02-06-2016 23:30 - Droit de réponse à Mariem mint Derwich et ses inconditionnels, à propos de l’Anthologie de littérature mauritanienne francophone (éditions Joussour/Ponts, 2016)

Droit de réponse à Mariem mint Derwich et ses inconditionnels, à propos de l’Anthologie de littérature mauritanienne francophone (éditions Joussour/Ponts, 2016)

Mamadou Kalidou BA - Après sa parution il y’a de cela deux semaines, aux éditions Joussour/Ponts, l’Anthologie de littérature mauritanienne francophone a fait l’objet d’une présentation en amphithéâtre, à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Nouakchott, le jeudi 26 mai 2016.

La veille de sa présentation, j’avais accepté la proposition de Bios Diallo qui souhaitait que je réponde à certaines interrogations pour vulgariser l’ouvrage.

Je crois que c’est la publication de cette interview qui a déclenché une polémique surprenante à propos de ce livre. Une polémique qui s’est amplifiée au fil des jours au point de surprendre toute la communauté universitaire, habituée, il faut bien le dire, à travailler dans l’ombre sans jamais qu’ailleurs, on s’intéresse à notre actualité scientifique.

Car disons-le au passage – et le lecteur de ces lignes se rendra bien compte que ce fait n’est point fortuit – la majorité des co-auteurs de cette anthologie ont publié des ouvrages critiques précédemment, sans jamais que leurs publications suscitent non pas l’émoi, mais simplement la curiosité de la classe intellectuelle mauritanienne.

Notre aîné Idoumou ould Mohamed Lémine est co-auteur, avec Nicolas Martin-Granel Georges Voisset de Guide de littérature mauritanienne. Une anthologie méthodique (L’Harmattan, 1992, 204 pages).

Mbouh Séta Diagana a publié ses Eléments de la littérature mauritanienne de langue française. Mon pays est une perle discrète (L’Harmattan, 2008, 233pages) et co-auteur avec moi et Mamadou ould Dahmed de deux autres ouvrages : La poétique de l’histoire dans les littératures africaines francophones (L’Harmattan, 2014, 251 pages) et du numéro spécial de Littérature mauritanienne de langue française de la revue italienne Interculturel Francophonies (Lecce, N°26, 2014, 304 pages).

Le doyen Mamadou ould Dahmed a publié Le héros monstrueux. Une lecture psychanalytique du personnage romanesque de Stendhal (L’Harmattan, 2014, 233 pages) et enfin, moi-même, avant ces ouvrages collectifs ci-haut mentionnés, j’ai publié deux ouvrages critiques : le premier intitulé Le Roman africain francophone post-colonial. Radioscopie de la dictature à travers une narration hybride (L’Harmattan, 2009, 254 pages), et le second, Le Roman africain francophone contemporain. De la narration de la violence à la violence de la narration. (L’Harmattan, 2012, 204 pages).

Cependant, bien rares sont les Mauritaniens qui, en dehors de l’université, étaient au courant de notre existence, ni entant que chercheurs isolés, ni en tant que membres d’une unité opérationnelle de recherche (le GRELAF). Et voilà qu’après cette ultime publication, la Mauritanie intellectuelle se réveille de sa torpeur – mieux vaut tard que jamais, pourrait-on se réjouir – et s’intéresse enfin à ce que nous faisons au temple du savoir. Sauf que lorsque les férus de l’actualité ordinaire s’intéressent à ce que nous faisons, ce n’est, hélas, ni pour leur curiosité pour la science, ni pour leur goût de l’évaluation objective de notre travail. Mais pour proposer leurs épaules à une pleurnicharde qui chiale, se débat, crie, fulmine, peut-être même se jette-t-elle par terre, parce que des chercheurs ont osé publier une Anthologie de littérature mauritanienne francophone, dans laquelle ils ne disent mot de sa poésie !

Et sans même prendre le temps d’aller consulter notre ouvrage, les amis de Mariam Derwich, dont beaucoup de respectables journalistes – le lobby de la chroniqueuse du journal Le Calame – s’engouffrent dans la brèche, sans réfléchir ; il faut coûte que coûte défendre, que dis-je ? Venger la « collègue » à la grande gueule pour s’assurer de sa sympathie.

Mêmes de respectables journalistes tombent sous le piège de « Njeddo Dewal, mère de la calamité », pour nous accuser, à main levée ! Le cas de Mohamed Hanefi, pour qui j’ai toujours eu un grand respect, est un exemple patent. Il versait dans l’amplification en nous reprochant d’avoir également omis, Tène Youssouf Gueye et Djibril Zakaria Sall, pourtant troisième et quatrième auteurs traités dans l’anthologie !

De quoi nous accuse-t-on en réalité ? D’avoir dit du mal de Mariam mint Derwich ou de quelqu’un d’autre ? Non ! D’avoir mal rédigé l’ouvrage ? Non ! D’avoir terni l’image de la Mauritanie, à travers l’exposition d’un pan de sa littérature ? Encore non !

Eh bien, mes collègues enseignant-chercheurs, Mbouh Séta Diagana, Mamadou ould Dahmed, Manuel Bengoéchéa, Idoumou ould Mohamed Lémine, Achraf Md Abdelkader et moi, nous serions accusés de n’avoir pas consacré un chapitre de notre anthologie à Mariam mint Dewiche. Que dis-je, il s’agit plus que d’une accusation, on nous condamne ! Quel est notre crime ? Celui de lèse-star ! Nous y voilà !

Parce que Madame Derwiche se considère comme la star représentative de la littérature féminine, mauritanienne, francophone, qu’elle a l’habitude de raconter à ses amis de l’hexagone et d’ailleurs qu’elle était l’écrivaine mauritanienne la plus célèbre, qu’elle est une icône en RIM, il était inacceptable, inimaginable qu’une Anthologie de littérature mauritanienne francophone paraisse sans mentionner, ni son nom, ni sa seule œuvre littéraire ! En « l’oubliant » - je pose les guillemets parce que ce n’est pas un oubli – nous ôtions à la prétendue star la possibilité de parader dans les cafés parisiens, notre anthologie en main, montrant, à qui voulait lui accorder son attention, que son cher pays la magnifiait !

Alors la chroniqueuse de Le Calame, jure de nous faire la peau, en nous vilipendant dans la presse et sur les réseaux sociaux, comme si nous n’avions pas, comme elle, accès au clavier et à internet ! Par pudeur et magnanimité, mes collègues et moi avons observé le silence, malgré la véhémence de ton « ton » et la gratuité tout à la fois mesquine et lamentable de ses attaques. Et lorsque mon collègue Idoumou tente de la raisonner, en s’expliquant, elle n’a d’autres réaction que celle de le trainer dans la fange de ses propos infamants et amers.

Eh bien Mme Derwich, moi je te réponds que ton unique recueil de poésie érotique, intitulé Mille et un je, ne mérite pas de figurer dans notre Anthologie de littérature mauritanienne francophone. Je n’ai vu dans ces textes qu’une timide imitation du courant romantique français que tu t’es efforcée de pasticher maladroitement ! Pour faire de la poésie, Mme, attend d’abord de recevoir la visite des muses, comme Oumar Ba, Djibril Zakaria Sall, Ousmane Moussa Diagana ou tout simplement Aichétou mint Ahmedou ! Fais un tour dans son site et admire les formidables « Tbra » en français d’Aichétou mint Ahmedou, tu sauras alors pourquoi ton seul recueil n’a pas eu de succès chez les amateurs de la bonne et belle déclamation, encore moins chez les spécialistes !

Et puis, sois cohérente, au moins avec toi, jusqu’au bout ! Tu écris que nous n’avons produit qu’une « hontologie ». Alors tu devrais te réjouir que ton bestseller ne figure pas dans notre « torchon » ! Seulement, au lieu de cela Mme se met en colère au point de tomber en syncope ! Par ton amertume mal assumée, tu avoues, malgré toi, qu’il faut bien compter avec notre modeste avis. Et celui-ci est que ton texte n’est pas prêt à entrer dans le programme de nos étudiants.

Mes collègues et moi ne sommes à la solde de personne et ne serons certainement jamais à la tienne ! Nous sommes des penseurs libres ! Libres dans le choix de nos corpus ! Libres dans notre discours critique ! Libres d’apprécier ou de détester les écrits des uns et des autres. Et c’est au nom de cette liberté que ton fameux « Mille et un moi, pardon, un je » n’a pas été jugé éligible dans notre auguste Anthologie. Mais puisque Mme se considère comme une sommité intellectuelle dont l’omission doit entrainer l’apocalypse, alors il lui reste toujours une issue : regrouper ses amis et produire une anthologie de littérature mauritanienne (si tu préfères franco-mauritanienne) dans laquelle ton Mille et un je, pourrait trouver une place de choix ! Je crois que nous attendrons longtemps…

Sinon ? Sinon, tu peux toujours pleurer, chroniquer, appeler à la rescousse tes amis de la presse ! Je reste de marbre ! De marbre comme cette caravane qui ne se laisse point impressionner par les aboiements des chiens qu’ils soient du désert, de la savane ou de l’autre rive de l’Atlantique. Enfin, soi-dit au passage, tu peux écrire ce que tu voudras, mais à partir de maintenant, je répondrais à chacune de tes sorties sur ce sujet ! Dieu, merci tu n’as le monopole ni sur la langue de Molière, ni sur le clavier !

Mamadou Kalidou BA

Coordinateur de l’Anthologie de littérature mauritanienne francophone



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 19
Lus : 2548

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (19)

  • Eclair (H) 03/06/2016 17:12 X

    M BA. J’ai lu quelques-uns de vos articles, et j'avais admiré votre courage politique : ce franc-parler si opposé à la langue de bois à laquelle beaucoup de Mauritaniens nous ont habitués ; mais, ce qui fait la force d’une dénonciation politique est une faiblesse dans un échange épistolaire entre pairs, lequel requiert un minimum de courtoisie et de délicatesse. En manquant d’élégance à ce point, on se met à vous soupçonner de n’être ni civil ni subtil. C’est triste pour vous, et cela ne dessert ni ne rend plus crédible ce que vous écrivez. Votre choix est souverain, mais il est discutable. Soyez moins péremptoire dans le propos, et plus modeste. Elle aurait bien dû figurer dans votre anthologie. Elle y a entièrement sa place. Et même une place de choix.

  • demba04 (H) 03/06/2016 15:49 X

    Il y a des bouts qui manquent dans mon dernier commentaire: Demba04 A force de vouloir parler de tout en se prenant pour plus savant que les autres on raconte des inepties. Safi Ba, de Bababé, blogueuse et écrivaine, auteur de Les chameaux de la haine, femme et mauritanienne n'est pas non plus dans l'anthologie ; trouvez d'autres arguments: http://mariannefrey.webnode.fr/products/les-chameaux-de-la-haine-de-safi-ba/ http://www.vitry94.fr/actualites/fiche/safi-ba-lafricaine-qui-marche/?cHash=8de444428eed12a50112fbf02e3be812 Bakari Séméga, Mauritanien, noir et écrivain, auteur de La vierge du matin, n'est pas dans l'anthologie: https://books.google.com/books?id=fWK9BgAAQBAJ&pg=PA6&lpg=PA6&dq=Bakary+s%C3%A9m%C3%A9ga,+la+vierge+du+matin&source=bl&ots=D_iKbI7IdB&sig=kMj25Jo0a7O57f-CLS1AiFxCwOY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiezZivhozNAhUBVGMKHTyUA3UQ6AEIHjAA#v=onepage&q=Bakary%20s%C3%A9m%C3%A9ga%2C%20la%20vierge%20du%20matin&f=false Tidiane Koita, Mauritanien, noir auteur de trois romans dont L'auberge des indésirables, et Parcours inachevé d'un enfant noir n'est pas non plus dans l'anthologie https://books.google.com/books?id=_N4f2BjEqd8C&dq=tidiane+koita&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjO1-rVhozNAhVY12MKHRZUD3gQ6AEIITAB https://books.google.com/books?id=jLumNATQtjIC&pg=PA5&dq=tidiane+koita&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjO1-rVhozNAhVY12MKHRZUD3gQ6AEIKjAD#v=onepage&q=tidiane%20koita&f=false Ly Jibril Hamet, mauritanien, noir, écrivain, n'est pas dans l'anthologie.... Alors il faut arrêter ce délire pour un ouvrage qui a beaucoup de lacunes mais qu'on ne peut accuser de racisme juste parce qu'une mint qui n'a publié qu'un recueil (d'ailleurs qui sont les vraies auteurs de Mille et un je?) mais a une grande gueule et des amis complaisants.

  • demba04 (H) 03/06/2016 15:31 X

    A force de vouloir parler de tout en se prenant pour plus savant que les autres on raconte des inepties. Safi Ba, de Bababé, blogueuse et écrivaine, auteur de Les chameaux de la haine, femme et mauritanienne n'est pas non plus dans l'anthologie ; trouvez d'autres arguments: http://mariannefrey.webnode.fr/products/les-chameaux-de-la-haine-de-safi-ba/ http://www.vitry94.fr/actualites/fiche/safi-ba-lafricaine-qui-marche/?cHash=8de444428eed12a50112fbf02e3be812 Bakari Séméga, Mauritanien, noir et écrivain, auteur de La vierge du matin, n'est pas dans l'anthologie: https://books.google.com/books?id=fWK9BgAAQBAJ&pg=PA6&lpg=PA6&dq=Bakary+s%C3%A9m%C3%A9ga,+la+vierge+du+matin&source=bl&ots=D_iKbI7IdB&sig=kMj25Jo0a7O57f-CLS1AiFxCwOY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiezZivhozNAhUBVGMKHTyUA3UQ6AEIHjAA#v=onepage&q=Bakary%20s%C3%A9m%C3%A9ga%2C%20la%20vierge%20du%20matin&f=false Tidiane Koita, Mauritanien, noir auteur de trois romans dont L'auberge des indésirables, et Parcours inachevé d'un enfant noir n'est pas non plus dans l'anthologie https://books.google.com/books?id=_N4f2BjEqd8C&dq=tidiane+koita&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjO1-rVhozNAhVY12MKHRZUD3gQ6AEIITAB https://books.google.com/books?id=jLumNATQtjIC&pg=PA5&dq=tidiane+koita&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjO1-rVhozNAhVY12MKHRZUD3gQ6AEIKjAD#v=onepage&q=tidiane%20koita&f=false Ly Jibril Hamet, mauritanien, noir, écrivain, n'est pas dans l'anthologie.... Alors il faut arrêter ce délire pour un ouvrage qui a beaucoup de lacunes mais qu'on ne peut accuser de racisme juste parce qu'une mint qui n'a publié qu'un recueil (d'ailleurs qui sont les vraies auteurs de Mille et un je?) mais a une grande gueule et des amis complaisants.

  • leguignolm (H) 03/06/2016 15:30 X

    Pour le cas de Meriem, s’est ne pas parce qu’elle a des amis plus que les autres. Non ! S’est parce qu’elle a été la première à exprimer son amertume aux lecteurs considérés comme des juges (bien sur ceci est un sous entendu). Voila « à cause de pourquoi » qu’elle a eu profité d’un soutient fort. Il ne faut pas aller à la hâte pour trancher un fait sans la deuxième version des faits à moins que tu sois payé ou tu sois prit d’une prise à part

  • habouss (H) 03/06/2016 15:00 X

    @CheikhaFall, tu es plus que ce que tu ne crois, en tout cas tu es mon Professeur, comme c'est beau quand on parle de ce qu'on connait, je te tire bien bas mon chapeau ! Tu files la modestie à ce beau monde qui veulent se mettre au crochet du boucher. Bravo !

  • SAF-B.F.L. (F) 03/06/2016 15:00 X

    @Moutalli, tu dois avoir honte avec ton disque rayé toujours parlant de racisme. Ton commentaire par rapport aux, est comme une mouche dans le lait caillé, qu'il faut retirer. Lilaahi wa rassoulilihi, ait pitié de ton âme et accomplit le Pèlerinage à la Mecque; et à ton retour consacre-toi au Chapelet!

  • habouss (H) 03/06/2016 14:53 X

    @Moutalli , LE FOU de Ould Abdel Aziz, toi tu as juré de ne voir en Mauritanie qu'en Beydane, tu as un vrai problème, moi je pensais que tu étais un intelligent mais fou, mais tu n'as même pas cette chance, car rien qu'en regardant autour de cette table, tu pouvais te rendre compte qu'il s'agit d'une décision prise par une majorité Baydane !

  • salomon3 (H) 03/06/2016 13:14 X

    Salamou aleikoum Vraiment, j'ai l'impression que nous nageons en plein délire: - Les auteurs disent qu'ils ont arrêtés la rédaction de l'ouvrage en 2012. C'est un argument bien recevable et je trouve que sur ce point Mariam ne fait pas preuve de bonne foi en le refusant. Tous ceux qui publient, même des articles ou des chroniques dans un journal, savent qu'il y a une date au delà de laquelle même si vous tombez sur une perle elle ne pourra plus faire partie de l'ouvrage (ou du journal) bouclé. C'est élémentaire. Alors dire comme Mariam que c'est un faux argument ce n'est pas faire preuve de bonne foi. - Comment faire de l'amalgame en faisant de Mariam "une victime" alors que beaucoup d'autres écrivains ont aussi été oubliés? S'il y a complot ou rejet c'est alors contre tout ce beau monde; pourquoi alors tout ramener à la seule Mariam? Est-elle la plus brillante? (sur quelles bases?) La seule qui compte? Il faut arrêter un peu le nombrilisme et le narcissisme. C’est facile de s’entourer d’une bande d’amis facebook qui vous chantent tous les matins que vous êtes la meilleure et la plus belle mais demandez-vous s’ils sont objectifs ou si c’est juste pour vous cirer les pompes. Ce n’est pas non plus une façon élégante et intellectuelle que de braquer une arme sur la tempe des autres pour les obliger à aimer et à parler de vous ou de votre petit recueil. - Quant aux auteurs de l'anthologie, il va falloir qu'ils nous expliquent pourquoi des ouvrages parus avant 2012 n'en font pas partie (et là objectivement, leur argument devient fragile): Habib Ould Mahfoudh, Ly Jibril Hamet, Safi Ba (auteur de Les Chameaux de la haine), Tidiane Koita (Le parcours inachevé d'un enfant noir, 2008; L'auberge des indésirables, 2010; en plus de Kaedi ville éternelle certes paru en 2016), Karim Miske, Bellinda Mohamed, Ibrahima Athié (auteur de Aller-retour seuls. Le Parisien, Dakar actu, Telesud, Kassataya... en ont parlé http://www.leparisien.fr/espace-premium/oise-60/le-journaliste-ibrahima-athie-dedicace-son-premier-livre-27-04-2014-3797587.php Comme vous le voyez Mariam est loin 'être la seule oubliée ni la meilleure. Elle a juste la chance d'avoir plus d'amis et d'être plus prétentieuse que les autres.

  • Marathon International de... (H) 03/06/2016 11:21 X

    Mon frère et ami @GORKOVITCH, merci de votre témoignage. J'attends toujours une adresse e-mail où je souhaite vous y répondre de toutes vos sorties. Ce que la personne ne réussit pas à réaliser dans la Non-Violence et la Grandeur elle ne le réalisera jamais dans la violence, l'impolitesse et la mauvaise conduite. Mon invitation à Nouadhibou reste maintenue. Mohamed HAIDARA Dg Marathon International de Nouadhibou

  • Gorkovitch (H) 03/06/2016 10:37 X

    Camarades universitaires et "intellectuels", méditez le commentaire de @DG Marathon de NDB et revenez à la raison. Une anthologie n'est jamais exhaustive dans le choix du corpus (surtout en milieu universitaire car il y a toujours du subjectif selon l'objectif qu'on veut atteindre). Cette Anthologie, une première au pays est à encourager et à améliorer pour une prochaine réédition. Cessez ces coups bas et travaillez ensemble pour d'autres échéances. LA LUTTE CONTINUE! LE PEUPLE VAINCRA!

  • mohamed hanefi (H) 03/06/2016 10:15 X

    Mon ami Kalidou Ba. Je crois, à votre tour que vous m'avez mal compris. Au contraire, j'ai un grand respect et une profonde admiration pour le travail que vous avez accompli. Si j'ai cité Tène Youssouf Guèye (paix à son âme), ce n'est pas pour signifier qu'il a été exclu, mais pour rappel de ce grand homme que j'ai eu à côtoyer lors de mes recherches de mémoire de fin d'études. Un homme grand et un grand homme dans tous les sens de tous les termes. Le commissaire, ma mémoire a flanché pour me rappeler son nom. J'ai compris à travers le commentaire d'un intervenant sur Cridem que peut-être je me suis aventuré sur un terrain dont certaines sinuosités m'étaient inconnues et je l'ai dit dans le commentaire-réponse. Une anthologie, plus elle est exhaustive, plus elle est importante. Citer une femme comme Mariem mint Derwich ou un Habib Mahfoudh, ne fait de mal a personne. Au contraire plus on est de fous, plus on rit. Je dirais plus on est d'écrivains, plus on lit. De toutes les façons, je m'excuse si j'ai pu vous indisposer par mon intervention. Vous savez, moi Cridem, c'est comme la maison. Je jette un mot quand le sujet me capte. Mais je suis toujours prêt à me rétracter si je fais une gaffe. Bon vendredi à toi et à vous.

  • hachmi (H) 03/06/2016 09:30 X

    Mariem, t'es une grande dame que nous aimons depuis des années sur le Calame et ce Site, il ne faut se laisser envahir par la passion qui fait que souvent on dit des choses qui dépensent notre pensée, la preuve cette réplique que te fait Mr Bâ est pertinente et doit t'amener à clore le débat : "Et puis, sois cohérente, au moins avec toi, jusqu’au bout ! Tu écris que nous n’avons produit qu’une « hontologie ». Alors tu devrais te réjouir que ton bestseller ne figure pas dans notre « torchon » !"

  • filddubled60 (H) 03/06/2016 09:03 X

    Le choc de deux nombrilismes: une femme qui publie un recueil et se croit déjà incontournable dans la littérature et qui s’autoproclame "foutue bonne écrivain" (je rêve) et un chercheur qui n'en laisse pas passer une. Il faut avouer quand même que pour cette fois, la dame exagère. Il ne suffit pas d'avoir un club d'amis qui vous disent chaque matin que vous êtes la meilleure pour le croire.

  • Marathon International de... (H) 03/06/2016 08:38 X

    Monsieur BA Mamadou Kalidou Je ne peux que dire dommage car ŒIL pour ŒIL finit toujours par rendre aveugler les humains. Et encore dommage car le débat a perdu sa valeur par la tournure prise. Pour la réussite de toute œuvre humaine il faut de la Tolérance, de la Grandeur, de la Discipline et une dose de politesse et de modestie. Les 4 bases de la CULTURE définies par l’un de mes Maîtres le Grand Emmanuel KANT sont Cultiver, Discipliner, Moraliser et Civiliser dans son livre Traité Pédagogique publié en 1803. La Littérature Mauritanienne de Langue Française n’a pas besoin de ce genre de comportements qui rappellent certains de nos hommes politiques. Portez-vous très bien et bonne journée ! Mohamed HAIDARA Dg Marathon International de Nouadhibou

  • CheikhaFall (F) 03/06/2016 02:26 X

    Moi qui n’ai aucun diplôme et qui n’ai rien écrit encore, je me suis intéressée à l’écriture de l’auteur principal de cette « auguste » anthologie, universitaire de son état et en charge donc de l'enseignement du français à nos enfants. Voilà ce qu’il écrit : « La majorité des co-auteurs de cette anthologie ont publié des ouvrages critiques précédemment, sans jamais que leurs publications suscitent (sic) non pas l’émoi mais simplement la curiosité de la classe intellectuelle mauritanienne. (Admirez ce présent du subjonctif qui n’exprime pas l’aspect accompli dans la subordonnée ! Un élève de quatrième année du collège aurait employé soit le passé du subjonctif « aient suscité » soit le plus-que-parfait du subjonctif « eussent suscité ») « Dieu, merci tu n’as le monopole ni sur (sic) la langue de Molière, ni sur (sic) le clavier ! (Admirez encore l’emploi par ce descendant de Molière de la préposition « sur » au lieu de la préposition « de » !)

  • sndioro (H) 03/06/2016 01:46 X

    Le monde de la littérature est en action, huh!

  • Moutalli (H) 03/06/2016 01:22 X

    Vous êtes vous-même le porte-drapeau de l'antibeydanisme dans ce pays et le chef de file d'un quarteron de racistes à l'Université de Nouakchott et à la faculté des lettres précisément qui s'est juré de "déconstruire le régime de Mohamed Ould abdel Aziz"!

  • DocteurM (H) 03/06/2016 00:08 X

    Notre Mariam nationale nous avait ainsi induits en erreurs, nous les mathématiciens et autres scientifiques. Là c'est clair, il s'agit d'un travail d'universitaire. C'est comme que toute publication médicale ne saurait être publiée dans dans le Lancet ! Ceci étant dit je demande à Mariem et à Mr Bâ de clore ici le débat et d'enterrer la hache de guerre , car entre intellectuels et gens civilisés, il ne faut pas en arriver à se lancer des noms d'oiseaux qui sont perspective, comme au marbatt.

  • LEKRATOTIEN (H) 02/06/2016 23:52 X

    Franchement j'avais plaidé pour Mariam, mais à lire M. Ba, je me retire et je m'en excuse. Le débat est ouvert, vivement l'écriture.