05-07-2013 19:40 - Une politique linguistique non réfléchie : langue(s) officielle(s) de la Mauritanie : l’Arabe et/ou le Français (première partie)

Une politique linguistique non réfléchie : langue(s) officielle(s) de la Mauritanie : l’Arabe et/ou le Français (première partie)

En Mauritanie, la question des langues, de façon générale, constitue un réel et véritable enjeu problématique et emblématique.

La position de ce pays (entre les deux mondes africains – Blanc et Noir, entre plusieurs univers linguistiques - l’appartenance à la langue arabe héritée de la religion unique dans ce pays à savoir l’Islam, et dans un autre versant, l’attachement au français, fruit de la colonisation - et sans oublier les langues nationales des différentes ethnies - hassanya, peulh, soninké et wolof) le place dans une situation complexe et délicate au niveau linguistique.

Cette complexité fait que la Mauritanie connait une instabilité linguistique qui constitue un véritable enjeu politique. Et cela concerne aussi bien la ou les langue(s) officielle(s) que celles nationales.

Dans cette réflexion, l’accent est mis sur la question de(s) langue(s) officielle(s) uniquement : l’arabe et/ou le français.

Alors, les questions qui se posent sont : les mauritaniens ne devraient-ils pas considérer toutes ces langues comme un acquis national à intégrer dans le patrimoine national commun ? Cela ne constituerait-il pas un avantage inédit pour cette nation ? Est-il possible voire impératif que l’une des deux langues soit délaissée ? Si oui, laquelle : celle de la religion ou celle des colons ? Autrement dit, quelle langue devrait émerger au détriment de l’autre et quelles en seront les conséquences ?

La question de langue(s) officielle(s) a toujours posé problème en Mauritanie car c’est tantôt l’arabe, tantôt le français et tantôt les deux. Cette instabilité linguistique a fait que la Mauritanie n’a pas cessé de voyager entre ces deux univers linguistiques. Ce point, Catherine Taine-Cheikh le met bien en exergue dans l’extrait suivant :

« Quant au choix des langues officielles, il a varié à plusieurs reprises : dotée entre 1968 et 1980 de deux langues officielles (l’arabe et le français), la Mauritanie n’en a retenu qu’une (l’arabe) dans sa dernière Constitution. L’élimination de la langue des anciens colonisateurs comme seconde langue officielle du pays – après avoir été proclamée langue officielle unique de la Mauritanie dans la première Constitution de 1961 – marque l’aboutissement d’un long processus de promotion de l’arabe. »

Le problème qui se pose en Mauritanie, c’est celui d’une politique linguistique non réfléchie ou, du moins, moins réfléchie. L’arabe et le français sont des langues qui font désormais parties intégrantes de l’histoire de cette patrie. Et comme le dit avec raison Alain Foka : « nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple car un peuple sans histoire et comme un corps sans âme ».

Ceci étant dit, il est temps de savoir qu’il n’est pas question voire il est impossible de faire table rase de l’une ou de ces deux langues. Alors pourquoi ne pas les considérer et les valoriser de la même manière au lieu de se tirailler ou de chercher à privilégier l’une seule ?

Ce tiraillement entre la langue arabe et celle française – inscrites dans l’histoire identitaire de la Mauritanie - trouve sa source dans le fait que la première est sollicitée par les Maures - dont la langue, le hassanya, est un dialecte proche - et la seconde par les Négro-mauritaniens - qui y ont évolué. Les premiers se sentent, socioculturellement, plus proches du Maghreb donc de la Ligue Arabe et les seconds des pays de l’Afrique de l’Ouest donc de l’Afrique Occidentale Française.

Si Amin Maalouf affirme que l’identité de la personne n’est pas une identité unique et pure mais, plutôt, complexe et composite, j’avance que celle d’un pays aussi en est une complexe et composite. Cela pour dire que sur le plan de l’identité linguistique, la Mauritanie est, indiscutablement et incontournablement, un pays multilingue (possédant des langues officielles (étrangères ou pas) et nationales).

Compte tenu de cela, le privilège d’une langue par rapport ou au détriment de l’autre entraîne une certaine instabilité nationale car une partie de la population - et quelque soit sa taille (même équivalent à un atome) – est cafouillé et se sent menacer et léser.

Ainsi, Amin Maalouf, dans les « Identités meurtrières », a raison de demander à ce que la ‘‘panthère’’ soit ‘‘apprivoisée’’ sinon elle sera agressive et meurtrière. A titre d’exemple, on peut citer tous les meurtres qui se font, plus que jamais, à travers le monde à cause des appartenances identitaires : religieuse, raciale, ethnique, linguistique, confrérique, communautaire, etc.

A travers cette expression –‘‘apprivoisement de la panthère’’, il faut comprendre la considération, le respect, la reconnaissance voire l’équivalence des valeurs et des éléments identitaires des peuples donc, de leurs langues.

Concernant la Mauritanie, à titre d’exemple argumentatif, on peut citer la grève de 66 – causée, à la fois, par la question linguistique et celle ‘‘raciale’’ - qui est due à un manque ‘‘d’apprivoisement de la panthère’’.

Dans ce contexte, la panthère est représentée par les négro-mauritaniens qui n’ont pas été ‘‘apprivoisés’’. Autrement dit, l’accent a été mis sur la politique linguistique sans tenir compte, en négligeant ou mésestimant l’attachement de la population négro-mauritanienne à la langue de Molière.

Parmi les conséquences de cette négligence citoyenne ou du non ‘‘apprivoisement de la panthère’’, cette grève a entraîne six (6) morts et trente (30) blessés. Ce point aurait dû et pouvait être évité si seulement si la politique linguistique était faite de façon plus intelligente et en se départant de tout communautarisme.

Faisant ainsi partie de l’histoire nationale, si la langue française ne fait pas partie de l’identité de certains mauritaniens, elle constitue un élément identitaire fondamental pour d’autres et cela est égal et valable pour l’arabe.

Une question intéressante se dessine : quelle est la place de la langue française en Mauritanie ?

Je répondrai à cette question en parlant d’une expérience, d’une participation à un festival et à un colloque instructifs pour tous les mauritaniens qui y étaient présents en ce qu’ils leur ont permis de mesurer, une fois de plus, l’ampleur et la place que cette langue occupe en Mauritanie.

Le festival ou la deuxième édition des rencontres littéraires organisées par l’association « Traversées Mauritanides » s’est tenue à Nouakchott et à Rosso du 09 au 16 décembre 2011 sous le thème « Ecrits et Mémoires ».

Cet événement a coïncidé avec un colloque international portant sur « La littérature Francophone Mauritanienne : Bilan et Perspective». Deux événements, un objectif : le Développement, l’émergence de la Littérature Francophone (Mauritanienne).

Pour me résumer, je prends un point marquant, s’inscrivant dans la perspective de cette problématique, de chaque événement afin de m’argumenter.

S’agissant du festival littéraire, à l’après midi du 12 décembre, il y a eu une table ronde intitulée « Quelle littérature pour quelle enseignement ? ». Cette table a été modérée par Mamadou Kalidou Bâ et animée par des écrivains : M’bouh Séta Diagana, Boubacar Boris Diop, Idoumou Mohamed Lemine et Faouzia Zouari.

Durant cette table ronde nourrie par une problématique aussi riche que celle-ci, il a été question de mettre l’accent sur la langue française dans sa complexité, notamment de savoir quelle place celle-ci occupe sur le plan institutionnel et populaire. Et aussi, sur son rapport avec les citoyens d’un pays donné.

Pour résumer, il a été question de faire la part des choses car, le français, comme l’a souligné Boubacar Boris Diop, doit être considéré comme une langue de travail et d’évolution. Pour se faire, il invite à ce que l’on se départisse des maux causés par la colonisation, la traite négrière, etc. afin d’assimiler et d’intégrer cette langue qui est bénéfique.

Dans cette même lancée, Faouzia Zouari met l’accent sur un point intéressant qui est celui de considérer la langue comme un objet afin de se départir de tout sentiment et quelque soit sa nature. Ainsi, pour elle, l’objectivité de la langue d’écriture est « l’imposture de la diversité culturelle ».

Après la prise de paroles des différents animateurs, la parole a été donnée au public dans le but d’intervenir.

Personnellement, je n’ai pas pu résister, rester indifférente en ne pas demandant la parole face à ce sujet qui me hante tant et dont est fortement confronté mon pays. Pour cela, j’ai demandé la parole en soulignant deux points en rapport avec les propos des animateurs.

Premièrement, j’ai rappelé que si le français était reconnu comme langue officielle au Sénégal, comme l’a souligné B.B.Diop, ce qui est un avantage, cela n’est pas le cas de la Mauritanie où, au contraire, on constate une sorte de catégorisation qui se manifeste par un attachement de chaque ‘‘race’’ à une langue qui lui est, d’une manière ou d’une autre, propre et familière.

Deuxièmement, j’ai mis l’accent sur le fait que la langue n’était, malheureusement, pas considérée comme un objet comme l’a souligné Faouzia Zouari. Cela dit qu’on l’utilise à des fins subjectives et politiques. Et cela est vraiment désolant pour la Mauritanie.

Concernant le colloque, la table ronde inaugurale, tenue le 14, a été animée par Mbouh Séta Diagana, Manuel Bengoéchéa (comme spécialistes de la Littérature Mauritanienne Francophone) et Idoumou Ould Mohamed Lemine.

Durant cette table ronde, plusieurs questions importantes ont été traitées parmi lesquelles, on peut citer, entre autres : la littérature mauritanienne dans sa complexité, sa place dans le monde, sa place en Mauritanie, sa divulgation, sa diffusion, les personnes qui doivent la faire connaitre, l’édition, le rôle des autorités compétentes (qui n’est pas bien joué), etc.

Concernant les premiers points cités, selon Manuel Bengoéchèa, cette littérature est connue en Mauritanie et non à l’étranger.

Concernant ce point, je me permets de dire que cette littérature n’est même pas bien connue en Mauritanie et, encore moins, par les mauritaniens. Cela dit que presque seuls les étudiants qui font cette filière littéraire universitaire la connaissent.

Comme preuve, il existe de nombreux étudiants mauritaniens qui arrivent en Master (cela était mon cas) ou autres niveaux sans avoir aucune connaissance de l’existence de cette littérature. C’est grave et triste car ceux qui sont sensés et, sont en mesure de la faire connaitre la méconnaissent. Chose honteuse mais réelle qui est due à une mauvaise foi.

Comment la connaitre alors qu’elle n’est pas insérée dans le programme scolaire et enseignée au même titre que la littérature française, maghrébine, etc.

Cela pose un véritable problème de divulgation comme l’a rappelé Mbouh Séta Diagana… Est-ce une stratégie politique afin de masquer les liens que les mauritaniens – de toutes les composantes - entretiennent avec de cette langue ? La question reste poser même si j’y ai répondue – de façon explicite ou implicite.

Cette logique de la politique mauritanienne - lamentable et non ‘‘réfléchie’’ sur le plan du legs national - fait que nous assistons à un brouhaha linguistique. Ce dernier s’est répercuté sur le système éducatif mauritanien comme le souligne avec raison Bâ Oumar Moussa. Ce système est pauvre et « moribond » – pour reprendre le terme de Toka Wagui Diagana.

Ce système connaît une instabilité marquée par l’absence totale d’un consensus unanime entre les deux grandes communautés concernant la langue et/ou les langues d’enseignement (l’arabe et/ou le français), notamment leurs distributions horaires et les matières dans lesquelles chacune devrait être enseignée.

Comment pourrait-on trouver un consensus alors que chaque groupe est, d’une manière ou d’une autre, subjectif et communautariste ? Comment cela serait-il possible dans cet esprit !?

Le fait de posséder deux langues (ou plusieurs langues) internationales est un avantage stratégique qui devrait, plutôt, être une fierté pour la Mauritanie. Cela dit que ce pays aurait pu et doit impérativement exploiter ces deux langues en les utilisant dans le cadre de l’administration, des études, de la recherche, etc.

Ce point permettrait à ce pays de s’ouvrir davantage au monde en échangeant avec plus de pays, se faisant une place plus importante à travers le monde… Il est important de rappeler que ce brouhaha linguistique explique, aussi, pourquoi chaque race (la majorité en tout cas) ne manie pas correctement ces deux langues - à toute règle une exception, chose qui serait très avantageuse pour ce pays.

Ainsi, les mauritaniens devraient penser à résoudre la question linguistique de façon raisonnable et définitive. Concernant la question de langue(s) officielle(s), ce pays devrait se référer aux deux langues. Explicitement, la Mauritanie doit se doter de deux langues officielles : l’Arabe et le Français.

Les problèmes linguistiques vont au-delà de la question de langue(s) officielle(s) car il y a, aussi, celle des langues nationales qui pose et se transforme en problèmes.

Dès lors, il faut se demander quelle est la place des langues nationales en Mauritanie ? Est-il pertinent d’écrire dans une ou des langue(s) manié(es) juste par l’élite et incomprise(s) ou inaccessible(s) à une partie importante de la population ?

Cet article s’achève sur ces questions qui sont les pistes du prochain article qui sera consacré à la question des langues nationales.

Baye Tidiane Diagana.
diaganabayby1@hotmail.com




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Source : Baye Diagana
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Commentaires (7)

  • Baye Diagana (F) 06/07/2013 22:47 X

    Pour que ce pays avance, il y va du devoir de tout le monde (Maure et négro) de faire le mieux possible afin d'être objectif et réaliste. Ces deux notions nous manquent et font que nous tombons toujours dans l’égoïsme, l'ethnocentrisme ou le communautarisme.

    Ces dernières freinent notre développement et font que nous sommes toujours tranchés sur les éléments fondamentaux qui devraient être régler depuis longtemps... Comme ça, on ne peut pas tendre vers l'unité de notre pays.

    Parlons des choses sans y mêler des propos racistes ou autres. Les Maures et les négro-mauritaniens sont, d'une manière ou d'une autre, pareils... On retrouve parmi eux, des gens de bonnes fois et d'autres de mauvaises fois. Alors faisons la part des choses svp.

    Wa salam.

  • maestro (H) 06/07/2013 02:02 X

    j'aime ma langue qu'est le puular et j'aime ma culture qu'est le puulagu et surement Mr Diagana aime le sien ainsi tout bipède sur terre. et elles ne sont pas les moindres. Et seulement après nous avons le français s'amène!

    le problème de langue = problème de frontière
    amour impossible.

  • melbourne (H) 05/07/2013 23:46 X

    Je pense la meilleure solution en Mauritanie est d officialiser toutes les langues nationalles comme en afrique du sud ou les langues des autochtonnes sont reconnues officielles. La plus attractives sortira du l eau .

  • Citoyen du monde (H) 05/07/2013 23:40 X

    Article riche et édifiant, je pense qu'il faut officialiser toutes les langues (arabe, pulaar, français, soniké; oulof et bambara toutes ses langues valent devant notre createur ALLAH

    de plus il faut savoir raison gardée, ils envoient leurs fils au lycée français ou sahel ou petit centre ils sacrifient les pauvres en les instrumentalisant contre un système éducatif pourri copie je ne saurai d'ou

  • sahelien (H) 05/07/2013 23:38 X

    Et nous voila repartie avec cette manie grossiere que les intellectuels Noirs de ce pays ont de toujours s'identifier au Francais. C'est presque comique, si ce n'etait pas tragique, culturellement. On passe tout le temps a insulter les Maures pour leru attachement (ou "complxe" comme le disent les noirs) a l'Arabe, et on en oublie que notre complexe envers le Francais est tout aussi nefaste.

    La realite est que la plupart des Noirs le Francais sert de rampart, de barriere contre l'invasion de l'Arabe. Bien cela puisse etre une position politique raisonable, elle demeure cependant malhonnete.

    Nous ne sommes pas Francais, et le francais ne fais PAS partie de notre culture. Il n' y a rien qui nous empeche demain de devenir Anglophones ou Sinophones. Ce sont juste des langues etrangeres dont nous faisons usage lorsque cela fait notre affaire. Elle ne definissent pas notre culture. Tout comme l'Arabe ou l'Islam de nous definnissent pas, d'ailleurs, car etant aussi des importations etrangers qu'on peut choisir d'integrer a nos cultures originelles d'Africain.

    La guerre linguistique avec le monde Arabe (puisqu'il s'agit de cela) doit etre recentree sur nos culture et nos langues Africaines, et ne devrait pas avoir le Francasi comme point focal.

  • foutaanke (H) 05/07/2013 22:20 X

    il ne s'agit pas de confronter l'islam et le patrimoine colonial ,le nerf de la guerre en 1966 etait le desir de combler le retard d'alphabetisation qu'accusaient les maures en boustant le francais au profit d'une langue arabe voisine du hassaniya qui est presque sa deformation

    qu'avons gagner en sacrifiant des generations pour une ideologie sans fondement?

  • diallo2256 (H) 05/07/2013 22:19 X

    Des bedouins complexés devant les arabes et des nationalistes étroits ont voulu par des idioties faire croire au monde entier que la mauritanie est un pays arabe et que dans ce cas il fallait bannir complètement le français .

    Et meme nos officiels ne comprenant plus ni le français ,ni l'arabe se sont mis à baragouiner le hassanya à la TVM et dans les rencontres internationales voulant faire croire à l'auditoire qu'ils parlent l'arabe.

    Deux ,trois, quatre... lanques pour un pays est une source de richesse pour n'importe quel bipède possédant un minimun de Q.I.