18-06-2018 08:45 - Controverse après la mort suspecte d’un détenu

Controverse après la mort suspecte d’un détenu

Le Calame - Une vive polémique enfle sur les réseaux sociaux et au sein de l’opinion publique après la mort suspecte à l’Office de répression des produits et substances psychotropes d’un charretier répondant au nom de Mohamed Ould Brahim (37 ans) et le passage à tabac d’une femme enceinte de huit mois Marième Mint Mohamed Sidi, par un ex-policier et qui toujours dans le coma.

L’alerte avait été donnée Mercredi (13 juin), en conférence de presse par le président de IRA Mauritanie. Biram Dah Abeïd, sollicité par les familles des victimes, a dénoncé « deux cas de violation des droits humains à caractère raciste ».

Le leader abolitionniste s’était offusqué du refus des deux Parquets de la République de Nouakchott Nord et de Nouakchott Nord, d’ouvrir une « enquête ou de recevoir la plainte de deux familles dont des membres ont subi des violations grave des droits humains ».

Biram estime que «ces deux cas sont des violations très graves des droits humains à caractère raciste, car les victimes sont tous Harratines, et les coupables des Arabo-berbères protégés par de puissantes tribus et un régime esclavagiste et raciste qui assure l’impunité totale à ses membres ».

Arrêté mardi 12 juin 2018 sur son lieu de travail au marché par des policiers en civil, Mohamed Ould Brahim a été conduit au Commissariat de l’Anti-drogue avant d’être ramené chez lui. Après une fouille de la baraque où le jeune homme habite avec ses parents, il a été ramené, à l’office.

Le lendemain, le père du jeune homme, Brahim Ould Maatalla reçoit un appel téléphonique du commissaire qui lui demande de venir récupérer le corps de son fils à la morgue de l’hôpital national. Une fois sur place, le Procureur lui demande de signer un papier attestant de la «mort naturelle» de son fils. En contre-partie, lui aurait-il dit, la famille n’aura aucun frais à dépenser pour ses funérailles, narre Biram. Il oppose un niet catégorique et refuse de récupérer la dépouille.

Pour Brahim Ould Maatalla, son fils est mort sous les tortures. Salma Mint Imijine, mère de la victime, accuse les services sécuritaires d’être impliquées dans le meurtre de son fils. Elle affirme que son fils n’était pas un voleur et ne figurait sur aucune liste de la police, qu’il menait tranquillement sa vie quand il a été arrêté lundi et conduit au commissariat de police, qui informera plus tard sa famille de son décès.

Mint Imijine justifie son recours au mouvement IRA non reconnu, pour tenter de faire la lumière sur la mort de son fils.

Le MID réfute

Une version balayée par le ministre de l’Intérieur. Selon la version du ministre, fournie lors de la conférence de presse d’après conseil des ministres, il s’agit d’un jeune homme dénoncé par une bande de dealers arrêtés par une patrouille de la police dans un quartier de Nouakchott. Par mesure de sécurité, en fouillant les membres de la bande, les policiers trouvèrent sur eux de la drogue.

Dans le cadre des investigations policières, il est appelé par l'un d'eux au titre d’un client. Et sans hésitation, il lui indique chez lui. La police arriva sur le lieu. Surpris et déçu, par la présence de la police devant sa maison, il tomba évanoui, racontera le ministre.

Face à cette situation, les éléments de la patrouille l’évacuent vers l’hôpital accompagné d’un proche, ajoute le ministre dans son commentaire. C’est en cours de route, qu’il a rendu l’âme, à la suite d’une crise cardiaque (…). "Il n'est pas arrivé dans un commissariat pour y subir un interrogatoire quelconque", martèle le ministre.





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