10-02-2026 13:26 - Burkina Faso: le Parlement de la transition entérine la dissolution des partis politiques

Burkina Faso: le Parlement de la transition entérine la dissolution des partis politiques

RFI-Afrique -- Ce lundi 9 février, les parlementaires ont adopté à l'unanimité un projet de loi qui entraîne par ricochet l’abrogation de la charte des partis politiques et de la loi relative à leur financement, à celui des campagnes électorales et au statut de l’opposition.

Pour le gouvernement, le texte doit permettre de procéder à une profonde réorganisation de la vie politique nationale. C'est désormais officiel : les partis politiques dont les activités étaient déjà suspendues depuis septembre 2022 au Burkina Faso n’existent désormais plus dans le pays.

Ce lundi 8 février, le Parlement de la transition a voté en faveur d'un projet de loi qui vise, selon le gouvernement, à procéder à une refondation et à une profonde réorganisation de la vie politique nationale.

Adopté à l'unanimité par les parlementaires, ce texte entraîne par ricochet l’abrogation de deux autres à l'importance majeure puisqu'il s'agit de la charte des partis politiques et de la loi relative au financement des partis, des campagnes électorales et au statut de l’opposition politique.

Pour le ministre de l'Administration territoriale Émile Zerbo qui accuse le « système partisan » d'avoir divisé la population burkinabè, cette mesure vise à le « remettre à plat » dans son intégralité.

Mais de l’avis d’un analyste politique, elle représente au contraire un « recul » alors que le jeu politique et les débats étaient une réalité au Burkina Faso après le mouvement populaire de 2014. Regrettant que toute voix discordante soit désormais écrasée, ce dernier ajoute que ce texte signe « la fin de tout espoir pour la démocratie » dans le pays où, depuis la prise de pouvoir du capitaine Traoré, les activités des organisations de la société civile sont suspendues.

Quant à ceux qui ont osé critiquer les actions du régime militaire, ils ont été « enlevés » et envoyés au front pour lutter contre les groupes terroristes, rappelle aussi ce même analyste.



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Source : RFI-Afrique
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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 10/02/2026 14:56 X

    La dictature est un mode de gouvernement comme un autre. Le pouvoir burkinabé ne doit pas redouter de l'assumer. Un pays traqué par la volonté hégémonique étrangère est compris lorsqu'il passe en dictature. Le problème, c'est que le pays n'a pas les moyens idéologiques, humains et matériels de faire dictature.