14-05-2018 00:15 - Mauritanie: le boycott contre la filiale de Maroc Telecom s'intensifie

Mauritanie: le boycott contre la filiale de Maroc Telecom s'intensifie

Le360 - La campagne de boycott des services et produits de Mauritel, filiale de Maroc Télécom opérant sur le marché mauritanien, pourrait prendre une nouvelle tournure avec un ultimatum des abonnés, arrivant à échéance le 1er jour du mois de ramadan.

La campagne de boycott des services et produits de Mauritel, filiale de Maroc Télécom, opérateur historique des télécommunications en Mauritanie, pourrait connaître une intensification à partir du premier jour du mois de ramadan, attendu vers le 15 ou le 16 mai. Cette entreprise est détentrice du réseau le plus étendu du pays et du plus important contingent d’abonnés dans le pays.

La campagne contre Mauritel qui a été initiée sur les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp) sous le thème «Khallouha Tfaless, Laissez-le tomber en faillite» a fait des vagues, dans la presse et au sein de l’opinion mauritanienne. Les animateurs de la campagne exigent désormais le rétablissement des forfaits internet illimités avant le début du jeûne musulman, faute de quoi ils boycotteront les services de l’entreprise à compter de cette date.

Ici, à Nouakchott, certaines voix, à l’image de la Fédération de football de la République islamique de Mauritanie (FFRIM) qui entretient un fructueux partenariat avec l’opérateur de téléphonie depuis quelques années, se sont élevées pour «dénoncer une campagne calomnieuse et exprimer sa solidarité avec un sponsor du football mauritanien, et un partenaire qui a largement contribué à sa renaissance».

Une sortie à travers laquelle la Fédération de football pointe du doigt «des mains mystérieuses et malintentionnées». Cependant, au-delà des frontières et dans une partie de l’opinion marocaine, ce débat semble prendre une nouvelle tournure. Illustration avec ce tweet qui annonce que «la filiale de IAM en Mauritanie, Mauritel, est victime d’une campagne de boycott probablement lancée par l’Etat».



La main invisible de la puissance publique serait-elle derrière le brusque réveil, ou même «la rébellion», des abonnés et usagers des services et produits de la filiale de Maroc Télécom en Mauritanie? Difficile de donner une réponse ouverte à une telle interrogation.

Cependant, un constat basique est largement partagé par les clients de la société: «les services sont de très mauvaise qualité. Une réalité vécue au quotidien», affirme MOC, un haut cadre employé dans le privé. A.B., actif sur les réseaux de la société civile depuis plusieurs années, tempère, estimant que «les services offerts par les trois (3) opérateurs de téléphonie mobile en Mauritanie sont nuls. Pourquoi une campagne contre Mauritel uniquement alors que toutes ces entreprises doivent être logées à la même enseigne?»

Elles sont toutes victimes de la médiocrité de leurs prestations. Mais pour le moment, seule Mauritel fait face à un ultimatum. Une sommation diffusée dans des clips vidéo, des messages, des slogans et divers autres canaux de communication montrant des usagers jeunes et moins jeunes en ordre de bataille: «vous annulez la suppression des forfaits internet illimités, sinon, nous vous boycottons à compter du 1er jour du ramadan».

Les amendes pour «mauvaise qualité du service voix et DATA» prononcées de manière récurrente par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications, à la faveur de ses missions périodiques de contrôle, frappent, elles, à chaque fois tous les opérateurs sans distinction.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : Le360 (Maroc)
Commentaires : 1
Lus : 2749

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • Selmedine (H) 14/05/2018 01:07 X

    Cette stratégie silencieuse et dicrete déclenchée par le mahatma gandhi pour contrecarrer les intérêts anglais doit être étendue a la consommation des prodiits pétroliers (mani chari gas-oil) et aux produits importés .L'État doit réviser les prix de ces denrées pour doper les revenus fortement frappés par une sur évaluation des prix des matières énergétiques.