23-11-2015 07:00 - Journée de réjouissance ou de deuil ? Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibecar

Journée de réjouissance ou de deuil ? Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibecar

Le Calame - Le mois de novembre, qui symbolisait pour nous, pendant trente ans les moments de joie et d’allégresse, les moments d’euphorie pour l’unité nationale et cette communauté de destin fondée sur l’islam, des moments de souvenir des pères fondateurs et bâtisseurs, des moments d’espoir d’une vie meilleure, a perdu tout son charme et toute sa fierté depuis ce fameux 28 novembre 1990 où la tristesse a remplacé la joie et le désespoir.

A la joie de l’indépendance et de la liberté se sont désormais mêlées la souffrance morale et la détresse de la cruauté, pendant ce jour mémorable. En ce mois de novembre 1990, des centaines de nos frères négro-mauritaniens, civils et militaires ont été froidement exécutés.

Plusieurs centaines d’âmes croyantes exécutées sans aucune raison valable, ou morts sous la torture. Certains ont été abattus de sang froid en public, leurs corps exposés pendant très longtemps devant leurs proches, empêchés de leur donner une sépulture, d’autres ont été enterrés vivants comme à Azlatt et à Jreida. Certains ont été pendus comme à Inal et à Rach Tachedbit dans le département de Rosso au 1er BCP, d’autres morts sous la torture à Nouadhibou et ailleurs.

Les viols ne se comptaient pas, certains viols avaient été effectués devant les parents des intéressées, d’autres devant les enfants des intéressées. Les pillages, les humiliations et les bastonnades étaient monnaie courante.

Les victimes dans les unités de l’armée nationale, un peu moins de trois cents hommes, dont plus de la moitié (154) dans la seule fosse commune d’Inal. Inal qui est tout un symbole car c’est ici où sont tombés nos premiers martyrs, sur le champ de bataille le 9 décembre 1975, dont l’adjudant-chef Abdallahi Sy dit lehrour de la gendarmerie, un foutanké du gorgol, le premier martyr des forces armées nationales et le brigadier Mohamed Ould Mahmoudi Ould Moussa MLE 2147 un guerrier du Tagant, premier martyr de la Garde nationale.

Ils sont morts pendant la lâche attaque surprise de l’armée algérienne et quelques mercenaires du Polisario, qui a déclenché la guerre du Sahara où nous avons perdu plus de 2000 martyrs oubliés par la République.

Auteurs bien connus

Les tueries au niveau de l’armée nationale ont fait l’objet d’un rapport incriminant une poignée d’officiers. Etabli dans les règles de l’art en mai / juin 1991, par une commission plurielle composée de cinq officiers, dirigée par le chef d’état-major national adjoint, ce rapport avait fait toute la lumière sur ce massacre.

Le chef de l’Etat, après lecture de ce rapport, avait été d’une grande naïveté, en demandant à son ministre de la Défense de voir avec la cour suprême la possibilité d’une solution interne, à l’amiable, impliquant des sanctions disciplinaires accompagnées de réparations matérielles.

Le ministre de la Défense a, par lettre N° 0056 du 17 juin 1991, posé deux questions, on ne peut plus absurdes, au président de la cour suprême, dont voici la teneur : « Les chefs d’états-majors détiennent-ils des prérogatives en matière de poursuites des militaires ayant commis des crimes et des délits?

La sanction disciplinaire peut-elle se substituer à la sanction pénale ? »
La cour suprême toutes chambres réunies, à son audience du lundi 15 juillet 1991, a par délibération N° 95/91 donné l’avis suivant : « Incompétence des chefs d’états-majors en matière de poursuites des militaires ayant commis des crimes ou des délits et impossibilité quant à la substitution de la sanction disciplinaire par la sanction pénale. »

En novembre 1990, à la Garde nationale, sur les seize victimes de ce massacre, plusieurs sont morts sous la torture. Pendant l’occupation de la vallée, dans le département de Boghé, des gardes avaient exécuté froidement un gendarme et plusieurs soldats de l’Armée nationale en tenue et en position régulière, et au lieu d’être sanctionnés, ils ont été récompensés. Ils avaient aussi massacré dans la forêt de BAKAW, plusieurs personnes dont des femmes et un bébé.

Dans le département de Maghama, dans la zone de Sangué Lobali, pendant ces années de braise, les unités de la Garde ont semé la terreur en coupant les têtes de certaines victimes avec lesquelles ils s’amusaient à terroriser les populations des villages riverains.

Au niveau de la Garde nationale, il n’y avait jamais eu d’enquête concernant ces massacres, mais les auteurs présumés sont très bien identifiés. Malheureusement, les statistiques des massacres et viols chez les civils, pendant l’occupation de la vallée, ne sont pas répertoriés avec précision. Les ONG qui s’intéressent à ce dossier sont divisées, démunies et diabolisées et les ayant droits sont toujours terrorisés.

Le seul crime des victimes de ces massacres était d’être nées toucouleurs ou soninkés du Gorgol. Car les soninké du Gorgol, contrairement à ceux du Guidimagha plus conservateurs, étaient assimilés par le pouvoir à des toucouleurs, à cause des métissages et de la symbiose qui existaient entre ces deux composantes.

Il parait que le but de ce génocide, car on ne peut l’appeler autrement, était de terroriser les ‘’kwars’’ (terme générique désignant le snégros-mauritaniens), afin de les amener à traverser volontairement le fleuve pour s’installer définitivement au Sénégal, considéré par les stratèges nationalistes du pouvoir, comme étant leur vraie patrie.

Certes, les kwars ont été complètement terrorisés au point où ils ne savent plus à quel drapeau se vouer, et où ils n’ont plus que des mains pour applaudir et des voix pour soutenir sans réserve, les gouvernements d’hier et d’aujourd’hui, qui protègent les bourreaux en légalisant l’impunité. Mais, heureusement pour la Mauritanie, les kwars n’ont pas encore traversé le fleuve « Sanhaja ».

Epuration ethnique

Les proches des victimes de cette épuration ethnique, sont depuis plus de 25 ans dans l’expectative. L’avenir de la Mauritanie vaut plus que la vie de tous les officiers, sans exception aucune, en activité ou à la retraite, à plus forte raison d’une poignée d’officiers génocidaires, qui prennent en otage depuis un quart de siècle la justice de tout un peuple, mettant en péril toute la République, et à l’ égard desquels la moindre sympathie ou le moindre sentiment de pitié constitue à lui seul un très grand péché.

Depuis 25 ans, les poursuites contre les auteurs de ces massacres sont suspendues, la justice mise en veilleuse, avec la bénédiction de beaucoup des oulémas et des notables de la République Islamique de Mauritanie. Depuis un quart de siècle, les ayant droits sont privés de justice par ces dictatures militaires qui se succèdent et se ressemblent, soutenues par les baathistes et les nasséristes à tour de rôle.

Depuis 25 ans, les parents des victimes n’ont même pas le droit de pleurer leurs morts, ni de chuchoter les noms de leurs centaines de martyrs, ni de murmurer leurs profonde douleur, ni de prier publiquement pour le repos de leurs âmes. Pourtant tous les auteurs présumés de ces crimes sont connus et beaucoup de témoins sont encore en vie et prêts à témoigner pour Allah devant les juridictions compétentes.

Toute la procédure judiciaire a été bloquée par le premier parlement issu de la démocratie militaire, composé majoritairement de tribalistes arabo-berbères et négro-mauritaniens dont des oulémas, qui avait voté presque à l’unanimité, sous l’impulsion du président du CMSN ère nouvelle, déçu par la réponse de la cour suprême en juillet 1991, et soutenu par des nationalistes arabes, le 14 juin 1993 la loi 93-23 portant amnistie et qui légalise l’impunité et l’arbitraire, dont voici la teneur :

Article premier : Amnistie pleine et entière est accordée :

-1/ Aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein de ces forces et ayant engendré des actions armées et des actes de violence.

-2/ Aux citoyens mauritaniens auteurs des infractions suites aux actions armées et actes de violence et d’intimidation entrepris durant la même période.

Article 2 : Toute plainte, tout procès- verbal et tout document d’enquête relatif à cette période et concernant une personne ayant bénéficié de cette amnistie sera classé sans suite.

Cette loi d’amnistie votée par cette assemblée monolithique, élue dans les conditions que l’on sait, qui n’a d’ailleurs pas plus de légitimité que le CMSN, composée de « députés » béni-oui-oui, dont certains sont plus militaristes que les militaires, et dirigée par un officier, ancien membre du CMSN, ancien ministre de l’intérieur, sans doute pour donner la cadence, est nulle et non avenue.

Particulièrement en ce qui concerne les auteurs de crimes de sang, puisque contraire à la charia qui est constitutionnellement, le fondement du droit mauritanien. Seuls les ayant droits peuvent pardonner et seulement dans les cas du ghissas (loi du talion). Les cas de houdoud (châtiment pour un péché) ne peuvent faire l’objet ni de pardon ni de grâce et doivent être exécutés immédiatement.

Des officiers génocidaires ont été décorés les 28 novembre. Décorer les bourreaux, c’est encourager l’impunité, travestir l’histoire, maudire un peu plus cette journée mémorable, insulter davantage la mémoire de nos martyrs, humilier et frustrer les ayant droits, et renvoyer aux calendes grecques les mots comme réconciliation nationale et comme justice tout court.

Le 28 novembre 2015, les festivités pour la commémoration du 55ème anniversaire s’étant délocalisées à Nouadhibou, la cérémonie nationale va s’approcher de la principale nappe de sang de nos martyrs, du point culminant de la barbarie. Elle va se dérouler à 255 km d’Inal, le symbole de l’atrocité, l’adresse de la boucherie, le souvenir du cérémonial solennel de la pendaison de nos 28 valeureux soldats, l’incarnation du génocide.

Elle va se dérouler au commandement de la première région militaire, responsable de ce massacre. Elle va se dérouler à Nouadhibou, notre capitale économique, elle aussi entachée par le sang des dizaines de nos martyrs de novembre 1990. Cette année, notre drapeau national sera hissé publiquement et solennellement, en présence du chef de l’Etat, des membres du gouvernement et des hautes personnalités, dans une mare du sang de nos frères martyrs.

Journée souillée

Le 28 novembre ne peut plus constituer une fête nationale pour notre peuple. On ne peut pas fêter le sacrifice de nos 28 martyrs pendus, pendant ce jour mémorable. Leur sang avait entaché à vie l’anniversaire de notre indépendance, et souillé notre drapeau national. On ne peut pas fêter la pendaison de toute une communauté, de toute une culture. On ne peut pas fêter la pendaison de l’humanité tout entière.

Le sang de ces 28 âmes croyantes sacrifiées comme des moutons ce 28 novembre 1990, par leurs frères d’armes dans une ambiance incroyable, interpelle notre conscience religieuse, notre conscience nationale, notre conscience citoyenne, notre conscience patriotique.

La réponse au génocide et surtout au sacrifice d’INAL doit être responsable et contribuer à apaiser les esprits, à consolider la cohésion nationale, le patriotisme, et surtout à renforcer la foi en Allah, après que justice soit rendue. Le fait d’ignorer le génocide est pire que le génocide. Le fait de nier la pendaison est pire que la pendaison. De grâce pleurons le 28 novembre. Exigeons la vérité. Exigeons la justice. Pleurons. Pleurons.

Aussi le 28 novembre 2001, la Mauritanie avait livré le citoyen Mohamedou Ould Sellahi, brillant informaticien, aux USA en violation flagrante de notre constitution. Cet innocent moisit depuis une quinzaine d’années dans les geôles de la plus grande puissance du monde, qui le maintient en prison, hors de son territoire pour tricher, par excès de zèle, malgré son acquittement par la justice américaine. Cette honteuse livraison a souillé un peu plus cette journée mémorable.

On peut consacrer la journée du 25 novembre, encore intacte, à la fête. Date de la création de nos forces armées, premier acte de souveraineté nationale de notre pays. On peut réserver ce jour à la joie de l’indépendance et de la liberté, avec ses discours, ses musiques, ses chants, ses cérémonies officielles, ses défilés, ses levées des couleurs.

Et instituer la journée du 28 novembre comme journée des martyrs ou journée de la cohésion nationale, pour partager la souffrance morale et la détresse de tous ceux qui ont souffert, ou qui souffrent de la cruauté de leurs propres concitoyens.

Avec une pensée particulière pour les victimes du génocide, et nos 2000 martyrs oubliés, morts les armes à la main pour défendre notre intégrité territoriale entre le 9 décembre 1975 et le 12 juillet 1979, et surtout les 28 pendus de l’anniversaire.

Cette journée du 28 novembre sera une journée de prière, de recueillement et de pardon pour une meilleure harmonie, une meilleure concorde nationale. Pour que cette folie ne recommence jamais.

Les plaies provoquées par le génocide sont très profondes et ne peuvent se cicatriser que suite à un procès juste et transparent, et qui doit réparer administrativement les calvaires vécus par les ayant droits pendant ces 25 ans d’expectative. Le peuple doit connaître toute la vérité, rien que la vérité au sujet de ce massacre. Tenter de dissimuler cette tuerie, c’est comme essayer de cacher le soleil.

L’approche timide choisie pour régler le problème de ces tueries, par le pouvoir en place, en distribuant des miettes aux ayant droits, est contre-productive. Les amalgames créés par l’ajout sur la liste des victimes du génocide, des noms des auteurs des putschs sanglants du 16 mars 1981 et du 8 juin 2003 sont inacceptables et ridicules.

La prière à Kaédi ressemble plus à une provocation qu’à un acte d’apaisement. On ne peut réaliser notre unité nationale tant que la justice n’est pas rendue aux ayant droits. Pourtant les parents des victimes sont prêts à pardonner. Mais pardonner quoi ? Pardonner à qui ? Pardonner comment ? Il est indécent de demander pardon avant de rendre justice.

Il ressort de ce qui précède que nous sommes majoritairement des musulmans non pratiquants, citoyens d’une république semi-laïque en voie de disparition, dirigés depuis le 10 juillet 1978 par des gouvernements irresponsables et hors-la-loi. Qu’Allah protège notre chère Mauritanie. Allah donnez-nous des yeux qui voient le meilleur, un cœur qui pardonne le pire, un esprit qui oublie le mal, et une âme qui ne perd jamais la foi.



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Commentaires (13)

  • Gorkovitch (H) 24/11/2015 10:32 X

    AAAHHHH hanefi, toujours avec ses prêches *** pour endormir le Peuple! À la limite même ton commentaire est Hors Sujet, un copier-coller qui concorde pas avec le texte!!!!

  • lepauvre (H) 24/11/2015 10:21 X

    Mon colonel, votre bravoure révélée serait sans faille seulement si vous auriez exhibé ces témoignages au moment opportun et que cela ne soit pas motivé par quelque chose! C'est bien mais un Dr après la mort.

  • mohamed hanefi (H) 23/11/2015 17:08 X

    Faut-il exterminer tous les musulmans parce que Daech, décapite les innocents? Faut-il faire du 22 novembre un deuil national, parce qu'un groupe de jeunes adolescents, dont mon neveux ont été charcutés hier par les malfaiteurs, avec des armes blanches alors que nos forces armées et nos hommes de loi se livrent aux entrainements pour ce 28 novembre?

    A raisonner ainsi tous nos jours seront des jours de deuil. Le 28 novembre ainsi que les jours précédents et suivants, doit être un jour de pardon, de réparation et de continuation vers un avenir plus juste et moins laissé aux mains d'une personne ou d'un groupe de personnes. Comme des portables, nous devons recharger nos batteries. Si vous ne rechargez pas vos batteries, vous risquez de cesser toute communication.

    Ce qui a été fait jusqu'à présent ne correspond à rien par rapport à ce qui doit être fait, pour alléger les atrocités par lesquelles sont passés les familles de ces victimes. C'est ici que toute la Mauritanie doit se rencontrer pour réparer cette grave exaction. Aucun effort individuel ou collectif ne doit être épargné pour faire sentir à nos frères de sang et de patrie que tous, nous avons souffert de ces catastrophes et que cet épisode nous couvre de honte tous. Tout celui ou celle qui porte un passeport mauritanien.

    Farfouiller toujours dans le passé ne ramènera pas les morts (Dieu accueille leurs âmes au Paradis). C'est le segment de l'irréversible, contre lequel nous ne pouvons et ne pourront rien. A part attiser la haine, la dissension et éventuellement plus de victimes et de larmes.

    Le sang de ces martyrs doit être un point de départ sérieux pour jeter les fondements d'une véritable justice et une égalité non feinte entre les citoyens. Tous les citoyens. Non un point de rupture. L'indépendance n'a tué personne. Ce sont les hommes qui ont tué les hommes. Comme la religion n'a fait de tort à personne. Ce sont les hommes toujours les hommes qui sèment le mal sur la terre.

    Mais si nous préférons tripatouiller les tombes, brandir la mort de Capolani, la résistance, et des boucheries héroïques qui se perdent dans les "on raconte" du passé; jeter les communautés les unes contres les autres; Eh bien allons-y. mais dans un délai très bref, nous n'aurons plus ni deuil, ni indépendance, ni vivants pour prier pour les morts. Et ce sera le fruit mortel de notre propre choix.

    La vraie résistance, c'est la résistance contre les insufflations de Satan. Et la vraie indépendance, c'est l'indépendance contre ces multitudes de petites voix qui vous soufflent à l'oreille "fait ce que tu veux. Tu es eternel sur cette terre". Jusqu'au jour ou Azrael, l'ange de la mort, se présente et qu'il ne vous donne même pas le temps de porter vos chaussures, à plus forte raison le pantalon.

  • jomdiine (H) 23/11/2015 16:15 X

    Bravo mon colonel,s'il s'agissait de choisir un héros parmi les milliards d'hommes intègres,vous seriez le nomber on.dieu aime des hommes dignes de foi et vous êtes classés pari eux.

  • BENZA@82 (H) 23/11/2015 14:06 X

    Qu'Allah le tout puissant vs benisse mn colonel. K'allah fasse de vs le president de la Mauritanie en 2019.

  • tokossel2222 (F) 23/11/2015 11:34 X

    Colonnel, C%e ne sont pas seulement, les dictateurs militaires mais également les negres de services qui ont fait le chantage sur ce dossier douloureux. Certains ont sillonné les capitales occidentale exemple frappant Ba Bocar Soulé qui a été en Belgique et d'autres ont fait les villes africaines c'était à Duraban (Afrique du Sud) pour dire que c'est une bavure militaire. A propos de l'aministie, elle ne répond à aucun critaire réglementaire compte tenu de la composition de l'Assemblée nationale et dans les conditions que cette loi a été voté. Pour finir, au negres qui participent de près ou de loin à ces manifestations du début à la fin que ça soit sur simple regard dans les entrainement ils font honte à cette communauté meurtrie.

  • MOKTUSS (H) 23/11/2015 09:53 X

    Qu'ALLAH purifie les cœurs des futures générations de notre pays. Merci

  • mdmdlemine (H) 23/11/2015 09:44 X

    Cet homme est une providence qui peut réellement et définitivement cicartiser les plaies profondes de la Mauritanie, réconcilier le pays avec soi, résorber de manière consensuelle et dépassionnée le passif humanitaire et le dossier de l'esclavage. Il peut être sollicité par les autorités (à l'instar d'un envoyé spécial de l'ONU) pour trouver des solutions curatives au vrai sens du mot aux problèmes politiques et sociaux de la Mauritanie dont bien sûr un médiateur pour le dialogue politique mauritano-mauritanien

  • pyranha (H) 23/11/2015 09:17 X

    Jamais je n’aurai pu imaginer de ma vie qu’un tel degré d’humanisme, de conscience, de courage et de dignité puisse exister dans ce pays majoritairement habité de lâches. Aucun commentaire ne vaut pour singulariser et magnifier la personnalité de cet homme que Dieu a mis sur terre.

  • rororo (H) 23/11/2015 09:13 X

    votre grandeur; votre esprit de dépassement est l'espoir de la Mauritanie, a vous seul(ou des gens comme vous bien que très rare), vous symbolisé que la cohésion sociale, et le vivre ensemble (dans le respect mutuel) est possible. respect pour votre courage, Mon colonel!

  • Gorkovitch (H) 23/11/2015 09:09 X

    OUI! Colonel, bien que vous soyez impliqué de près ou de loin à ces faits macabres, souillant le 28 novembre, NOUS PEUPLE MAURITANIEN, réclamons, non vengeance ou représailles MAIS JUSTICE et SANCTION, en commençant par lever l'amnistie qui a été accordée aux responsables des ces actes ignobles. Et que JUSTICE soit faite.

  • tarhilgazra@yahoo.com (H) 23/11/2015 08:33 X

    Il nous a bien édifié encore. Il nous a aussi moralisė mais il ne nous a pas proposé les solutions techniques pour rendre justice . ou faut il une révolution.

  • Kène Wahdé (H) 23/11/2015 08:19 X

    Admirable ce monsieur que je respecte beaucoup.Un mauritanien pure souche comme il n,en existe plus. Cependant j'ai peur pour sa vie. J 'ai peur pour sa sécurité. Qu'Allah le protège. Amine.