27-12-2017 18:30 - Mauritanie: à cause d'une "pénurie" de papier, toute la presse écrite dans la tourmente

Mauritanie: à cause d'une

Le360 - La crise du papier au niveau de l'Imprimerie nationale de Mauritanie s'est aggravée ce mercredi, avec la non-parution des quotidiens gouvernementaux "Chaab" et "Horizons". Aujourd'hui, c'est toute la presse mauritanienne qui est confrontée à la crise.

Les kiosques de vente de la presse écrite en Mauritanie restent désespérément vides de nouvelles parutions depuis deux semaines du fait d’une pénurie de papier au niveau de l’Imprimerie nationale, qui édite les deux quotidiens gouvernementaux "Chaab" en arabe et "Horizons" en français, mais aussi la quasi-totalité de la presse privée.

La crise s’est subitement aggravée ce mercredi, avec la non-parution des deux quotidiens gouvernementaux (Chaab et Horizons).

Par ailleurs, et comme un malheur n'arrive jamais seul, les travailleurs de l’Imprimerie nationale n’ont pas encore touché leurs salaires du mois de novembre 2017.

Cela au moment où l’institution «tente désespérément de recouvrer une dette de 300 millions d’ouguiyas pour divers services et prestations fournis au profit de plusieurs institutions de l’Etat. Un montant qui n’a rien à voir avec la subvention annuelle, qui est une allocation sur le budget de l’Etat», explique une source bien informée.

La presse en Mauritanie est confrontée à de nombreuses difficultés. Ainsi, les cinq chaînes de télévision privées n’ont plus de signal depuis plus de 3 mois pour non-paiement de redevances.

Aujourd’hui, c’est la presse papier qui risque de rendre l’âme après une agonie de plusieurs années. Le Premier ministre, Yahya Ould Hademine, avait promis une solution de sortie de crise à l’occasion d’une rencontre avec un groupe d’éditeurs privés il y a quelques mois. Mais jusque-là, rien de nouveau.

Ces difficultés de la presse privée, et même gouvernementale, avec le black-out de ce mercredi dans les kiosques, interviennent à 18 mois d’une élection présidentielle de la plus haute importance pour ce qui est de l'application ou non du principe de l’alternance et du respect de la limitation des mandats présidentiels fixés à deux seulement, notent les observateurs, qui soulèvent de nombreux questionnements.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya




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Source : Le360 (Maroc)
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