25-12-2012 20:35 - Des acquis réalisés par le ministre de la communication qu’il est humble de reconnaître.
L’année 2012 prend fin dans une semaine avec l’obtention de la presse indépendante d’un dispositif de lois ayant permis l’autorisation de plusieurs radios et chaines de télévision, ainsi que l’abrogation de l’emprisonnement des journalistes suite à des délits de publication, qualifiée de mesure appréciable et de grand acquis pour les hommes du métier, auparavant exposés aux arrestations au moindre dépassement ou à la première plainte introduire par des accusateurs.
L’année qui touche à sa fin a vu également l’imputation de 200 millions ouguiyas des fonds propres de l’Etat comme appui à la presse indépendante, lui ayant permis de bénéficier efficacement des effluves de ce soutien pendant les 12 derniers mois.
Ces deux acquis constituaient des revendications de la presse depuis sa création, mais la régression des systèmes et son manque de respect aux médias, pour ne pas dire son mépris, avaient conduit à sa négligence absolue.
En effet, aucun ministre de la communication avant l’actuel locataire Me Hamdi Ould Mahjoub n’avait osé posé ses doléances dont il a, malgré les critiques de certains, le mérite d’avoir défendu avec toute la détermination nécessaire l’espace médiatique, soulevant constamment ses défis et ses ambitions. En toute honnêteté, le ministre Ould Mahjoud n’était pas de cette lignée de personnalités égarées qui ont choisi de vivre dans des HLM ivoiriens, se contentant de laisser le département patauger dans ses problèmes et différends, qui l’ont souvent empêché de progresser de l’avant.
Me Hamdi était tenace de lever tous les obstacles et d’ouvrir son bureau et son cœur à tous, sans souci des cris de celui-ci ou des aboiements de celui-là , comme dit l’adage « les chiens aboient, la caravane passe » ou comme dit Allah « l’écume disparaît subitement ; ce qui est utile aux hommes reste sur la terre » ( Sadagha Allahou El Athim).
Il n’est pas important de critiquer tel ou tel du fait que la divergence est une miséricorde et que le département aura toujours besoin davantage de soutien. Ainsi nous appelons les autorités compétentes à poursuivre les pas déjà franchies en renforçant ou en exonérant la presse privée du fisc et en lui permettant l’accès à l’information et aux sources.
Nous appelons également les confrères à plus de professionnalisme, de précision et d’objectivité dans le traitement des questions nationales, dés lors où tout le monde convient que c’est la presse qui éclaire et guide l’opinion et non l’inverse.
atlanticmedia.info
