28-03-2026 15:32 - Argentine - Mauritanie - "L’un de nos pires matches" : Emiliano Martinez secoue une Argentine "sur la corde raide"
EUROSPORT - La victoire fut poussive ce vendredi pour l’Argentine face à la modeste Mauritanie (2-1), 115e nation du classement FIFA. La seconde période fut même indigne des champions du monde et sans les parades d’Emiliano Martinez, le match aurait pu tourner au fiasco. Le gardien de l’Albiceleste en est bien conscient et a bousculé ses coéquipiers après la rencontre à deux mois et demi de la Coupe du monde.
L’Argentine rêvait d’une trêve de mars pleine de paillettes à croiser le fer face au champion d’Europe espagnol pour une finalissima pleine de promesses à deux mois et demi de l’Euro. Mais la guerre au Moyen-Orient a modifié les plans.
Pas question de se rendre au Qatar et il n’y avait guère plus que la Mauritanie pour combler le vide pour une affiche nettement moins stimulante à Buenos Aires. Est-ce pour cette raison que l’Argentine fut aussi poussive (2-1) face à la 115e nation du classement FIFA ?
Après 32 minutes et deux buts d’Enzo Fernandez (16e) et Nico Paz (32e), l’affaire semblait conclue. Mais la seconde période a bien failli tourner au fiasco. Il a fallu un toujours très inspiré Emiliano Martinez pour éviter l’humiliation. Le champion du monde a-t-il pris ce match par-dessus la jambe ? Faut-il s’inquiéter alors que l’Argentine remettra son titre en jeu dans quelques semaines ?
"Quand on porte le maillot de l’équipe nationale, il faut qu’on fasse beaucoup mieux"
"Franchement, c’était assez faible, a reconnu Dibu Marinez. C’était l’un de nos pires matches amicaux. On a manqué d’intensité, de cohésion et de vitesse. Il faut qu’on analyse ça, et quand on porte le maillot de l’équipe nationale, il faut qu’on fasse beaucoup mieux." Dans leurs pantoufles alors que la Mauritanie a joué le match "comme si sa vie en dépendait" (Martinez), les Argentins ont-ils levé le pied ?
La grave blessure de Panichelli, victime d'une rupture des ligaments croisés à l'entraînement a sans doute touché le groupe. "Elle nous a beaucoup affectés, reconnaît Martinez. Peut-être avons-nous joué avec un peu moins d’intensité aujourd’hui par crainte de blessure, mais quand on porte le maillot de l’équipe nationale, il faut faire beaucoup mieux. Dieu merci la Finallissima a été annulée, si on avait joué comme ça, on aurait perdu."
Faut-il en faire tout un plat pour autant ? Ce n’est pas le sens des propos de leur sélectionneur : "Le match n’était pas bon, c’est la réalité. De nombreuses conclusions peuvent être tirées de cette performance. L’équipe n’a pas été bonne aujourd’hui. Il faut le reconnaître et y remédier. Je ne suis pas inquiet en soi mais y a des choses à corriger", a tempéré Lionel Scaloni.
"Nous sommes sur la corde raide"
Dans le même temps, l’Algérie et l’Autriche, deux des adversaires des Argentins à la Coupe du monde, signaient des prestations autrement plus abouties. Les Fennecs ont éparpillé le Guatemala façon puzzle (7-0) et les Autrichiens ont désossé le Ghana (5-1) alors que la Jordanie, quatrième larron du groupe, tenait tête au Costa Rica (2-2).
"Ce sont des adversaires redoutables. Ils vont être difficiles à battre et eux, ils vont jouer comme la Mauritanie aujourd’hui : à 100 %, a prévenu Scaloni. Ils vont nous compliquer la tâche, et une Coupe du monde se joue souvent sur des détails. Nous sommes sur la corde raide."
Si l’Argentine nous a appris une leçon, c’est qu’il ne faut jamais tirer de conclusions définitives d’un match raté même face à un sans-grade. En 2022, la bande à Messi avait démarré sa Coupe du monde au Qatar en s’inclinant face à l’Arabie saoudite…
Par
Martin Mosnier
