15-03-2019 09:35 - Moi aussi j’étais à Oualata – 1 : Mes liens avec les Peuls/Par Oumar Ould Beibacar

Moi aussi j’étais à Oualata – 1 : Mes liens avec les Peuls/Par Oumar Ould Beibacar

Le Calame - Le 7 Mars 1969, mon père, alors chef d’arrondissement d’El Ghabra, actuel Barkéol, fut affecté, au titre de chef d’arrondissement, à M’bagne, donnant l’occasion, à notre famille, de cohabiter, pour la première fois, avec la communauté peule.

Originaire du Fouta Toro qui fonda le royaume du Tekrour, au milieu du 19èmesiècle, dans la basse et moyenne vallée du fleuve Sénégal, cette communauté avait été la première négro-africaine à se convertir à l’islam, au début du 11ème siècle, convaincue par les prêches d’Abdallah ibn Yacine.

En combattant aux côtés de l’almoravide Abou Bekr ibn Amer, des princes du Tekrour contribuèrent activement à la chute, en 1076, de l’Empire du Ghana composé de noirs majoritairement soninkés païens. On compte, dans la communauté peule, de grands savants prédicateurs et conquérants musulmans qui portèrent le flambeau de l’islam en Afrique noire.

Citons, à titre d’exemple, Ousmane Dan Fodio, grand érudit inspirateur de Cheikou Amadou, fondateur de l’Empire peul du Macina, au 19ème siècle, dans l’Est mauritanien et le Nord malien, ou El Hadj Oumar Tall, grand résistant djihadiste et fondateur de l’Empire Toucouleur.

Liens ancestraux avec les Peuls

Cette communauté a des liens, multiséculaires, d’alliance et de bon voisinage, avec les tribus arabo-berbères du Brakna, dont les plus célèbres sont ceux conclus entre les Oulad Abdallah et les Halaybes.

Ma grand-mère paternelle, Khadijetou Yéro Kane, est d’origine peule Ehl Modi Nalla, la famille de son grand-père Oumar Yéro Kane s’était entièrement beydanisée et dissimulée, dans la tribu Ehl Sidi Mahmoud du Guidimakha, fraction Lemjachta Ehl El Keihil où elle est identifiée, aujourd’hui, sous le nom de Ehl Yerou. Elle est domiciliée à Taghada, dans le département d’Ould Yengé.

Après mon arrestation, le 28 Novembre 2015, je reçus la visite de quelques notables parents d’Ehl Yérou. L’un d’eux me dit : «Il paraît que tu as été arrêté parce que tu défendais les Peuls. Tu ne sais pas qu’ils sont nos plus grands adversaires à Taghada ? – Tout ce que je sais », lui répondis-je, « c’est que vous êtes des peuls et devez profiter du nouvel état-civil pour reprendre votre nom, Kane, il est confirmé que les Ehl Modi Nalla sont des chérifs, plutôt que de vous identifier à des berbères. – C’est vrai», reconnut-il, « mais, par les temps qui courent, il n’est pas bon de s’affirmer peul, ils sont persécutés par le pouvoir. Attendons des jours meilleurs. »

Après un court séjour à l’école coranique du campement, mon père, fils unique, fut confié, à l’âge de dix ans, en vue de l’inscrire à l’école coloniale, par mon grand-père à son grand ami Ngalam Traoré, un agriculteur soninké hors pair, résident à Bakel mais également propriétaire de champs au Guidimakha mauritanien et à Mbout.

Bientôt titulaire du certificat d’études primaires, mon père avait assimilé, au cours de sa scolarité, les quatre langues parlées à Bakel, à savoir le soninké, le pulaar, le wolof et le bambara. En plus de sa langue maternelle, le hassaniya, il savait écrire et parler l’arabe et le français.

Le témoignage de ma mère

Au début du mois de Juillet 1969, je suis venu à M’Bagne, pour la première fois en vacances. J’ai tout de suite constaté que mes petits frères commençaient à parler le pulaar sans accent et intégraient bien le milieu, alors que ma maman, une terrouzia intelligente, généreuse et cultivée, comprenait elle aussi quelques mots, communiquant, de temps en temps, avec les domestiques, avec, elle, beaucoup d’accent. Quand j’ai interrogé ma mère sur ses impressions, quant à ce séjour de quatre mois en village peul, elle m’en fit le résumé suivant.

« Mon fils, pour connaître les valeurs d’une communauté, il faut absolument vivre avec elle, en son milieu naturel. M’Bagne est la capitale du canton, une entité comparable à l’Emirat. Le chef de canton est Abdoul Aziz Kane, décédé en 1960, les deux maisons que tu vois, dans cette même enceinte, lui appartiennent.

Dans celle à l’Est, avec cinq ou six pièces, habitent sa femme Hapsa Anne et ses enfants. Celle à l’Ouest, forte de quatre pièces, là où nous sommes présentement, est prêtée et non louée à l’administration, c’est là que se trouvent le domicile et le bureau du chef d’arrondissement.

Les Peuls sont, généralement, des pasteurs nomades, leur histoire se confond avec celle des vaches, de couleur blanche qui produisent beaucoup de lait, symbole, à leurs yeux, de bonne santé, et présente à tous leurs repas, l’élevage bovin leur est sacré et leur confère un prestige social, ils se marient entre eux, pour éviter de disperser leur troupeau ».

Mon père renchérit : « Le grand historien peul, Amadou Hampaté Ba, rapporte, dans ses livres, la légende suivante. Quand Dieu créa la vache, il créa le peul pour s’en occuper. Les Peuls ne vendent pas leurs vaches mais les laissent en héritage pour leurs enfants. Pour eux, la vache assure la continuité du peul ; sans vache, pas de peuls. »

« Ils disent aussi, reprit sa mère, « qu’en la vache il y a la baraka, barke nagge. Les Foulbés sont, habituellement, des nomades, spécialisés dans l’élevage bovin, les bergers peuls, comme ceux que tu connais à Touil Ehl Togba et à El Ghabra, suivent rarement leur troupeau.

C’est leur troupeau qui les suit. On dirait qu’ils communiquent. Depuis l’avènement de la colonisation, les Foulbés se sont sédentarisés. Certains historiens disent que les Peuls sont d’origine himyarite, arabes du Yémen, d’autres disent que particulièrement les Kane, tes oncles, ainsi que la famille régnante, ici, sont des chérifs, descendants du prophète Mohamed (PBL).

Aujourd’hui, les Peuls font partie intégrante de la société négro-africaine. C’est une communauté très nombreuse, s’étendant de la Mauritanie au Soudan, en passant par le Sénégal, le Mali, la Guinée, le Niger, le Nigéria, le Tchad, et le Cameroun, entre autres.

Tribus et castes

Comme nous, les Toucouleurs sont formés de tribus. A M’Bagne, il y en a deux grandes : les Hirlabés qui se trouvent à Mbagne, Niabina, Dabbé, le village du professeur Oumar Ba, Ndiawaldi, Sorimalé et Garalol. La deuxième tribu, les Hébiabés, habite à Bagodine, Dawlel, Ferrallo, Mbohé et Foundou Djéri.

Contrairement aux Maures, le sommet de la hiérarchie, chez les Peuls, est occupé par les marabouts qu’on appelle Torodos, puis suivent les guerriers, appelés les Théddos ; les pêcheurs, les Thuballos ; puis les autres, griots, forgerons, tisserands et esclaves. Ils vivent tous en très grande harmonie, dans un respect mutuel extraordinaire. Les Peuls sont un peuple fier, doté d’une rigueur morale à toute épreuve.

Les castes étant fondées sur les métiers, on peut, parfois, changer de caste, en changeant de métier. Par exemple, un thuballo qui abandonne le filet pour le livre devient torodo ; un torodo abandonne le livre pour le filet ou le fusil et devient thuballo ou theddo. A l’exception des esclaves, toutes les autres castes font partie de la noblesse.

Mais ce qui m’a le plus impressionné, chez les Toucouleurs, c’est surtout la rigueur de leur discipline et leur solidarité sans faille. Les plus âgés, quelle que soit leur caste, sont obligatoirement respectés par les plus jeunes.

Même pendant les repas : personne ne peut manger avant quiconque de plus âgé que lui et le plus jeune maintient le plat avec sa main gauche. Quand ils te croisent, ils te saluent toujours les premiers. Le salut est la plus grande marque de respect. Et plus la personne est âgée et plus elle est respectée, quelle que soit sa caste.

M’Bagne est une ville des Thouballo, les plus nombreux et généreux. Ils passent la majeure partie de leur temps à distribuer le produit de leur pêche aux plus nécessiteux, dans la plus grande discrétion. Les cultivateurs font la même chose, pendant la période de cueillette. Ainsi que les éleveurs. Al Hadji Samba Baidi Diop, dit El Hadji Sa – décédé en Juillet dernier, paix à son âme ! – est un thouballo très grand bienfaiteur.

Grand commerçant de M’Bagne, un des plus grands, il passe tout son temps à prêter son argent aux voyageurs nécessiteux au Sénégal ou qui ont de petits étudiants à prendre en charge. Ainsi qu’aux cordonniers, pêcheurs ou forgerons démunis, en attendant des jours meilleurs. On dirait que les commerçants de M’Bagne ne cherchent pas le profit mais, plutôt, la bienfaisance et la solidarité.

Foi et convenances

Les Peuls du département de M’Bagne sont de vrais croyants. Des trente-cinq villages que compte le département, très rares sont ceux qui ne sont pas dotés de mosquées construites par les villageois eux-mêmes. Celle de M’Bagne est très bien entretenue, les prières y sont régulièrement et correctement accomplies, à bonne heure.

Le département avait un ministre dans le gouvernement, Diop Mamadou Amadou, du temps de Moktar Ould Daddah c’est un thiouballo, un homme exceptionnel. Il vint ici en permission et rendit visite à toutes les familles dont les pères étaient plus âgés que lui, à commencer par la famille du chef de canton.

Il en fit ainsi, chez nous, avec beaucoup de courtoisie et de modestie. Tu vois cette femme assise sur sa chaise ? C’est Habsa Anne, une femme âgée mais très lucide et de forte personnalité. Elle se lève au petit matin, accomplit ses prières, puis commence à réveiller tous les enfants et étrangers majeurs, pour en faire de même et petit déjeuner.

Mais attention ! Ici, il y a des choses interdites : il ne faut jamais dire Do weni M’Bagne. Ici, c’est Mbagne. – Pourquoi ? », quémandai-je. Elle me répondit : « Au cours d’un des nombreux combats que menèrent les M’Bagnois contre leurs voisins, leur chef aurait été gravement blessé et à son retour à cheval, il aurait demandé aux populations qui l’avaient accueilli, « Do weni Bagne? » (C’est ici, M’Bagne ?). Depuis, prononcer cette interrogation est perçu, par les M’Bagnois, comme une provocation. »

« D’où tiens-tu toutes ses informations ? », lui demandai-je enfin. « Je me renseigne », me confia-t-elle en guise de conclusion, « auprès des arabophones m’bagnois ; surtout de Thierno Samba Tafsirou Ba, décédé en 1977, cadi du département de Mbagne et imam de la mosquée. Un homme très cultivé et courtois, puisse le Tout-Puissant l’accueillir en Son paradis. » (A suivre)



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Commentaires (18)

  • mystere1 (F) 20/03/2019 09:07 X

    Très belle histoire monsieur l'écrivain historien, ainsi si j'imagine bien, c'est une façon de nous flécher à nous tous citoyens mauritaniens de laisser ces hostilités raciales entre communautés ethniques, car au fond quand l'on creuse bien profondément parmi les généalogies de certaines personnes, on y découvre des liens issus d'autres sangs, donc une façon pour monsieur Boubacar de dire "arrêtez ces bêtises du genre tribal, nous sommes tous mélangés" ! donc au lieu de crier ou se venter "moi, moi" en se croyant supérieur à l'autre, vaut mieux se taire, car chaque peuple a son passé propre.

  • moukhabarat (F) 17/03/2019 16:31 X

    C'est bien écrit et bien documenté. Le problèmes est que les haalpular (toucouleurs + peuls) n'assument pas pleinement leur histoire. A preuve aucun d'eux ou très peu parlent du royaume du Tekrour. Ils l'occultent à tel point qu'ils disent que toucouleur est une déformation du mot français "Tout couleur" un mot inventé par le colonisateur... LOL

  • omso1981 (H) 16/03/2019 20:49 X

    Douddou(H),Je te pose la question suite à ton commentaire,Qui n'a pas de terroir? les yar 6irdugal comme tu le dis? Qui a créé le laamu satigueebe? Qui est Ousmane Dan Fodio? C'est des torodos? Non!,Qui est Sekou Amadou de macina? C'est un torodos?non! Amadou mo amadou,Non!,Almamy alpha yaya est il torodos?,non ce sont des Ful6es.

  • SAF-B.F.L. (F) 16/03/2019 19:34 X

    HÉÉÉ!!! BONNET YOO!!! Colounel mon mari m'a dit (Oui mon mari me dit tout ce qu'il pense et même ce qu'il ne pense pas; il me le transmet par osmose...! C'est génial non!); donc mon mari te remercie pour avoir bien fait la distinction entre les termes et les êtres: peul, toucouleur (de tekrour) et halpoular. Il te dit également que les ehl Mody nala sont originaire du trarza et sont d'origine sérère (Oulaad Baye Ndiouk) les Sérères et les Lébous (en évoluant donna les wolofs du Waalo) sont les premiers et authentiques habitants de la Vallée bien avant l'arrivée des autres peuplades que tu as citées dans ton texte. Toujours de mon mari car moi la canadienne de soucche je n'y comprends rien mais j'ai confiance en lui comme tu fais parler ta défunt mère.HÉÉÉ!!! BONNET YOO!!!

  • bleil (H) 15/03/2019 23:10 X

    Excellente prose de quelqu'un d'exceptionnel ... longue vie à ce genre de mauritaniens capables de vision stratégique pour la réhabilitation de la Mauritanie dont les paisibles populations ont souffert sous l'emprise des régimes militaires qui ont saccagé l'essentiel ...

  • bouniya (H) 15/03/2019 21:13 X

    Je vous respecte,seulement je crois que vous avez omis des choses importantes dans l'histoire de cette communauté. Quand on parle l'histoire des peuhls, le rôle des vaches est secondaire. Quand à moi arabo berbere comme vous ma grand mère est Fatma mint Hamadi qu'Allah lui accorde le Paradis, je considère que l'histoire de ce peuple se confond plus avec cette l'Islam et de l'Arabe en Afrique Quand on parle de savants peulhs de grâce parlez de El Hadj Souleyman Ball de l'état des Al Mamy je crois 33 corrigez moi SVP. Les savants de ce peuple se compte par millier et non du bout des doigts. Je crois que feu Abdel Aziz Kane est décédé en 1967; En tout cas à Dakar où il repose au grand cimetière de cette ville.

  • douddou (H) 15/03/2019 19:03 X

    omso1981 (H), tu vas te creuser les méninges , et les tourner en rond et tu ne pourras jamais démontrer que P+P= G. Sache que ton jugement est sans fondement et même stupide. Le colonel qui ne fut qu'un simple voisin des peul connait mieux que toi qui est sur une aute planète ton histoire si d'ailleurs tu es pur descendant de cette communauté. Comment oser dire que les peul sont différents des torodos ou je ne sais de quoi? C'est un petit groupe soi disant yar birdougal composé de petits complexés avait voulu berner le pouvoir politique de l'époque pour avoir des postes. En Mauritanie les familles se connaissent grandes comme petites. Celui qui n'a pas de teroir ne peut pas égaler celui qui a fait des révolutions et bati des royaumes fait des résistances contre le colonialisme , islamisé des paiens , il faut faire attentions sinon l'histoire est là

  • Ahmedabdallah (H) 15/03/2019 18:53 X

    La seule chose qui nous gêne dans cette sortie somme toute remarquable, comme à l'accoutumée, c'est que notre célèbre compatriote patriote et indubitablement préoccupé de manière sincère par la question de l'unité nationale, le colonel Oumar Ould Beibacar, c'est le fait d'avoir fait parler notre chère maman à nous tous! Mon colonel, vous auriez du parler directement vous-même! Cela aurait donné donné plus de consistance et de cohérence à votre travail par rapport aux dates des différents événements que vous mettez en exergue! Et nous osons espérer que dans votre prochaine publication que nous attendons avec impatience vous prendrez en compte notre remarque! Merci mon colonel

  • omso1981 (H) 15/03/2019 15:03 X

    Je suis desolé cher Oumar,quand vous parlez de peuls avec des vaches,ne parlez pas de KANE, les kanes sont des torodos,des marabouts.Quand vous parlez des peuls parlez de BAH,des DIALLO,des SOW ,des DEH ,c'est les véritables noms de famille de peuls.parceque il y'a une différence entre peuls et halpoular.Et les torodos ne sont pas sur le haut de la hierachie,Moi qui est peul ourouro, vous me placez où?,les deniankés ou les sayboobés sont des torodo? ? NON! les torodos sont plus nobles que moi et ces gens là?,la réponse est NON Tu ne connais pas bien les peuls,je te renvoie sur le livre de Amadou Hampaté Ba Amkoullel que tu as cité dans ton ,ton comprendra c'est quoi un Peul et c'est un quoi un halpoular ou toucouleur car vous ne connaissez pas bien les peuls

  • lottoundou (H) 15/03/2019 14:37 X

    Témoignage exceptionnel de la part d'un homme exceptionnel. Ould Beibacar un oiseau rare dans une basse -coure remplie de caquet os

  • hi (H) 15/03/2019 14:05 X

    Que vous soyez à Oualata ou ailleurs, vous ne cesserez jamais à raconter des banalités qui n’aident personne. Les Peuls font partie intégrante de ce peuple dont les richesses sont spoliées par des gens sans scrupules.

  • lass77 (H) 15/03/2019 13:07 X

    Ces témoignages n’intéressent plus personne en Mauritanie à cause de l'aveuglement, la passion des humains à vouloir contrôler son prochain. Cela fait plus de 35 ans que certains dignitaires et autorités essaient de falsifier la vraie histoire de la Mauritanie et des mauritaniens. Certains en Mauritanie croient que la Mauritanie appartient à une clique qui nie la Mauritanité des autochtones.

  • duroowo (H) 15/03/2019 13:02 X

    une personne hors de commun encore un tres bon lecon et la fierte de soi. Merci Oumar pour ces illustration je suis peul amis j'ai appris quelque chose que je ne connaissais pas. du courage nous tous on est humain.

  • Il est temps (F) 15/03/2019 12:46 X

    Les peuls vont descendre ici encore pour le traiter de Torchenaire et du n'importe koi il faut pouvoir être ouvert pour que d'autre viennent faire leur témoignage je sais k'il ya des centaines.

  • medabdul (H) 15/03/2019 11:58 X

    rectificatif de taille.L'EMPIRE DU TEKROUR EST CRÉE AU 3"E SIÈCLE et non au 19 E SIÈCLE ce royaume a existe jusqu'au 10e siècle;

  • elhousseinou (H) 15/03/2019 11:24 X

    Mon Colonel Vous m'avez touché Ce canton de Mbagne etait occupé par mes grands parents En remerciement des services rendus pour la construction du Pont Faidherbe de Saint Louis Les bâtisseurs n'arrivaient pas, tous les doirs le travail fait etait detruit C'est notre aïeul par ses prières qui est venu à la rescousse Merci mon colonel Elhousseinou kane Orléans Actuellement a Nktt

  • rachidly (H) 15/03/2019 10:55 X

    Merci mon Colonel. Les articles que vous commettez de temps en temps sont des sources auxquelles doivent s'abreuver tous ceux pour qui l'unité nationale et la cohésion sociale constituent une préoccupation. Cette contribution inestimable est la bienvenue; elle est une pierre de plus sur l'édifice commun qu'est la Mauritanie dont le cheminement, comme nous le savons tous, malheureusement, est fait de sinuosités voulues par certains et d'un cahin caha extrêmement tortueux. Encore une fois, merci. Rachid LY

  • medabdul (H) 15/03/2019 09:59 X

    RECTIFICATIF DE TAILLE le tekrour est fonde au 3e siecle bien avant l'ISLAM cela a dure jusqu'au 10e siecle;fonde par les DIA OGO ET LES SAWATAI.IL Y AVAIT LES DIA TALL DIALLO ET NDONGO.CES PEULS SONT LES PREMIERS A ETRE ISLAMISES bien avant les soninkes mais l'histoire est souvent faussée et pervertie et colonel laisse moi de dire que les kanes dont tu te glorifies sont a 99% des haratines oulad hayle et oulad begnioug du trarza les ehel modi nalla en est une branche qui est allé a l'est.