentes communautés que vous représentez ici sont réellement visibles et se traduisent par votre présence massive aux différentes rencontres et l’intérêt accordé à ce genre de rencontre.
Je vous réitère enfin, l’engagement sans faille de l’UNFPA à soutenir ces efforts louables et appelle tout autre partenaire ou bonne volonté à rejoindre cet élan pour que l’atteinte des OMD (3 et 5) puisse se traduire en réalité en Mauritanie d’ici l’horizon 2015.
Je vous remercie.
Rappelons que les bénéficiaires de cette formation de quatre jours viennent du Trarza et du Brakna.
Et ces séminaristes, une quarantaine sont des femmes leaders communautaires et des présidents des structures communautaires et des hommes responsables des structures communautaires.
Ils sont issus de 5 sites du Trarza et 5 sites du Brakna soit au total 10 sites des rapatriés ce qui en gros 20 villages concernés.
Encadrés par une équipe Mr Malal Samba Guisset (formateur et spécialiste) et Mr Habib Thiam (prévention des conflits et renforcement de la cohésion sociale).
Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP au Brakna Le Véridique.
