31-10-2017 17:00 - Une multitude des contraintes contemporaines confèrent à la femme de se marier sans tuteur, prêche l’Erudit Mohamed Lemine Chah

Une multitude des contraintes contemporaines confèrent à la femme de se marier sans tuteur, prêche l’Erudit Mohamed Lemine Chah

Elweva - L’Imam de la Mosquée Elkhiv, dans la moughataa de Teyarett à Nouakchott, l’Erudit Mohamed Lemine Chah, a livré sa fatwa sur une question sociale, d’extrême importance, dans notre monde d’aujourd’hui.

Se fondant sur plusieurs versets et hadiths, prônant la facilité dans la Charia, dont (Coran) « Allah veut pour vous la facilité, et non la difficulté » ; « Allah veut vous alléger (les obligations), car l'homme a été créé faible. » ; « Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants. »;

et Hadiths du Prophète « Chaque fois que le Prophète () avait à choisir entre deux options dont l’une était plus facile que l’autre, Il choisissait la plus facile tant qu’elle ne comportait pas de péché ; s’il s’agissait d’un péché, Il s’en éloignait plus que quiconque. » (Hadith rapporté par Muslim), Cheikh Mohamed Lemine Chah, prêche en faveur du mariage de la femme sans tuteur.

Eu égard à la place qu’occupe la femme dans nos sociétés contemporaines, ministres, cheffes d’établissements, de familles et de personnes et compte-tenu de la forte prévalence de la désintégration familiale, du refus de nombreux pères d’assumer leurs responsabilités et du recours de certains tuteurs aux biceps pour des mobiles fictifs,

Si la femme épouse de son propre gré, un homme apte, par conclusion du contrat ou charge un homme parmi les croyants, que les autres conditions de l’union sont réunies, c’est-à-dire, les témoins, la dot et l’endroit sûr, le mariage devient légal, ne devant pas faire l’objet d’une opposition de son tuteur.

Ceci, en sachant que, l’aptitude par descendance, n’existe pas dans l’Islam.

Par contre, sont pris en considération, la rectitude morale, la capacité de supporter les peines et les charges conjugales.

L’Erudit abonde en arguments religieux pour justifier ce privilège accordé à la femme, face à une multitude de contraintes contemporaines.

Extraits traduits par Cridem



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Commentaires (3)

  • moukhabarat (F) 03/11/2017 12:23 X

    On ne s'improvise pas moufti comme on ne s'improvise pas professeur de cardiologie. Il doit se taire et se faire oublier...

  • mdmdlemine (H) 31/10/2017 20:29 X

    je reprends le commentaire interrompu involontairement : "j\'admire énormoment la reconversion et l\'ascension spéctaculaire de cet homme, grand intellectuel, adoubé avec l\'âge par la théologie et les sciences, cumulant autant de savoir contemporain, Chah est une bibliothèque qu'il faut pour la modernité pour nous débarasser de nos érudits esclavagistes, arrièrés, conservateurs et obstacles à la modernité qui n'est pas antagonisme avec une bonne foi Tous mes compliments

  • jakuza (H) 31/10/2017 18:28 X

    C'est bien une fatwa, c'est mieux une loi! Comme le soutenait un ancien magistrat "ce qu'il faut c'est légiférer à chaque fois pour éviter le conflit des fatwas"!