09-09-2026 15:16 - Viol sur une mineure : Khally Diallo relance le débat sur la loi Karama
Trust Magazine -- Après l’arrestation d’un suspect dans une affaire de viol sur une fillette à Toujounine, le député Khally Mamadou Diallo appelle une nouvelle fois à l’adoption de la loi Karama, destinée à renforcer la protection des femmes et des filles en Mauritanie.
Dans une publication sur Facebook, le député Khally Diallo interpelle directement l’Assemblée nationale sur le retard pris dans l’adoption du projet de loi Karama. « Qu’attend l’Assemblée majoritairement détenue par l’INSAF, parti au pouvoir, pour voter enfin cette loi (Karama-ndlr) qui a pourtant été validée par tous les ministères concernés ? », écrit-il.
Le parlementaire affirme avoir fait de l’adoption de ce texte « une affaire personnelle » et appelle les députés à « voter une loi qui protège les femmes et les filles en Mauritanie ». Il estime que, sans un cadre juridique renforcé, « les monstres violeurs ne vont jamais s’arrêter ».
Cette prise de position intervient après l’annonce par la Direction générale de la Sûreté nationale de l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir agressé sexuellement une fillette à Toujounine, région de Nouakchott. Selon la police, le suspect aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés, tandis que la victime l’aurait identifié parmi plusieurs photographies.
Khally Diallo accuse par ailleurs le pouvoir de continuer à bloquer le texte malgré sa majorité parlementaire. « Le pouvoir du Président Ghazouani détient une majorité, mais continue de bloquer la loi qui protège les femmes mauritaniennes. Un pouvoir contradictoire », dénonce-t-il.
Le député établit enfin un lien direct entre cette affaire et l’absence, selon lui, d’un dispositif législatif suffisamment protecteur. « La petite de 7 ans a été violée car le pouvoir en place continue de fermer les yeux sur les souffrances de nos femmes victimes de viols », affirme-t-il.
Le projet de loi Karama, qui fait depuis plusieurs années l’objet de débats politiques, sociaux et religieux, reste ainsi au cœur des discussions sur la protection des femmes et des enfants contre les violences sexuelles en Mauritanie.
