19-09-2018 20:52 - Audition de Biram Dah ABEID : "Il a gardé la même ligne de défense"(avocat)

Audition de Biram Dah ABEID :

Biram Dah ABEID était entendu ce mercredi 19 Septembre au Palais de justice de la wilaya de Nouakchott-Sud, à Arafat, à Nouakchott. La date de son procès n’a pas été fixée.

Le président d’IRA-Mauritanie fait l’objet d’une plainte pour "menaces, appel au meurtre et violation de domicile" déposée par le journaliste Abdallah Deddah. C’était la deuxième fois que le leader anti-esclavagiste était entendu par le juge d’instruction.

"Il a gardé la même ligne de défense en répétant que son emprisonnement était dû à son activité politique, pour l’empêcher de mener campagne contre le régime et qu’il a été arrêté dans le cadre de l’instrumentalisation de la justice par ses ennemis politiques", a déclaré à CRIDEM Me El Ide, un des avocats de Biram Dah ABEID.

La prochaine étape, c’est le jugement en procès, après l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction, a précisé Me El Ide, affirmant que l’audition s’est déroulée dans de bonnes conditions. "En concertation avec le client (Biram), nous avons décidé de ne pas demander une liberté provisoire. Nous voulons que la procédure arrive jusqu’au bout", a ajouté M. Ide.

"Biram restera Biram"

"Biram restera Biram et au sein du Parlement, j’assumerai encore tous les combats que je menais avant d’accéder au Parlement : le combat contre le racisme, le combat contre l’esclavage, le combat contre la dictature, le combat contre la contrefaçon, le combat contre la corruption, le combat contre la gabegie", a déclaré à la fin de son audition Biram Dah ABEID, entouré de journalistes, dans une vidéo reçue par CRIDEM.

"Je n’en ai cure de la prison si je suis dans la prison pour défendre la vérité, pour défendre les humbles, pour défendre les opprimés", a ajouté M. ABEID, en compagnie de sa femme, Leila.

Arrêté le 7 août, le lauréat du Prix des Nations-Unies est parvenu à se faire élire député le 1er septembre, à l’issue du premier tour du scrutin législatif. Un premier mandat pour le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), devenu l’un des opposants les plus virulents au chef de l’État, Mohamed Ould Abdelaziz.

Babacar Baye NDIAYE

©CRIDEM / (19 septembre 2018)

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Commentaires (3)

  • declic (H) 20/09/2018 09:46 X

    Il est clair que tout ce tapage vis à enlever l’immunité de Biram pour ensuite le condamner. En cas d’éventuel 3eme mandat de Aziz, un homme comme Biram serai mal venu dans l’hémicycle.

  • Borom-Pass Pass (H) 19/09/2018 23:31 X

    Egale à lui-même devant ses juges qui n’ont pas pu apporter de preuves tangibles qui mettent cet homme dans cette situation de détention arbitraire, Il faut tout faire pour le neutraliser avant les présidentielles, il faut tout faire pour l’empêcher de siégé comme il se doit à l’Assemblée Nationale, il faut tout faire pour ne pas le permettre de dire ce qu’il pense à la chambre basse. Le tribunal est la deuxième maison de Biram, son salon à recevoir les visites de marques comme les juges chargés de le liquider avant la date fatidique et d’essayer de le mettre en mal avec tout le monde. Le sale caractère de Biram contre ses amis est dû, à ce que tous ce petit monde est infiltré par le système pour l’abattre, ils sont obligés parce qu’ils craignent les foudres du système, mais aussi ils sont naïfs.

  • sîdaty (H) 19/09/2018 23:06 X

    Soyons sérieux tout de même tu es en prison cette fois-ci pour avoir insulté vilipendé et menace de mort un citoyen et tu as prefere5 resté en prison que de t'excuser car tu n as pas de quoi faire ta campagne.Il faut que force reste à la loi...Birame sache que la dame de fer de Birmanie est aujourd'hui est accusé de génocide. ..Il faut savoir que le vin est tiré et il faut le boire même s'il est chaud...