08-07-2014 03:01 - LaHartaniya Rim : « Castée »

LaHartaniya Rim : « Castée »

Adrar-Info - Née dans une société de castes, et étant moi-même issue d’une caste « inférieure », il m’a fallu beaucoup de temps pour m’accepter entièrement, et faire le deuil du passé douloureux de mes ancêtres. Oui, j’ai beau dire que je suis « fière » d’être Hartaniya, j’ai beau l’afficher en pseudo sur Facebook mais parfois, seule, je réfléchis et je me rends compte du complexe que j’ai traîné tout ma vie et qui a, finalement, déterminé mes réussites et mes échecs.

J’ai grandi dans un quartier où ma famille était presque la seule famille de « Hratine » dans le coin. A l’école primaire, je n’avais aucune amie hartaniya. Je me rappelle toujours de ce jour en 2ème année d’école primaire, je devais avoir 7 ou 8 ans quand une camarade de classe m’a demandé si j’étais « hartaniya ».

J’avais déjà entendu ce mot mais je n’étais pas sûre de sa signification donc j’ai répondu que je ne savais pas. Un autre camarade de classe avait répondu oui à ma place. Ce fut la première fois de ma vie que me sentis « différente » des autres, j’ai vu comme de la compassion dans les yeux de ma camarade de classe.

De retour chez moi ce jour-là, j’avais une seule chose en tête : savoir ce que signifiait « hartaniya ». J’ai raconté toute l’histoire à mon père et je lui ai demandé de m’expliquer ce que signifiait ce mot. Sa réponse était courte et incomplète : « en Mauritanie, il y’a des « bidhanes », des « kwars » et des « hratines », nous on est « hratines » w tov ye minti». Cette réponse ne m’était point suffisante.

Mon père ne voulait clairement pas aller dans les détails, malgré toutes les questions que j’avais pu poser ce jour-là, sûrement pensait-il que j’étais trop jeune pour comprendre. Etant restée sur ma faim, je continuais à poser la question aux gens autour de moi. Mon grand-frère, de deux ans mon aîné, m’expliqua que les autres étaient « meilleurs que nous » et que c’est pour cela que mes camarades de classes avaient eu un peu pitié de moi.

Du haut de ses 9 ans, c’était la meilleure explication qu’il pouvait me donner selon sa compréhension des choses. Sa réponse me semblait plus satisfaisante que celle de mon père, même si elle m’avait profondément fait mal. Les autres sont meilleurs que nous ? Pourquoi et comment ? Il fallait absolument que je sache pourquoi. Je posai donc la question à Tonton Fall, le meilleur ami de mon père, un soir alors que Pepe n’était pas dans le salon.

Tonton Fall, qui m’indiqua que lui était Wolof, m’expliqua alors que mes grands-parents et mes ancêtres étaient esclaves et que c’est pour cela qu’on nous appelait « Hratines », parce qu’on avait été affranchi. Quand je lui demandai ce que signifiait esclaves, il m’expliqua que mes ancêtres travaillaient pour les « bidhanes » sans être payés et qu’ils n’étaient pas « libres ». Il eut du mal à m’expliquer ce que signifiait le mot libre.

Sans le savoir, Tonton Fall m’avait bouleversé à jamais. En sortant du salon je lui avais dit « A leur place, je n’aurais jamais accepté de travailler sans être payé ». Il sourit et m’appela depuis ce jour là « ezza3ima ». Le plus douloureux pour moi a été d’apprendre, quinze ans plus tard, que Tonton Fall était en fait un hartani mais « déguisé » en Wolof…

Depuis ce jour-là, je ne me voyais plus seulement en tant que fille mais en tant que hartaniya et fille d’anciens esclaves. Je devenais de plus en plus introvertie en classe et distante de mes camarades.

Un deuxième incident allait me pousser à exceller à l’école tout au long de mes études. Je devais avoir douze ans, une femme s’était disputée avec ma belle-mère, qui est commerçante, sur une question de prix et d’argent. A la fin de la conversation, la femme dit à ma belle mère « 7ag enek khadem w feyssde, ntoume matssibou 3an dhak lefsseyed » (« tu es une vraie esclave bête, vous serez toujours bêtes »).

Ebahie devant le silence de ma belle-mère, je décidai ce jour-là que personne ne pourrait me dire un jour que je suis « bête ». Je pris alors mes études très au sérieux et je suis restée parmi les deux meilleurs de la classe jusqu’à mon 3e cycle en France.

Mais je restais « complexée », ce complexe d’infériorité que je trainais me poussais à être hautaine et antipathique avec les autres, surtout les « bidhanes »; je suis sûre d’être passée à côté de beaucoup de gens formidables au collège et au lycée. J’avais tellement été affectée et humiliée par l’incident en 2e année d’école primaire que je ne voulais plus jamais être dans une situation pareille. Tout commentaire ou regard déplacé que l’on pouvait me faire, je l’identifiais toujours au fait que j’étais hartaniya.

Il m’a fallut beaucoup de temps pour comprendre que ce « racisme » n’était en fait que dans ma tête pour la plupart du temps. En fin de compte, c’était moi qui étais devenue raciste en mettant tous les « bidhanes » dans le même sac tout simplement parce que je n’arrivais pas à assumer ce que j’étais. Le passé de mes ancêtres, la situation de la majorité des « hratines » dans le pays aujourd’hui, tout cela était trop dur à digérer et accepter pour moi. J’ai longtemps jonglé entre la haine, la culpabilité et la douleur.

Même le choix de mes études en sociologie et ethnologie avait été déterminé par cette « crise d’identité ». Cette crise qui consistait à définir le groupe dont je pouvais me réclamer, répondre à la question : « Qui sommes-nous, une oumma, une nation, un peuple, un parti, une caste ? » Ou bien à multiplier les points de vue sur qui je suis, me dotant ainsi d’une identité plurielle, qui répondrait à la question : « Qui suis-je, moi en particulier ? ».

Aujourd’hui, à 28 ans, je me cherche encore et je cherche encore ma place dans ce combat « pour la cause des Haratines ». Une chose est sûre, je ne veux être ni Birame ni Tonton Fall.

LaHartaniya Rim



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Commentaires (19)

  • Ibiliss (H) 09/07/2014 03:36 X

    a- Bel écrit, mais quelle incohérence!

    b-"En fin de compte, c’était moi qui étais devenue raciste en mettant tous les « bidhanes » dans le même sac tout simplement parce que je n’arrivais pas à assumer ce que j’étais": autrement dit "assumer que tu es esclave", "que tu es bête", "que les autres sont meilleurs"! Et encore aujourd'hui, arrivez-vous à assumer tous ces attributs?

    c- Comme vous ne voulez être "ni tonton Fall ni Biram", pourquoi ne suivez-vous pas le conseil du très éclairé a.bennan: "Tu es arabe noire ma fille: notre parente. Decripse-toi, tout va bien. C'est l'Arabe qui te parle... @a.bennan

    Merci d'avoir casé la frangine en détresse!

  • mintebladi (F) 08/07/2014 17:39 X

    Fière de toi petite soeur. Et bravo tu 1s bien compris et tu es sur la bonne voie. Courage !

  • Bougadoum (H) 08/07/2014 17:31 X

    Ma chère amie,
    je te félicite pour ton style limpide, marqué par l'innocence de ton personnage qui n'est plus toi actuellement mais la petite fille qui était en toi. Ton style me rappelle étrangement l'écrivain Marcel Pagnol "Gloire de mon père" !

    Ma chère amie, je vais apporter des réponses à tes questions, des réponses tirées de l'histoire de ce pays souvent faussée par ceux que j'appelle "les affabulateurs" de l'histoire. En vérité la race "haratine" n'existe pas ! Elle a était inventée par les maures.

    Je me rappelle comme si c'était hier de cette vieille dame maure qui nous affirmait que les arrières grand-parents de la famille haratine (X) ne parlaient pas un traître mot de hassaniya lorsqu'ils ont été capturés dans des "razzias". C'est au fil des générations que tous ces noirs (bambaras, pular, wolof, etc.) sont devenus des haratins. Ma chère amie regarde toi dans le miroir, tu verras le sang des nobles guerriers noirs de la savane africaine. Tout le reste c'est du baratin ! On peut te voler ton nom mais personne ne pourra te prendre les gènes légués par les farouches guerriers des grandes savanes d’Afrique, ton Afrique.

    Bouga.doum@yahoo.fr

  • ousboghe (H) 08/07/2014 16:53 X

    Je pense qu'en depassant le complexe d'inferiorité vous avez fait un grand pas, si les autres parviennent à dépasser leur complexe de superiorité et commence à avoir honte d'appeler qlqu'un esclave c'est en ce moment que ce pays avancera.

  • Mauritanien-fier (H) 08/07/2014 16:29 X

    Toutes mes félicitations pour ce courage!!! Sincèrement j'ai jamais eu honte de mon racisme et jamais étais contre d'un raciste car je me disais que c'est un droit légitime de tout mauritanien. Bien que j'ai lu et compris le serment de notre Moustapha, bien que j'aie la certitude qu'un maure blanc peut être plus généreux que tout, je reste toujours cet enfant du système racial et raciste. C'est vrai que l'islam aide et d'ailleurs c'est la seule raison qui me retient à ne pas tuer un maure blanc chaque jour que Dieu fait.

    Au nom de l'islam j'essaie de les aimer et de les accepter comme des êtres comme moi mais aussi d'accepter que le raciste n'est rien d'autre qu'un mouchrik!!! Ramadan Moubarak Said

  • elgader (H) 08/07/2014 15:40 X

    Article excellent et exprimant la réalité amère de pays. Un Hatini ou une Hartinia restera inférieur à un Beidane quelle que soit leur amitié; leur parenté; leur voisinage; leur niveau intellectuel. Les Beidane ne peuvent; malgré tous les changements du temps; dépasser cette discrimination. En te que Hartani; je te conseille de rester HARTANIA. C'est le temps qui montrera aux Beidanes qu'ils sont en retard.

  • emancipation (H) 08/07/2014 15:14 X

    Ma soeur,
    Je te remercie pour la qualité de ton ecrit qui a mis en exergue les souffrances de toute une frange de notre pays, souffrance injustifiee et qui n'a que trop duré, souffrance incomprise de tous et exploitee par les politiciens de tout bord. Le Hartani, ma soeur est quelqu'un qui a un role à jouer dans cette societe, il est la rencontre de ces cultures que l'histoire et la geographie unissent, malgre les ideologies abjectes des homes, le Hartani a souffert pendant longtemps mais a toujours milité pour la paix sociale, aujourd'hui il a muri et revendique la justice, quoi de plus normal.

    L'histoire de la composante prouve que certains Hartanis ont par le passé joué avec brio des roles jadis reservés aux " nobles", ils ont occupé des rangs de chef, de Cheikh, ce sont les hommes qui ont par la suite denaturé les faits et la genealogie pour servir leur ego.

    La Societe Mauritanienne dans son ensemble doit revisiter son histoire pour se reconcilier avec elle meme, ce ne sont pas des operations de Bluff du genre Birame ou autres qui vont apporter un changement, c'est tout le monde, il faut seulement depassioner les choses et examiner l'histoire de maniere detachee et objective, on ne veut pas rouvrir les plaies on veut les panser mais il faut les retrouver d'abord.

  • Top Gun (H) 08/07/2014 14:45 X

    le personnage que j admire dans ton roman c'est Tonton Fall qui se choisit lui même un destin "Wolof". Il la choisi librement on ne lui a pas imposé ni à lui ni à ses aïeuls

  • damocles (F) 08/07/2014 14:10 X

    Tu es tout simplement une noire, victime d'une injustice. Les auteurs de celle-ci sont aujourd'hui en enfer. N'est vérité que les paroles de notre Prophète qui a dit que"Toute l’humanité descend d’Adam et Ève. Un Arabe n’est point supérieur à un non-Arabe, et un non-Arabe n’est point supérieur à un Arabe; et les Blancs ne sont point supérieurs aux Noirs, de même que les Noirs ne sont point supérieurs aux Blancs.

    Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous"

  • sahelien (H) 08/07/2014 14:06 X

    Superbe article, et merci encore ma chere pour avoir enrichie une large question sociale de ton experience individuelle.
    Merci d'ajouter a la perspective de ceux d'entre nous qui n'ont pas vecu cette experience de questionnement culturel.
    Je prie que vous trouvez la ou les reponses qui vous conviennent et vos compatriotes hratines, maures arabes, soninkes, pulaars, Bambaras ou Wolofs puissent contribuer a ajouter a vos reponses....

    Superbe travail et merci pour le partage.

  • bamoud (H) 08/07/2014 13:47 X

    Ecoute à ma sœur, je comprends tes souffrances et ton chagrin ; le langage des Mauritaniens dans toutes ses résonances est blessant et insignifiant: hartani Bithani ,Kory ,abd donc toute une suite de mots qui ne veut rien dire pour un bon croyant.

    Ma sœur abandonne ces chimères tu es une grande sociologue les gens aux portes du 3eme millénaire patauge dans l'infiniment petit pour vivre et s'exprimer dans le vide:un écho. laisse aux autres ces idées elles ne sont pas porteuses.

  • maurebleu (H) 08/07/2014 12:54 X

    Ma sœur
    tu es juste une mauresque bleue .Ni plus ni moins.

  • Top Gun (H) 08/07/2014 12:54 X

    vous semblez être le rapport de Birame et Tonton Fall

  • Top Gun (H) 08/07/2014 12:45 X

    Si les Halex Haley avaient été fatalistes , ils sauraient entreprendre une recherche des cotes des USA à celles de la Gambie pour prouver la noblesse de sa lignée . Alors l'Esclave c'est qui dans ce cas ?

  • dhamza (H) 08/07/2014 12:44 X

    Merci Amiine de nous rappeler, ce formidable héritage du prophète Muhammad (PSL). Le message divin est limpide : Allah est avec les personnes qui sont patientes.

  • dhamza (H) 08/07/2014 12:36 X

    La condition harratine, voilà des années de souffrance, de privations, de non dits. Les hommes sont ainsi des loups pour l'Homme. Je compatis avec toi. Il faut relever la tète et savoir tirer le meilleur de toi-méme. La haine est mauvaise conseillère, tout comme la violence.

    Ressaisis-toi et sache qu'il ya des personnes formidables dans chaque communauté qui ont foi à la justice sociale et qui sont porteuses de dynamiques d'espoir et de changements.

    Il ne s'agit pas ici de jeter le bébé et l'eau de bain. Il s'agit de lutter pacifiquement pour déconstruire, ce mal qui se trouve dans votre téte. Ainsi seulement, vous aurez la paix intérieure.

  • Mauritaniewenni (F) 08/07/2014 11:24 X

    J'ai rarement été aussi rapidement captivée par un texte. Magnifiquement écrit machaAllah, touchant et pertinent.

  • amiine (H) 08/07/2014 11:09 X

    Es'salamou eleykoum, votre message plein de sincérité et reconnaissance de ses propres fautes m'a plu. J'espère que le dernier sermon du Prophète (SAW) vous aidera à vous décomplexer définitivement car pour moi, c'est l'Islaam, qui libère définitivement et parfaitement des créatures et nous soumet au CRÉATEUR qui est Le Seul à le mériter. Je le copie ci-dessous: 'Après avoir loué et remercié Dieu, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a déclaré :
    « Ô peuple! Écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Écoutez, donc, ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et transmettez ce message à ceux qui ne pouvaient être présents parmi nous aujourd’hui.
    « Ô peuple! Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité comme sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque musulman comme sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité, vous rencontrerez votre Seigneur et qu’effectivement, Il vous demandera compte de vos actes. Dieu vous a défendu de pratiquer l’usure [de prendre ou payer de l’intérêt], donc tout intérêt non-payé sera maintenant annulé. Votre capital, cependant, vous revient. Vous n’infligerez ni d’endurerez aucune injustice. Dieu a décidé de rendre l’intérêt illicite, et tout intérêt qui était dû à Abbas ibn Abd’al Mouttalib sera maintenant annulé. « Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous amener à commettre les grands péchés; attention, donc, à ne pas le suivre dans les péchés mineurs.
    « Ô peuple! Il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous. Souvenez-vous que c’est par la permission de Dieu que vous les avez prises pour épouses et que c’est Dieu qui vous les a confiées. Si elles respectent vos droits, alors à elles appartient le droit d’être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles, car elles sont vos partenaires et elles sont dévouées envers vous. Il est de votre droit qu’elles ne se lient pas d’amitié avec des gens que vous n’approuvez pas, et qu’elles ne commettent jamais l’adultère.
    « Ô peuple! Écoutez-moi bien : adorez Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, jeûnez pendant le mois de Ramadan, et donnez votre richesse en zakat. Accomplissez le Hajj si vous en avez les moyens. Toute l’humanité descend d’Adam et Ève. Un Arabe n’est point supérieur à un non-Arabe, et un non-Arabe n’est point supérieur à un Arabe; et les Blancs ne sont point supérieurs aux Noirs, de même que les Noirs ne sont point supérieurs aux Blancs. Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous les autres musulmans. Vous êtes tous égaux. Vous n’avez aucun droit sur les biens appartenant à l’un de vos frères, à moins qu’on ne vous ait fait un don librement et de plein gré. Par conséquent, ne soyez pas injustes les uns envers les autres.
    « Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant Dieu et répondrez de vos actes. Prenez garde, donc, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort. Ô peuple! Aucun prophète ni messager ne viendra après moi, et aucune nouvelle religion ne naîtra. » « Raisonnez bien, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la Sounnah. Et si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez.
    « Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres, et ceux-là à d’autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement. Sois témoin, ô Dieu, que j’ai transmis Ton message à Tes serviteurs. » C’est ainsi que le Prophète termina son dernier sermon et, alors qu’il se tenait près du sommet de Arafat, le verset suivant lui fut révélé : « … Aujourd’hui, J’ai parfait votre religion pour vous et J’ai accompli Mon bienfait sur vous. Et J’ai choisi l’islam comme religion pour vous. » (Coran 5:3)
    Wes'salamou eleykoum

  • a.bennan (H) 08/07/2014 05:50 X

    Tu es arabe noire ma fille: notre parente. Decripse-toi, tout va bien. C'est l'Arabe qui te parle...