06-05-2018 16:33 - Afrique Sahel : Le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le nord du Sénégal menacés par la pire faim depuis des années

Afrique Sahel : Le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le nord du Sénégal menacés par la pire faim depuis des années

Koaci - Les Nations-Unies ont appelé à une aide d'urgence pour plusieurs parties du Sahel, dont le Nord du Sénégal considérés comme des «zones à risque». Le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie sont aussi concernés, comme révélé par des organisations Onusiennes lors d’une conférence de presse en présence de KOACI.COM.

L’alerte est de trois agences des Nations-Unies à savoir l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance ( Unicef Rechercher Unicef ) et le Programme alimentaire mondial (Pam).

À les en croire, la sécheresse, la flambée des prix des denrées alimentaires et les conflits sont, entre autres, les causes de cette situation de précarité qui risque d’entraîner des millions de personnes dans la faim et la malnutrition.

«Si la communauté internationale n'agit pas maintenant. La sécheresse, la flambée des prix des denrées alimentaires et les conflits vont entraîner des millions de personnes dans la faim et la malnutrition dans certaines parties du Sahel», s’alarment-elles.

Selon les organisations onusiennes, cinq millions de personnes dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest auront besoin d'une aide alimentaire dans les mois à venir, suite à une sécheresse, mais les fonds actuels seront insuffisants pour prévenir la famine, ont déclaré jeudi les Nations-Unies.

Selon les organisations, il s’agit de la pire faim depuis des années, après que les pluies ont provoquées une faible croissance de la végétation. Six pays du Sahel, une ceinture semi-aride au-dessous du Sahara, font face à cette situation de haut risque, selon les experts.

Et même si le pic de la crise n'est pas encore atteint, les experts de l'agence pour enfants des Nations-Unies, l’Unicef, révèlent que davantage de moyens doivent être déployés dès maintenant pour prévenir les décès dus à la malnutrition en juin et en juillet.

«Pour une fois, les agences et nos partenaires appellent à l'action avant la tragédie. Nous devons agir maintenant, immédiatement, pour éviter que les enfants ne meurent», a déclaré la Directrice régionale de l'Unicef, Marie-Pierre Poirier, vendredi à Dakar.

Plus de 1,6 million d'enfants dans la région sont à risque de malnutrition aiguë sévère, soit 50% de plus que lors de la dernière crise alimentaire majeure du Sahel, en 2012, a aussi indiqué la patronne régionale de l'Unicef.

Qui précise que son agence s'attend à avoir besoin de 1,3 million de paquets d'aliments thérapeutiques pour sauver les plus vulnérables, «mais, elle n'a pu en commander que 700.000 jusqu'ici», regrette-t-elle.

La zone à risque comprend des parties du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, du sud de la Mauritanie et du nord du Sénégal. Une situation qui s’explique par le fait que le Sahel Rechercher Sahel n'a qu'une seule saison de croissance.

Ainsi, «si cela se passe mal en raison des chocs climatiques ou des conflits, les gens doivent survivre jusqu'à la prochaine», a déclaré Abdou Dieng, Directeur régional du Programme alimentaire mondial (Pam), qui note que cette année, de nombreuses familles ont déjà épuisé leurs stocks de nourriture destinés à durer jusqu'en septembre, et les éleveurs ont été contraints de migrer quatre mois plus tôt à la recherche d'herbe, ont indiqué les agences des Nations-Unies.

Collectivement, le Pam, l'Unicef et la Fao ont déclaré avoir besoin de 676 millions de dollars pour répondre à la crise.

Sidy Djimby Ndao, Dakar



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