25-09-2018 20:30 - L'opposition offre des garanties au président pour une alternance en 2019 au Mauritanie

L'opposition offre des garanties au président pour une alternance en 2019 au Mauritanie

VOA Afrique - L'opposition radicale mauritanienne a invité le président Mohamed Ould Abdel Aziz à organiser une élection transparente en 2019 pour permettre une alternance pacifique, lui promettant en retour qu'il bénéficierait "de sa dignité et de son respect".

M. Ould Abdel Aziz, qui achèvera son second mandat en 2019, répète régulièrement qu'il ne tentera pas de modifier la Constitution pour se représenter, sans apaiser les soupçons de l'opposition, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres ou de ses partisans en faveur d'un troisième mandat.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion, l'opposition radicale a appelé à une transition en douceur "entre un président élu dont la victoire est reconnue par tous et un sortant jouissant de sa dignité et de son respect".

"Il est de l'intérêt du pays que le président sortant soit assuré, en quittant sa fonction, qu'il ne sera pas inquiété", a expliqué dans une conférence de presse l'un des dirigeants de l'opposition, Mahfoudh Ould Bettah.

Il faisait allusion à d'éventuelles poursuites, alors que l'opposition radicale accuse le chef de l'Etat de mauvaise gestion et d'atteintes aux droits de l'Homme.

L'opposition a par ailleurs dénoncé comme "une restriction des libertés" la fermeture lundi soir du "centre de formation des oulémas" à Nouakchott, accusé par les autorités de "dispenser un enseignement islamiste extrémiste" en relation avec les Frères musulmans.

La direction du centre a rejeté cette mesure, assurant dans un communiqué que l'établissement "dispense un enseignement scientifique et théologique à l'image des mahadras traditionnelles (écoles coraniques en Mauritanie) qui n'a rien à voir avec la politique".

Le créateur du centre, Mohamed Elhacen Ould Dedaw, considéré comme le principal représentant de la mouvance des Frères musulmans dans le pays, actuellement en Turquie pour des soins, a ajouté que son institution, n'avait "pas besoin d'autorisation d'enseigner" et poursuivrait "sa mission d'enseignement d'une manière ou d'une autre".

Cette fermeture intervient après la mise en garde lancée la semaine dernière par le président mauritanien contre l'islam politique, alors que le parti islamiste Tewassoul a confirmé son statut de principale force d'opposition aux élections législatives et locales, largement remportées par le parti au pouvoir.

"Il n'est pas normal qu'un seul parti utilise et s'accapare l'islam, ce n'est pas acceptable et ce ne sera plus accepté dans l'avenir", a déclaré M. Ould Abdel Aziz le 20 septembre, affirmant que des "mesures seront prises le moment venu".

Avec AFP



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : VOA Afrique
Commentaires : 3
Lus : 3279

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (3)

  • Baalel (H) 26/09/2018 15:35 X

    Transition en douceur mérite une retraite paisible pour nos chefs d'État qui passent la main avec tranquillité. il ne doit y avoir de règlement de comptes pour une transition pacifique entre le rentrant et le sortant Que dieu préserve notre pays du mal.

  • synthetiseur (H) 26/09/2018 14:56 X

    Immunité contre toute poursuite en échange d'une alternance démocratique suite à des élections transparentes.Oui pourquoi pas. Mais l'homme est il du genre à accepter le compromis? Question à mille balles.

  • moboco (H) 26/09/2018 10:01 X

    Le peuple mauritanien qui est profondément musulman n'a jamais eu de réel sentiment de haine ou de revanche vis à vis de tous ses présidents qui se sont succédés à sa tète car il sait au fond de lui qu'ils ont tous essayé, en patriotes, de faire avancer le pays autant que faire se peut avec les moyens dont ils disposaient. Et le président Aziz a incontestablement eu le bilan le plus honorable. Il a eu également eu la chance de terminer ses mandats sans s'être taché les mains de sang d'innocents et il peut donc partir la tète haute car comme il le dit lui même personne n'est indispensable dans la vie et surtout celle de la conduite des Etats… L'idéal serait que,pour terminer en beauté, ce départ s'organise dans le consensus pour une alternance transparente et apaisée...