19-06-2017 17:16 - Après la désobéissance de l’autorité législative (sénateurs), l’autorité judiciaire (juges) sort de son silence

Après la désobéissance de l’autorité législative (sénateurs), l’autorité judiciaire (juges) sort de son silence

Adrar-Info - Le Club des juges Mauritaniens a publié ce dimanche soir un communiqué très ferme qui porte beaucoup de critiques au pouvoir exécutif, représenté par le ministre de la Justice Maitre Brahim Ould Daddah.

Ce communiqué, le premier de son genre de par sa rigidité, énumère plusieurs exemples qu’il décrit comme étant des images d’humiliation que l’Etat porte aux juges qui sont le pivot central de l’autorité judiciaire ….

Ce communiqué, que certains considèrent comme le début d’une nouvelle rébellion cette fois-ci venant de l’autorité judiciaire, après quelques semaines de la fronde des sénateurs, qui a conduit à une crise constitutionnelle que les autorités au pouvoir tentent de surmonter par des voies considérées, du point de vue de nombreux observateurs, de violations de la loi….

Nous notons que la nouvelle déclaration du club des juges est arrivée en réaction à un certain nombre d’incidents dont le dernier, est l'humiliation subie par l’ancien procureur de la république de Nouakchott Ouest, connu pour son intégrité et son honnêteté professionnelle El Khalil Ould Ahmed suite à une affaire d’agent de la sécurité routière irrespectueux de l’autorité judiciaire pour lequel le président de la république a pris part et ordonné au ministre de la justice de limoger le procureur d’une manière jugée humiliante par les juges.

Lire la suite : http://www.tawary.com/spip.php?article32149

Traduit par Adrar.Info



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 3
Lus : 2566

Commentaires (3)

  • Hammejerel (H) 19/06/2017 20:35 X

    Notre justice n’est ni impartiale ni indépendante et n’est pas le troisième pouvoir (judiciaire) d’autant plus que les désignations ou nomination ne sont pas basées sur le mérite. Notre juge l’ apprendra à ses dépens que la règle en Mauritanie est celle des étoilés qui sont au dessus de toutes les lois de la république font et défont tous les commis de l’état. Si ceux qui tranchent les litiges en faisant application des lois sont bâillonnées, peut on parler d’un état de droit. Au lieu d’améliorer le fonctionnement de la justice, l’avocat qui a tronqué sa toge, sa liberté d’action et de parole contre l’argent et la compromission, jette l’huile dans le feu, et le brasier qui s y déclarerait l’emporterait sans aucune forme de procès Le fait, sous d’autres cieux, de confier la fonction de juger à une autorité qu’à un pouvoir réel n’est pas anodin. En tant qu’autorité, la justice doit demeurer éloignée des forces politiques, ce qui est une façon d’instituer son indépendance, mais en même temps séparée du cœur de la souveraineté, ce qui est une autre façon d’assurer son affaiblissement. Notre juge est justement tombé dans ce piège mortel en effet la junte étoilée est au dessus de toutes les lois. Leurs respects est une ligne rouge à ne pas franchir, je suis sur que sa nomination était parrainée par un Général.

  • a.bennan (H) 19/06/2017 19:27 X

    Tandis pour nos juges véreux et macros de l'Etat: combien de fois ont ils défendus injustement l'État au détriment des citoyens concernant leurs droits spoliés par la Snim et toutes les autres entreprises publiques et privées.Notre justice est sabote par cesjujes et le Président lui même en plus du tribalisme qu'il encourage énormément.Une vraie justice est le véritable moteur infaillible du développement ultra rapide de la Nation.

  • Hamdoulah (H) 19/06/2017 19:08 X

    Il y'a juge et jugé, comment peut on respecter ceux sans diplôme probant ? Tous des juges de la famille telle de la tribu telle ! Non vous serez difficilement respectés étant donné les tares que vous traînée.