23-01-2007 12:10 - Interview de Messaoud Ould Boulkheïr, président de l’APP

Interview de Messaoud Ould Boulkheïr, président de l’APP

a écrit : 23 janvier 2007 :

« Bonne gouvernance, transparence: de beaux mots creux! »
C'est un Messaoud Ould Boulkheïr exténué, mais serein, de retour de l'Est du pays la veille de notre rendez-vous, que je rencontre au siège de l'APP à Nouakchott. La poignée de main est ferme, et les mots sortent avec aisance: le point de vue d'un des hommes d'expérience de notre petite et complexe scène politique, sur la pré campagne actuelle pour la présidentielle de mars 2007, sur les soubresauts au CFCD, la naissance du Mitaaqh, le Darfour... Entretien.

La Tribune: Un certain consensus s'était dégagé au lendemain du 3 août, avec les espoirs que la transition suscitait. Un consensus incité par les médias, la société civile et les partis. Aujourd'hui, on a l'impression que ce consensus s'effrite, car la réalité mauritanienne (finances et politique) s'avère moins changée que prévue. Qu'en pensez-vous?
Messaoud Ould Boulkheïr: Un consensus initial s’était dégagé effectivement, car le CMJD portait les germes d’un nouvel espoir avec ses engagements qui rendaient optimistes une population exténuée par les deux dernières décennies de dictature. C’était inespéré pour des mauritaniens menés de main de fer pendant au moins douze ans! Mais ces engagement ont été foulés, brisés. On s’en rend mieux compte aujourd’hui. Pour notre part, nous avons toujours eu des réserves. Si cette confiance se délite, c’est qu’il y a eu de sérieux ratés!
Au lieu de rassurer en prouvant dans les actes que «rien ne sera plus comme avant», il a plutôt rassuré l’ancienne classe dirigeante et corrompue: les nominations ont été effectuées dans les mêmes terreaux socio politiques que sous le régime déchu! Il y a un réel fossé entre les annonces et les actes. Cela est d’autant plus désolant que les municipales et législatives ont montré la volonté des citoyens de rompre définitivement avec le passé.

Un consensus initial s’était dégagé effectivement, car le CMJD portait les germes d’un nouvel espoir avec ses engagements qui rendaient optimistes une population exténuée par les deux dernières décennies de dictature. C’était inespéré pour des mauritaniens menés de main de fer pendant au moins douze ans! Mais ces engagement ont été foulés, brisés. On s’en rend mieux compte aujourd’hui. Pour notre part, nous avons toujours eu des réserves. Si cette confiance se délite, c’est qu’il y a eu de sérieux ratés! Au lieu de rassurer en prouvant dans les actes que «rien ne sera plus comme avant», il a plutôt rassuré l’ancienne classe dirigeante et corrompue: les nominations ont été effectuées dans les mêmes terreaux socio politiques que sous le régime déchu! Il y a un réel fossé entre les annonces et les actes. Cela est d’autant plus désolant que les municipales et législatives ont montré la volonté des citoyens de rompre définitivement avec le passé.
La Tribune: Vous avez été le premier à dénoncer les écueils de la transition, notamment vos réserves quant à l’impartialité du CMJD dans le nouveau paysage politique qui se dessine chaotiquement. Pensez-vous que vos critiques vous isolent sur la scène politique actuelle?
Messaoud Ould Boulkheïr: Cela m’isolerait si mes soupçons de départ étaient infondés. Mais le temps m’a donné raison. J’ai été un administrateur civil pendant assez longtemps pour connaître quelques arcanes de la scène politique mauritanienne. Je le dis sans ambages et sans prétention. J’ai toujours dit ce que je pensais. Les militaires ont essayé de saboter les partis pérennes en multipliant les candidats indépendants. Ce n’est un secret pour personne, le CMJD a un favori. Un cadre de l’APP a été reçu par un gradé de l’armée envoyé par le CMJD ces jours-ci, pour discuter comme il me l’a rapporté sur des solutions alternatives pour prolonger éventuellement le mandat actuel du gouvernement de transition. C’est confus dans mon esprit donc, d’autant qu’il y a eu des manifestations publiques pour promouvoir un tel cas de figure! On en saura plus dans les semaines à venir. Mais l’intérêt du pays, et cela ne doit échapper à personne, est que le processus de transition se termine dans les délais prévus.

Cela m’isolerait si mes soupçons de départ étaient infondés. Mais le temps m’a donné raison. J’ai été un administrateur civil pendant assez longtemps pour connaître quelques arcanes de la scène politique mauritanienne. Je le dis sans ambages et sans prétention. J’ai toujours dit ce que je pensais. Les militaires ont essayé de saboter les partis pérennes en multipliant les candidats indépendants. Ce n’est un secret pour personne, le CMJD a un favori. Un cadre de l’APP a été reçu par un gradé de l’armée envoyé par le CMJD ces jours-ci, pour discuter comme il me l’a rapporté sur des solutions alternatives pour prolonger éventuellement le mandat actuel du gouvernement de transition. C’est confus dans mon esprit donc, d’autant qu’il y a eu des manifestations publiques pour promouvoir un tel cas de figure! On en saura plus dans les semaines à venir. Mais l’intérêt du pays, et cela ne doit échapper à personne, est que le processus de transition se termine dans les délais prévus.
La Tribune: Quid de votre candidature aux présidentielles justement? Surtout à présent que la CFCD semble s'être auto disloquée après l'annonce à Kiffa de la candidature de Ahmed Ould Daddah, le départ de Mohamed Ould Maouloud et celui du FP?

Messaoud Ould Boulkheïr: Malgré tout cela, la CFCD existe toujours. Elle a été créée pour unir des efforts, accepter de participer à la renaissance du pays, ensemble. Mais à l’impossible nul n’est tenu. Dès le départ il n’était pas question d’une candidature unique. Et malgré la défection du Hatam et du FP qu‘il ne m‘est pas permis de critiquer, et les candidatures de chaque parti affilié à la CFDC (la sienne se fera le jeudi 19 janvier- ndlr), la stratégie a toujours été de s’unir autour de la liste du CFDC qui passerait le premier tour. De plus, après analyse, il nous a semblé impossible de cristalliser notre union en une seule candidature: trop de querelles intestines nous auraient affaiblis.

Malgré tout cela, la CFCD existe toujours. Elle a été créée pour unir des efforts, accepter de participer à la renaissance du pays, ensemble. Mais à l’impossible nul n’est tenu. Dès le départ il n’était pas question d’une candidature unique. Et malgré la défection du Hatam et du FP qu‘il ne m‘est pas permis de critiquer, et les candidatures de chaque parti affilié à la CFDC (la sienne se fera le jeudi 19 janvier- ndlr), la stratégie a toujours été de s’unir autour de la liste du CFDC qui passerait le premier tour. De plus, après analyse, il nous a semblé impossible de cristalliser notre union en une seule candidature: trop de querelles intestines nous auraient affaiblis.
La Tribune: On a l'impression que la structure sociale mauritanienne, n'est pas prête de changer, niée par des mentalités trop sclérosées par le passé... Comment l'envisagez-vous dans les prochaines années?
Messaoud Ould Boulkheïr: On s’attendait à ce que le CMJD agisse d’une quelconque façon sur les mentalités et comportements de la société mauritanienne. Cela peut se faire sans dirigisme, mais avec conviction, par une sensibilisation de masse. La mise à l’écart d’une frange de la population est toujours d’actualité. Des communautés différentes vivent sur le même sol, mais n’ont pas les mêmes chances de réussite dans la vie, à cause d’un système biaisé par une élite incompétente.

On s’attendait à ce que le CMJD agisse d’une quelconque façon sur les mentalités et comportements de la société mauritanienne. Cela peut se faire sans dirigisme, mais avec conviction, par une sensibilisation de masse. La mise à l’écart d’une frange de la population est toujours d’actualité. Des communautés différentes vivent sur le même sol, mais n’ont pas les mêmes chances de réussite dans la vie, à cause d’un système biaisé par une élite incompétente.

La Tribune: La transparence financière et la bonne gouvernance, avec la question de la corruption sous-jacente: quel état des lieux feriez-vous de ces fers de lance de la politique de transition du CMJD?

Messaoud Ould Boulkheïr: Bonne gouvernance, transparence: de beaux mots creux! Après plus d’une vingtaine d’années de gabegie, on ne se départit pas comme ça de la corruption et de la mauvaise gestion. Surtout que la plupart des nominations interviennent dans l’ancien sérail du «déchu»; alors où est cette rupture, cette transition dont on nous rabat les oreilles?
La Tribune: Pensez-vous avoir commis beaucoup d’erreurs dans votre vie politique? Il y en a une que vous regrettez particulièrement?

Messaoud Ould Boulkheïr: je commets des erreurs chaque jour. Je suis contre l’autoritarisme, qui fait de l’individu un mouton docile, sans maîtrise aucune sur sa destinée. Dans ce sens, je n’ai jamais pu me contenter de demi convictions dans les rangs du parti. Je me suis ainsi peut-être aliéné quelques alliés. Lors des municipales, des trahisons ont eu lieu contre nous, mais aussi du fait de quelques éléments rebelles dans notre parti, comme à Nouadhibou par exemple; je pense que cela vaut pour plusieurs partis: les trahisons ont été faites à l’encontre des consignes soumises au sein du CFCD! J’ai souvent été déçu dans ce sens, car j’attends que les actes de tous que les actes soient conformes à la parole donnée. Malheureusement les ambitions personnelles prennent encore trop souvent le pas sur une entité plus élevée telle que le parti ou l'Etat.
je commets des erreurs chaque jour. Je suis contre l’autoritarisme, qui fait de l’individu un mouton docile, sans maîtrise aucune sur sa destinée. Dans ce sens, je n’ai jamais pu me contenter de demi convictions dans les rangs du parti. Je me suis ainsi peut-être aliéné quelques alliés. Lors des municipales, des trahisons ont eu lieu contre nous, mais aussi du fait de quelques éléments rebelles dans notre parti, comme à Nouadhibou par exemple; je pense que cela vaut pour plusieurs partis: les trahisons ont été faites à l’encontre des consignes soumises au sein du CFCD! J’ai souvent été déçu dans ce sens, car j’attends que les actes de que les actes soient conformes à la parole donnée. Malheureusement les ambitions personnelles prennent encore trop souvent le pas sur une entité plus élevée telle que le parti ou l'Etat.

La Tribune: Vous semblez tenir votre caractère rebelle de votre famille, notamment de votre mère. Vous racontez dans la biographie consacrée sur votre blog, que vous ne menez de combat que contre vous-même, pour vous forger un caractère, atteindre vos limites, être un homme...
Messaoud Ould Boulkheïr: J’ai toujours pensé, et cela m’a guidé toute ma vie d’adulte, que l’on doit continuellement tendre à s’améliorer, à se dépasser. Je ne sais pas si les tribulations de ma famille, rebelle c’est vrai,m’ont marqué dans ce sens: je n’ai jamais eu confiance qu’en mon caractère sans concessions pour évoluer dans une société inégalitaire. Très jeune je me suis dit que sans argent, sans lignée noble, je ne me ferai respecter, qu’en liant mes actes à mes paroles. Cela m’a souvent créé des problèmes d’ailleurs…

J’ai toujours pensé, et cela m’a guidé toute ma vie d’adulte, que l’on doit continuellement tendre à s’améliorer, à se dépasser. Je ne sais pas si les tribulations de ma famille, rebelle c’est vrai,m’ont marqué dans ce sens: je n’ai jamais eu confiance qu’en mon caractère sans concessions pour évoluer dans une société inégalitaire. Très jeune je me suis dit que sans argent, sans lignée noble, je ne me ferai respecter, qu’en liant mes actes à mes paroles. Cela m’a souvent créé des problèmes d’ailleurs…
La Tribune: Vous évoquez souvent le rôle symbiotique que devrait jouer la Mauritanie dans le rapprochement entre l’Afrique noire et le monde arabe, de par sa situation géographique, multiculturelle, et historique. Cela vous semble encore plus urgent aujourd’hui?
Messaoud Ould Boulkheïr: Une des grandes erreurs sur le plan de la politique étrangère du régime «déchu» avait été de sortir de la CEDEAO. Sa seconde erreur est sous-jacente à la première, et relative au fait qu’elle n’a jamais pu s’imposer et compter réellement dans le Maghreb. La Mauritanie est un carrefour extraordinaire, culturellement et géographiquement, mais nous n’avons pas su profiter de nos ressources culturelles et de cette position stratégique. Nous devrions être une sorte de trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, mais nous demeurons une sorte de no man’s land sans repères. Ce rôle aurait dû être d’autant plus aisé à remplir qu’un lien fort devrait nous unir plus que nous diviser: l’Islam.

Une des grandes erreurs sur le plan de la politique étrangère du régime «déchu» avait été de sortir de la CEDEAO. Sa seconde erreur est sous-jacente à la première, et relative au fait qu’elle n’a jamais pu s’imposer et compter réellement dans le Maghreb. La Mauritanie est un carrefour extraordinaire, culturellement et géographiquement, mais nous n’avons pas su profiter de nos ressources culturelles et de cette position stratégique. Nous devrions être une sorte de trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, mais nous demeurons une sorte de no man’s land sans repères. Ce rôle aurait dû être d’autant plus aisé à remplir qu’un lien fort devrait nous unir plus que nous diviser: l’Islam.
La Tribune: La situation au Darfour présente des aspects similaires culturellement et historiquement avec la situation chez nous, selon certains observateurs. Qu’en pensez-vous?

Messaoud Ould Boulkheïr: Mais le Soudan est noir dans sa quasi-totalité! Donc socialement il n’y a pas d’analogie en la Mauritanie et ce pays. D’autant qu’il n’a été arabisé que depuis à peine deux siècles maintenant. C’est aberrant de faire une telle comparaison, car ce qui se passe là bas résulte plus d’une acculturation qui a mal tourné, que d’un massacre ethnique. La seule analogie que je retiendrais serait le fait que l’intolérance n’est l’apanage d’aucun peuple, et qu’elle n’est tout le temps le fruit de la couleur de peau, de la religion, mais aussi parfois de la cupidité. C’est une tendance de l’espèce humaine malheureusement. Et pourtant, croyez-moi, ce qui se passe au Soudan et ce qu’il y a de plus grave actuellement au monde. Ça me touche presque plus que ce qui se passe chez nous!

Mais le Soudan est noir dans sa quasi-totalité! Donc socialement il n’y a pas d’analogie en la Mauritanie et ce pays. D’autant qu’il n’a été arabisé que depuis à peine deux siècles maintenant. C’est aberrant de faire une telle comparaison, car ce qui se passe là bas résulte plus d’une acculturation qui a mal tourné, que d’un massacre ethnique. La seule analogie que je retiendrais serait le fait que l’intolérance n’est l’apanage d’aucun peuple, et qu’elle n’est tout le temps le fruit de la couleur de peau, de la religion, mais aussi parfois de la cupidité. C’est une tendance de l’espèce humaine malheureusement. Et pourtant, croyez-moi, ce qui se passe au Soudan et ce qu’il y a de plus grave actuellement au monde. Ça me touche presque plus que ce qui se passe chez nous!
La Tribune: un dernier mot sur les exécutions de Saddam et de ses pairs en Irak, et sur le fait que sa mort le transforme en véritable héros dans une grande partie du monde arabe?
Messaoud Ould Boulkheïr: Que dire? Ce n’était certainement pas la justice qui a parlé dans ces exécutions humainement indignes. Je suis contre la peine de mort. La mort de tout homme me blesse. Quand on entend le glas, on ne se demande pas pour qui il sonne, disait un poète. Maintenant, sur la question de son martyr, chacun choisit ses héros, ou on a les héros qu’on mérite.

Propos recueillis par Mamoudou Lamine Kane




khalilou a écrit : 22 janvier 2007 : Présidentielle 2007 : L’APP investit Messaoud Ould Boulkheir

Samedi 20 janvier, aux environs de 17 heures trente, l’espace public situé entre la nouvelle maison de jeune et le centre de formation professionnelle et technique est noir de monde et rose de banderoles. Vers 18 heures, une 4X4 blanche s’immobilise devant la tribune. Sur fond d’applaudissements et de cris, descend Messaoud Ould Boulkheir.

Il monte sur le podium, serre quelques mains et lance à la foule : « L’APP a décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle du 11 mars 2007. Au moment où je déclare solennellement entériner cette décision, je mesure à sa juste valeur l’immense responsabilité qui en découle, à une époque de notre histoire où de grands espoirs sont nés, et qui étaient, il y peu, irréalisables du fait de décennies de dictature, d’arbitraire, de marginalisation et de gabegie. »

En tête des propositions du candidat Messaoud Ould Boulkheir, la mise en place d’un Etat de droit et d’une démocratie réelle. Comment ? « Par des amendements institutionnels qui renforcent la cohésion des différentes composantes du peuple mauritanien et qui consacrent une véritable séparation des pouvoir et en particulier au niveau des attribution du Président de la République.» L’APP, en effet fait partie de ceux qui pensent que la constitution actuelle donne trop de pouvoir au chef de l’exécutif.

Le leader de l’APP a proposé, pour le renforcement de l’unité nationale « une solution équitable de tous les dossiers se rapportant aux droits humains, loin de tout règlement de compte, dans le cadre d’une réconciliation nationale qui met fin à la fracture héritée de la période antérieure. ».

Concernant la diplomatie, le candida Ould Boulkheir propose «une opérationnalisation de l’Union du Maghreb Arabe pour permettre la réalisation de ses grands objectifs et dépasser l’ensemble des problèmes qui entravent sa marche victorieuse.» Il a proposé aussi la réintégration de la CEDEAO et le soutien de la cause palestinienne, l’unité et les intérêts du peuple irakien tout en refusant avec énergie son occupation. Dans le discours du candidat de l’APP, il n’a pas été question des relations entre la Mauritanie et l’Etat hébreu.

Pour l’économie, Messaoud Ould Boulkheir a proposé « la mise en Å“uvre d’une politique économique équilibrée qui permet le développement du pays avec ses capacités intrinsèques et l’aide non liée et qui met fin à l’hégémonie des politiques des institutions monétaires internationales aux conditionnalités iniques. »

Dans le discours du candidat de l’APP, il a été question de la promotion d’une justice sociale par la lutte contre « l’esclavage et toutes les pratiques assimilées » la lutte contre le chômage, la participation politique effective de la femme….

Concernant la culture, il a été fait état dans le discours « de la promotion d’une politique culturelle et scientifique qui garantit la sauvegarde et le développement de notre patrimoine culturel et permet de tirer le meilleur profit de la civilisation moderne et éviter ses aspects négatifs. » Cette promotion se fera par, entre autres, un appui multiformes au centres traditionnels de conservation des sciences islamiques et de la langue arabe et la création de nouvelles institutions pour jouer ce rôle.

Ecole et santé gratuites

Le système éducatif nationale, avec Messaoud Ould Boulkheir, se fera « sur la base de langues nationales et ouvert sur les langues vivantes internationales. » Il a été question aussi de « la sauvegarde et du développement de acquis réalisés dans le domaine de l’arabisation et de la promotion des langues nationales (poular, soninké et wolof) pour qu’elles puissent occuper la place qui est la leur, comme langues officielles » Autrement dit, à terme l’APP vise l’élévation au rang de langues officielles le poular, le soninké et le wolof.

Enfin, la proposition la plus osée du discours de candidature de Mesaoud : « La gratuité de l’éducation et de la santé pour tous et la garantie d’un logement décent pour tous. » Comment rendre l’école et le dispensaire gratuits pour tous les mauritaniens ? Comment sera financée cette gratuité ? Peut être qu’avant la fin de la campagne l’APP nous en dira plus.

Après avoir décliné ses propositions, Messaoud s’est adressé aux militaires en ces termes : « Je met en garde le CMJD contre les suites possibles de ce que nous remarquons ces jours ci et l’assure que la crédibilité dont il a bénéficié est soumise à rude épreuve. J’ose espérer que le CMJD entendra raison pour préserver sa crédibilité et son honneur, dans l’intérêt bien compris du pays et des citoyens.»

Mohamed Ould Maouloud, Ahmed Ould Daddah, Saleh Ould Hanane et Messaoud Ould Boulkheir. Tous les grands leaders de la CFCD sont candidats à la présidentielle de mars 2007.

« Ratisser large par des candidatures multiples susceptible de mobiliser différents électorats qu’une candidature unique aurait été incapable de réunir, aller au deuxième tour et le tour est joué avec le report des voix.» Toute la stratégie de la CFCD repose sur un deuxième tour. Il y aura fort probablement second tour. Mais les partis de la coalition ne seront pas les seuls pourvoyeurs de voix.

Khalilou Diagana

Encadré

Fera-t-il mieux qu’en 2003 ?

Messaoud Ould Boulkheir, âgé de 62 ans, est né à Néma. Il est membre fondateur en 1978 du mouvement haratine "El hor" ("Libre), Messaoud Ould Boulkheir est l'ancien chef du parti "Action pour le changement" (AC), dissous en janvier 2002 par le régime de Ould Taya. A la présidentielle de 2003, il avait obtenu 4,98% des suffrages, perdant largement face au président sortant Maaouiya Ould Taya qui avait été élu avec le pourcentage officiel 67,02% des voix. Cette élection de 2003, comme tous les scrutins d’avant trois août avait été jugée non transparente par l’opposition. Avec les garanties de transparence actuelles, le candidat Ould Boulkheir et son parti espèrent jouer les premiers rôles.



21 janvier 2007 : Mauritanie/présidentielle: Ould Boulkheir, descendant d'esclaves, candidat

L'ancien opposant mauritanien Messaoud Ould Boulkheir, un Haratine (descendants d'esclaves), a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de mars qui doit consacrer le retour des civils aux commandes du pays après le coup d'Etat d'août 2005 en Mauritanie.

M. Ould Boulkheir, 62 ans, s'est engagé à "lutter contre l'esclavage et toutes les pratiques assimilées" lors d'un rassemblement samedi soir à Nouakchott devant près de 2.000 personnes, selon les radios locales qui ont rapporté ses propos dimanche.

L'esclavage a été aboli en Mauritanie depuis 1981 et a fait l'objet en 2003 d'une loi qui en renforce la répression. Toutefois il existe toujours dans les faits et continue de diviser l'opinion mauritanienne. Pratiqué depuis des siècles en Mauritanie, l'esclavage est traditionnellement de type domestique dans la société maure et intégré aux systèmes de castes chez les négro-mauritaniens, mais il n'a jamais fait l'objet d'estimations chiffrées, selon l'ONG mauritanienne SOS Esclaves.

"En dépit de l'ampleur de la tâche, j'ai accepté de me porter candidat à la présidence de la République, fort du passé militant de notre parti", l'Alliance populaire progressiste (APP), a déclaré l'ex-opposant, président de cette formation forte de cinq députés élus à l'Assemblée nationale.

Il a notamment promis d'oeuvrer au "renforcement de l'unité nationale par une reconnaissance et un respect mutuel sur la base d'une égalité dans les droits et devoirs, sans discrimination aucune" pour mettre fin "à la fracture héritée de la période antérieure.

Natif de Néma (sud-est) et membre fondateur en 1978 du mouvement haratine "El hor" ("Libre), Messaoud Ould Boulkheir est l'ancien chef du parti "Action pour le changement" (AC), dissous en janvier 2002 par les autorités mauritaniennes de l'époque.

Il s'était présenté pour la première fois à la présidentielle en 2003 et avait obtenu 4,98% des suffrages, perdant largement face au président sortant Maaouiya Ould Taya qui avait été officiellement été déclaré élu avec 67,02% des voix.

Près d'une vingtaine de personnes ont déjà annoncé leur candidature à la présidentielle. Les postulants peuvent déposer leurs dossiers jusqu'au 25 janvier.

JeuneAfrique



20 janvier 2007 : Ould Boulkheir annonce sa candidature et s'engage à appliquer la justice sur tous

Le président de l'Alliance Populaire Progressiste M. Messoud Ould Boulkheir a annoncé aujourd'hui sa candidature aux prochaines élections présidentielles, prévues le mois de mars prochain. Il s'est engagé à faire des réformes constitutionnelles pour protéger et renforcer l'union nationale, en garantissant les droits des plus démunis.

Dans un meeting tenu ce samedi soir le 20/01/2007 et devant la nouvelle maison des jeunes, Ould Boulkheir a prononcé un discours dans lequel il a déclaré : « Je suis déterminé à apporter des amendements constitutionnels pour renforcer la cohésion nationale; consacrer la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire; et réduire la domination du pouvoir exécutif sur les autres pouvoirs, particulièrement les prérogatives du président de la République. »

Il a ajouté : « il est nécessaire d'abroger toutes les lois limitant les libertés; de construire une armée nationale capable de protéger le territoire national et ouverte à tous les citoyens; d'abolir l'esclavage et établir une justice sociale, garantissant l'égalité et une vie décente pour tous les citoyens et l'élimination du chômage au sein des jeunes. »
Ould Boulkheir s'est engagé à faire participer la femme dans la vie politique; prendre soin des personnes âgées et des pauvres; nommer les personnes selon leurs qualifications et lier les salaires avec les prix. Il a insisté sur son intention de : « présenter l'Islam comme la religion de l'union, de la liberté, de la tolérance et de l'humanisme; et combattre les fausses interprétations de l'Islam à des fins politiques et de justification d'injustices politiques, sociales et économiques. »

A la fin de son discours, Ould Boulkheir a déclaré qu'il est important de rappeler au CMJD les engagements qu'il a tenu ces derniers mois et qui sont à l'origine de l'unanimité au sein de la classe politique. Il a averti des conséquences de toutes remises en cause de ces engagements.

Ould Boulkheir est considéré comme l'un des principaux hommes politiques mauritaniens. Il a milité dans le mouvement El-Hor pour l'abolition de l'esclavage. Il a été nommé par Ould Taya ministre du développement rural entre 1984 et 1988. Il a été secrétaire général de l'UFD/ère nouvelle, qu'il quittera en 1994 pour créer le parti Action pour le Changement.

Al-Akhbar.Info




20 janvier 2007 : Massoud candidat

Massaoud Ould Boulkheir, président de l’Alliance Populaire Progressiste, devrait annoncer officiellement sa candidature samedi 20 janvier 2007.

L’entrée en course pour la présidentielle de mars 2007 du président de l’APP, attendue depuis longtemps, fait suite à celle de Ahmed Ould Daddah, qui a lancé sa candidature à partir de Kiffa.

Comme Ahmed Ould Daddah Massaoud Ould Boulkheir annoncera son ambition pour la présidence de la République lors d’un meeting que son parti organise pour la circonstance, le 20 janvier 2007, vers seize heures de l’après-midi, dans l’aire qui jouxte l’actuelle Maison des Jeunes.

Nouakchott Info



20 janvier 2007 : Messaoud Ould Boulkheir candidat aux élections présidentielles de mars 2007


M. Messaoud Ould Boulkheir, président de l'Alliance Populaire Progressiste (APP) a annoncé, aujourd'hui, samedi, sa candidature aux élections Présidentielles de mars 2007.

C'est ce qui ressort d'un communiqué remis à l'AMI par son parti, l'APP qui a décidé en effet, de présenter son président, candidat à la magistrature suprême du pays.

L'annonce de cette candidature, ajoute le communiqué, se fera au cours d'un meeting populaire qui sera tenu ce jour, samedi après-midi, à la Nouvelle Maison des Jeunes.

AMI

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