15-06-2018 23:22 - Mauritanie : controverse après la mort d’un jeune aux mains de la police

Mauritanie : controverse après la mort d’un jeune aux mains de la police

Saharamédias - La mort du jeune Mohamed O. Brahim, 37 ans, a été à l’origine d’une grande controverse dans la rue mauritanienne mais aussi à travers les réseaux sociaux, après que sa mère ait évoqué un meurtre et que des associations des droits de l’homme aient demandé que la lumière soit faite sur sa mort.

L’histoire a commencé quant une femme âgée, répondant au nom de Salma mint Imijine ait apparu, lors d’une conférence de presse organisée par IRA, accusant les services sécuritaires d’être impliqués dans le meurtre de son fils, Mohamed O. Brahim. Lors de cette conférence de presse, cette femme ne demandait autre chose que de connaître le meurtrier de son fils.

Elle affirme que son fils n’était pas un voleur et ne figurait sur aucune liste de la police, qu’il menait tranquillement sa vie quant il a été arrêté lundi et conduit au commissariat de police, qui informera plus tard sa famille de son décès.

Mint Imijine justifie son recours au mouvement IRA non reconnu, pour tenter de faire la lumière sur la mort de son fils.

Lors de cette conférence de presse, le président du mouvement, Biram O. Dah O. Abeid a dit que les autorités sécuritaires se devaient de se disculper dans cette affaire, sans la qualifier cependant d’acte d’assassinat.

Il a appelé les autorités à publier un communiqué clair qui explicite les contours de ce qui s’était passé exigeant la transparence dans de telles affaires.

La réaction officielle ne s’est pas fait attendre, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Ahmedou O. Abdalla a démenti les propos tenus par la mère de la victime, affirmant que l’intéressé n’a été dans aucun commissariat de police et qu’il n’a pas été torturé.

Selon le ministre, le défunt, dénoncé par de jeunes drogués qui s’approvisionnaient auprès de lui, est tombé dans le piège de la police venue l’arrêter devant le domicile de ses parents sur la foi des indications données par les jeunes.

C’est à ce moment précis, ajoute le ministre que la victime est tombée en syncope, dès qu’il a vu la police, eu égard probablement à la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Sa famille sait parfaitement qu’il avait été évacué à l’hôpital inconscient.

Le ministre a été catégorique, le jeune homme n’a été dans aucun commissariat de police où il aurait pu être torturé, mais qu’il a été victime d’une crise cardiaque, surpris qu’il a été par le déroulement des évènements auquel il ne s’attendait pas.

Il s’imaginait, au moment où il était transporté à l’hôpital, qu’un membre de sa famille l’accompagnait.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de lundi à mardi, et la famille de la victime avait été informée mardi du décès du jeune homme, quelques heures après son arrestation.

Le père de la victime s’est occupé de son enterrement le jour même.

Il n’ ya pas eu l’ouverture d’ enquête à propos de cette affaire.



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Commentaires (1)

  • Berger Mbareck (H) 16/06/2018 00:11 X

    Monsieur le ministre, vous avez semé le doute dans l’esprit des citoyens, alors qu’il fallait tout simplement dire que nous allons ouvrir une enquête et qu’il n’est pas de votre devoir de démentir ou d’affirmer, parce que vous n’êtes pas la justice, vous ne représenter pas la justice, les policiers ne vous diront jamais avoir tuer, battu ou torturer, ils vous diront qu’ils ne l’on jamais toucher, seulement si le ministre dément ou nie, c’est parce qu’il y’a quelque chose de louche et justice doit être rendu à cette pauvre harratine et sans moyen, mais seulement monsieur le ministre je crois que vous êtes un musulman et un bon musulman ne doit pas couvrir ou cacher un meurtrier (des meurtriers) c’est vous le berger qui connaissait les moutons qui boitent et les chèvres qui donnent du bon lait à la justice. Nier et démentir sont les deux sports favoris du gouvernement de Ould Hademine au pays d’Aziz, mais dieu à tout vu et connait tout, cette pauvre dame fonde son espoir d’avoir la vérité et les coupables punis à IRA et Biram et non aux autorités qui détiennent la machine à broyer du noir et avaler du sang harratin.