21-04-2026 18:00 - Le ministre de l’intérieur à la rescousse pour relancer le dialogue dans l’impasse
SAHARA MEDIAS - « Sahara Media » a appris auprès de ses propres sources que le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, avait tenu une réunion avec plusieurs partis politiques de l’opposition et de la majorité afin d’examiner avec eux les moyens de sortir le dialogue national de l’impasse.
Les sources ont ajouté que le ministre de l’Intérieur avait rencontré le président de l’Union des forces de progrès, Mohamed Ould Mouloud, et Nourredine Mohamedou, ainsi que le président de l’Union des forces de changement, Mokhtar Cheikh, en plus de représentants de partis pro-gouvernementaux.
La source a précisé que ces réunions, qui se sont tenues en tête-à -tête, avaient pour but de discuter de la reprise des réunions préparatoires au dialogue, interrompues depuis trois semaines.
La source a souligné que le ministre avait informé les parties qu’elles devaient revenir afin de mener à bien la phase préliminaire avant d’entamer le dialogue en vue de la mise en œuvre de ses conclusions.
Selon la source, l’intervention du ministère de l’Intérieur vise à « aider le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, dans sa mission qui a achoppé sur la controverse des mandats », selon ses propres termes.
La source a précisé que ces démarches du ministère de l’Intérieur visaient à sortir de l’impasse et à aider le coordinateur, et ne signifiaient pas pour autant que le ministère serait partie prenante au dialogue.
Il y a deux semaines, lors d’une réunion avec les représentants des parties politiques, le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, avait présenté une nouvelle proposition visant à supprimer le point « mandats » et à conserver les points faisant l’objet d’un consensus dans le cadre de l’axe « réforme électorale ».
Le désaccord remonte à la semaine dernière, lors d’une réunion organisée par le coordinateur avec les parties politiques pour discuter des axes de l’agenda du dialogue, alors qu’ils ont commencé à aborder l’axe de la réforme électorale.
La majorité a en effet demandé l’insertion de la mention « durées des mandats », ce que l’opposition a perçu comme une tentative de faire allusion aux « mandats » présidentiels, et a refusé de l’adopter, soulignant que cela touchait à des articles protégés de la Constitution et donc non négociables.
Dans sa défense, la majorité a déclaré que la proposition de modification de la durée du mandat ne visait pas à ouvrir la voie à une troisième candidature, interdite par la Constitution, mais s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à mener une réforme globale des institutions constitutionnelles.
L’opposition a proposé deux options à la majorité : la première consistait à supprimer la clause relative aux mandats, et la seconde à ouvrir le paragraphe correspondant et à y ajouter la mention « à l’exception des mandats présidentiels ». La majorité a toutefois rejeté ces deux options, affirmant son attachement au contenu du document qu’elle avait remis au coordinateur du dialogue, Moussa Fall.
Le Parti Insaf avait déclaré que la suspension du dialogue national avait eu lieu à la demande du Parti du rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul), soulignant que les raisons avancées par ce dernier « manquaient de pertinence ».
Dans sa réponse Tewassoul, a dit qu’il réaffirmait, aux côtés des partis de la majorité présidentielle, son attachement à l’option du dialogue national, le qualifiant d’occasion de renforcer les acquis démocratiques, de préserver l’État de droit et de consolider la stabilité, tout en rappelant que l’appel au dialogue avait été lancé à l’initiative du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
