26-01-2026 19:00 - Mort d'El Hacen Diarra dans un commissariat à Paris : "Rien ne dit quelles sont les causes de la mort", affirme Laurent Nuñez
FRANCE INFO - La famille du Mauritanien de 35 ans a réclamé le placement en garde à vue des policiers impliqués, soulignant que les résultats d'autopsie étaient "caractéristiques" d'un étranglement.
Le ministre de l'Intérieur temporise. "Rien ne dit, à ce stade, quelles sont les causes de la mort" d'El Hacen Diarra dans un commissariat à Paris, affirme Laurent Nuñez dans une interview au Parisien(Nouvelle fenêtre), dimanche 25 janvier.
"On ignore ce qu'il s'est passé pendant le transport. L'homme est décédé ensuite au commissariat, où les policiers l'ont mis en position latérale de sécurité, constatant qu'il faisait un malaise, et procédé à un massage cardiaque", a-t-il complété.
Mardi, la famille de cet homme de 35 ans a réclamé le placement en garde à vue des policiers impliqués, soulignant notamment que les résultats d'autopsie étaient "caractéristiques" d'un étranglement.
"Je m'en tiens à ma ligne : je ne demande pas la suspension des fonctionnaires tant qu'on n’a pas établi qu'ils sont fautifs."
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur
au Parisien.
Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l'autorité publique" le 19 janvier, cinq jours après les faits et deux jours après une demande de l'avocat de la famille, Yassine Bouzrou. Bien trop tard aux yeux des proches de ce Mauritanien de 35 ans, qui dénoncent des violences policières ayant conduit au décès.
Sur des images captées par un voisin, on distingue deux policiers, dont l'un, à genoux, donne deux coups de poing à El Hacen Diarra, plaqué au sol. On l'entend crier : "Vous m'étranglez !", selon l'analyse du son réalisée par la famille du défunt.
Interrogé sur sa mort en garde à vue, mais aussi sur une vidéo virale montrant des policiers molester un homme à Paris, Laurent Nuñez a renvoyé aux enquêtes en cours, évoquant des "cas isolés". "Ça me met en colère, bien sûr, car cela jette le discrédit sur l'ensemble de la profession alors que ce sont des cas isolés", a insisté le ministre de l'Intérieur.
Article rédigé par franceinfo
