07-01-2026 09:12 - Le mouvement Kafana dénonce une « ingérence présidentielle » dans le dossier Mohamed Ould Ghadda
SHEMS MAARIF - Dans un communiqué publié mardi 06 janvier 2026, le mouvement Kafana a exprimé sa vive inquiétude face à des déclarations attribuées au président de la République, faisant état d’une possible intervention en vue de la libération prochaine de Mohamed Ould Ghadda, président de l’Organisation pour la transparence globale.
Le mouvement estime que de tels propos, s’ils sont confirmés, constituent une ingérence directe et sans précédent dans les affaires judiciaires, en violation du principe de la séparation des pouvoirs. Selon Kafana, ces déclarations renforcent l’idée que l’arrestation de Mohamed Ould Ghadda serait de nature politique, et non fondée sur des considérations strictement juridiques.
Tout en disant accueillir favorablement toute perspective de libération, le mouvement souligne que le problème de fond demeure la privation de liberté jugée arbitraire de l’intéressé. Il dénonce ce qu’il considère comme une tentative de musellement des voix opposées à la corruption et d’intimidation des lanceurs d’alerte.
Kafana appelle également à la libération de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, ainsi que de l’ensemble des détenus d’opinion, exhortant les autorités à respecter les garanties légales et à mettre fin à l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Le mouvement voit dans cette affaire un nouveau signe de fermeture de l’espace politique et d’emprise accrue du pouvoir exécutif, estimant que l’absence de volonté réelle de réforme fragilise l’État de droit.
Il met enfin en garde contre la poursuite de ce qu’il qualifie de dérive, susceptible d’affaiblir la crédibilité de la justice, de restreindre les libertés publiques et de favoriser une dynamique autoritaire.
