21-05-2013 07:00 - Le volcan serait en éruption, « la ghedara Allah »

Le volcan serait en éruption, « la ghedara Allah »

La Mauritanie, Etat de droit, premier pays de la liberté d’expression dans le monde arabe, Etat industriel avec ses richesses minières et halieutiques considérables, nation fière de sa diversité refuse encore d’emprunter les chemins du développement et de la prospérité à l’instar de bon nombre d’Etat du monde. Pourquoi ?

La réponse risque d’être difficile à admettre voire paradoxale mais, elle est réelle : ce sont les fils de cette chère nation qui la tirent vers l’abîme au lieu de la porter ensemble, main dans la main pour aller de l’avant et assurer le bien être social et économique de ses citoyens.

Commençons par le défi électoral qui pointe à l’horizon. Comment des démocrates peuvent-ils s’opposer à cette opportunité politique qui est l’occasion dorée pour opérer l’alternance.

La position exprimée par la COD dans son document à 4 conditions non négociables dissimile les lacunes d’une opposition qui devrait servir de contrepouvoirs, de modèle dans l’ancrage de l’Etat de droit, au lieu de refuser des scrutins qui constituent la seule voie pour les peuples pour élire leurs représentants.

En tenant à exclure le président, le Premier ministre et les membres du gouvernement de jeu politique, la COD verse dans les excès politiques puisqu’elle défend des convictions antidémocratiques alors qu’elle ne cesse de tenter de nous faire croire que sa lutte soit justement pour booster la démocratie.

Pourtant l’Etat et la Ceni présentent ces garanties que la COD exige pour participer à des élections, à moins que l’opposition doute de ses capacités de s’imposer et préférant rester digne, au lieu d’aller dans une course perdue d’avance, où ses scores pourraient être plus ridicules qu’en août 2009. Ou alors, elle préfère planter des épines devant les actuelles autorités ainsi que faire échouer les alternances capables d’être opérées par d’autres nouvelles générations.

Certes l’Etat n’est pas parfait, mais ses imperfections ne sont pas plus graves que celles des USA ou de la France. Au contraire, bien au mieux, le pouvoir essaye à chaque fois de se rectifier s’il est prend conscience de ses présumées erreurs, à l’instar de cette audience qui devait être accordée hier (Ndlr dimanche 19 mai courant) par le Président de la République à Paris aux délégués de la diaspora exposés aux insuffisances de l’opération d’enrôlement.

Le pouvoir tente chaque fois de se placer dans la bonne trajectoire malgré les forces obscurantistes, « maraboutiques » et népotistes qui entravent ses actions. Cette détermination vaut aussi pour l’agence Tadamoun, qui a la mission de prendre le taureau par les cornes des séquelles de l’esclavage.

La COD doit revoir sa copie est s’élever au même titre que le président de l’Assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheir, lequel toujours tenace à appeler le président de la république à faire des concessions, à s’ouvrir et à former un gouvernement consensuel, invite également l’opposition à faire preuve de patience et de retenue, si rien n’est obtenu dans ce sens, puisque c’est de cette sagesse que dépend l’avenir de la Mauritanie et l’intérêt général du pays.

Toute autre option, même démocratique dans un Etat aux citoyens sevrés de culture subjective pourrait transformer le fragile pays en volcan en éruption capable de basculer la Mauritanie dans le cercle vicieux de la guerre civile « la ghedara Allah ».

Ahmed Ould Bettar


Source : foex_good
Commentaires : 3
Lus : 1960

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (3)

  • ArdoOusmane (H) 21/05/2013 14:22 X

    "L’opposition systématique se donne bien garde de demander quelque chose qu’elle pourrait bien obtenir, car alors il lui faudrait être contente ; et être contente pour l’opposition, c’est cesser d’être."
    Alphonse Karr - 1808-1890 - Journaliste et écrivain français

  • yaaour (H) 21/05/2013 11:59 X

    T'a dit un volcan politique avec des partis '' de Papa''. restons à leur écoute , mais sachons que ce volcan sera etient par un zrig fraiche de UPR le jour J avec la compagnie de Wiam de bodiel qui a tout compris en tendant la main au sursaut de la jeunesse qui a coupé court en laissant ces vieux , qui ne veulent rien et ne valent rien pour les mauritaniens du futur.

  • Ardokahel (H) 21/05/2013 08:46 X

    Bel article, bien rédigé sauf qu'il est reducteur. Le pouvoir a aussi sa part de responsabilité dans cette eruption volcanique « la ghedara Allah » qui ,faut il le préciser, n'épargnera personne.