29-05-2013 13:21 - Colère des non-permanents de Zouerate : Le gouvernement joue aux sapeurs pompiers !

Colère des non-permanents de Zouerate : Le gouvernement joue aux sapeurs pompiers !

« Mieux vaut prévenir que guérir ». La crise des journaliers de la citée minière de Zouerate couve depuis plusieurs mois, et augurait une catastrophe sociale certaine si les autorités ne prennent pas très au sérieux la doléance des mécontents, dont le parcours fait à pied de certains délégués de cette ville jusqu’à Nouakchott, pour présenter leurs revendications au président de la République était suffisant pour comprendre que ces non permanents ont ras-le-bol de leurs difficiles conditions de vie.

Une déception généralisée des employés qui interpellait à l’urgence d’un changement du statu quo pour parer au chaos improviste.

Avec ces incidents violents d’hier qui ont conduit à l’incendie de la wilaya, de la station radio régionale et qui allaient se répandre comme une trainée de poudre, si les services sécuritaires n’étaient pas intervenus tôt, le gouvernement est édifié de sa négligence d’un problème d’où son envoi d’une mission ministérielle pour contenir la révolte.

Une insurrection pour laquelle les autorités doivent jouer leur va-tout, puisque cette colère s’apprête à gogo à la récupération non seulement politique, mais aussi sociale en raison de la grogne féroce des dockers du Port et du centre commerciale de Nouakchott ainsi que des leurs collègues de la capitale économique.

Des journaliers mécontents travaillant dans les mines ont mis le feu mardi dernier au siège de la wilaya et à l’antenne régionale de la Radio officielle à Zouerate. Dépêchée spécialement sur les lieux, une unité de l’Armée a réussi à neutraliser les émeutiers qui protestaient contre des conditions de travail de vie qu’ils jugent indécentes.

Plusieurs unités de l'armée venues de Fdeirik, Tiris Zemmour, et d'autres zones avaient renforcé le dispositif sécuritaire dressé dont la sécurisation des locaux administratifs. Selon des sources, l’un des délégués des travailleurs, Mohameddou Ould Nahah, aurait contacté par le commandement de la zone militaire de Zoueirat pour trouver une sortie de cette crise.

Des ministres pour apaiser la tension

Le même scénario qui a relativement bien fonctionné, constaté récemment avec les dockers du PANPA, qui ont renoncé provisoirement à leur grève suite à des médiations menées par le gouvernement à travers le ministre de l’équipement et des transports, est en train de se reproduire avec les non-permanents de la citée minière.

En effet, le Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation s’est envolé hier vers Zouerate pour engager des négociations avec les mécontents. Des pourparlers auxquels assistent bien sûr, le Ministre chargé des Mines et l'Administrateur Directeur Général de la Snim.

Le pouvoir suspecte des mains invisibles

Des sources non concordantes, rapportent que les autorités suspectent des mains invisibles dernières ce chaos, fondant leurs doutes sur le caractère pacifique de la manifestation qui, selon ces mêmes sources a dégénéré en actes de vandalisme à cause de l’infiltration d’éléments perturbateurs.

Sans infirmer ou confirmer ces allégations, des observateurs qui écartent toute implication de l’opposition dans ces incidents, estiment que des groupes versés dans la criminalité sont toujours à l’affût et saisissent ce type de désordre pour s’infiltrer et commettre leurs forfaits sous la houlette du désordre. .

Md O Md Lemine


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Commentaires (2)

  • foutaanke (H) 29/05/2013 14:26 X

    n'oublions pas que le president aziz avait dit avoir herité d'un systeme de gestion chaotique des affaires de l'etat le lendemain de son investiture donc l'exploitation des ouvriers mauritaniens en general et ceux de la SNIM en partculiers est plus veille que l'UPR qui avait promis de remettre cette mauritanie truffée d'injustice dans les rails du devellopement

    ne mettez pas la colére des ouvriers de la SNIM sur le compte des politiques

  • Mariem Mohamed (F) 29/05/2013 13:55 X

    Hé, arrêttez de nous prendre pour des imbéciles. Des mains invisibles???? Se sont les ouvriers VISIBLES depuis des années, mais INVISIBLES pour la SNIM et l'État qui en n'on raaaallllle ... bolllllllll.