11-09-2017 15:01 - En images : Journalistes sous contrôle judiciaire, sit-in de dénonciation des restrictions de libertés

En images : Journalistes sous contrôle judiciaire, sit-in de dénonciation des restrictions de libertés

Une poignée de journalistes mauritaniens de la presse indépendante a organisé lundi un sit-in de dénonciation, pendant que leurs collègues mis sous contrôle judiciaire dans l’affaire Ould Ghadda se présentaient à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Le 1er Septembre dernier, la justice mauritanienne a placé sous contrôle judiciaire Ahmed Ould Cheikh, directeur de publication du Calame, de Moussa Ould Samba Sy, directeur de publication du Le Quotidien de Nouakchott, et de Rella Ba, directrice générale du portail francophone cridem.org.

"Nous sommes là pour soutenir nos collègues qui sont victimes d’une agression du fait de leur profession de journaliste qui est aussi devenu un secteur à abattre pour le régime de Ould Abdel Aziz", a affirmé à CRIDEM le journaliste Camara Seydi Moussa, par ailleurs, directeur de publication "La Nouvelle Expression".

Les journalistes qui observaient le sit-in portaient des pancartes dénonçant l’étranglement, le musellement de la presse ainsi que la confiscation des libertés.

"Faire du journalisme n’est pas un crime", pouvait-on lire sur l’une des pancartes portée par la sénatrice Malouma Mint Meidah, elle aussi, mise sous contrôle judiciaire, mais qui a tenu à manifester sa solidarité avec les journalistes mis sous contrôle judiciaire.

Par Babacar Baye NDIAYE

©Cridem 2017

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Commentaires (4)

  • overview (H) 11/09/2017 16:17 X

    @abouth, ça ne vous gène pas lorsque la presse étatique et privée fasse les louanges du régime, pire lorsque les institutions étatiques et privées fassent campagne pour le Président (Tout en UN) sous l'intimidation des impôts et de l'IGE. la vraie raison pour les 4 journalistes est que le pouvoir veux éteindre les voix discordantes.

  • overview (H) 11/09/2017 16:11 X

    @el makhlough, leurs pancartes témoignent plutôt de la précarité dans lesquels travaillent les journalistes. s'ils ne disposent pas de fond pour organiser des manifestations alors comment peuvent-t-il déstabiliser un état rien qu'avec des écrits sur la gabegie, les marchés de gré à gré.

  • abouth (H) 11/09/2017 15:52 X

    Aucun journal fermé ou menacé de l'être, aucun site électronique interdit ou menacé de l'être; les éditoriaux-communiqués politiques pondus par les directeurs des quatre publications, incriminés sont de plus en plus acerbes à l'endroit de la majorité et de ses choix en matière de gestion publique. Pourquoi alors, dans ces conditions, certains, pour des raisons politiciennes et malhonnêtes, veulent absolument nous convaincre qu'il s'agit d'atteinte à la liberté de la presse ou de représailles contre les milieux anti-référendum?! Non, le problème est beaucoup plus trivial que ça: la justice soupçonne des ex-sénateurs, quatre journalistes et deux syndicalistes d'avoir trempé dans un scandale de corruption; elle entrain de mener ses enquêtes pour savoir ce qu'il s'est passé. Menaces sur les libertés de la presse, syndicale ou politique: fantasmes, écran de fumée, fuite en avant et manipulations...

  • el makhlough (H) 11/09/2017 15:29 X

    Bande de pingres ,vous n'avez pas honte,même vos pancartes témoignent du peu d'intérêt que vous portez au métier ...